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25/08/2008

Climat: le carbone gelé dans les sols de l'Arctique, une bombe à retardement

PARIS (AFP) - D'importantes quantités de CO2 contenues dans les sols gelés de l'Arctique pourraient être relachées dans l'atmosphère sous l'effet du réchauffement climatique, ce qui pourrait accélérer ce phénomène, indique une nouvelle étude scientifique.

Les scientifiques savaient que la fonte du permafrost se traduirait par des émissions importantes de gaz à effet de serre mais ils n'avaient pas une idée claire des quantités de carbone piégées dans les sols gelés de l'Arctique.

arctique climat-le-carbone-gele-dans-les-sols-de-l-arctique.jpgPour le déterminer, une équipe de chercheurs américains dirigée par Chien-Lu Ping de l'université de Fairbanks en Alaska a étudié une large portion de territoire des régions septentrionales d'Amérique du nord, prélevant des échantillons de sol provenant de 117 sites différents, tous situés à au moins un mètre de profondeur.

Jusqu'alors, seules quelques mesures avaient été effectuées et à une profondeur de seulement 40 cm.

Rien qu'en Amérique du Nord, les chercheurs se sont ainsi aperçus que les quantités de carbone piégées dans l'Arctique étaient "bien plus importantes que ce que l'on croyait jusqu'alors", jusqu'à 60 fois plus que les estimations précédentes, selon l'étude publiée dans le magazine scientifique britannique Nature Geoscience.

Et les territoires du nord de l'Europe et de la Russie contiennent probablement des quantités équivalentes de carbone piégées par le froid, selon l'étude.

Or le risque de voir le permafrost fondre est bien réel, selon les experts du climat qui estiment que la hausse des températures pourrait aller jusqu'à 6 degrés celsius d'ici la fin du siècle dans l'Arctique, une région particulièrement sensible au changement climatique.

"Le relâchement d'une partie seulement de ce carbone dans l'atmosphère, sous forme de méthane ou de dioxyde de carbone, aurait un impact significatif sur le climat sur terre", souligne dans Nature Geoscience Christian Beer, biochimiste de l'Institut Max Planck de Jena (Allemagne).

Le méthane, autre gaz à effet de serre, est moins abondant que le dioxyde de carbone, mais peut avoir un effet beaucoup plus important sur la hausse des températures.

Les modèles actuels de prévisions climatiques, souligne Christian Beer, ne tiennent pas compte de l'impact potentiel des émissions de gaz retenus dans les sols de l'Arctique.

21/08/2008

La Russie va rompre ses relations militaires avec l'OTAN, selon la Norvège

OSLO - La Norvège a annoncé mercredi soir que la Russie l'avait informé de son intention de rompre toutes ses relations militaires avec l'OTAN.

medvedev-denonce-les-ambitions-irresponsables.jpgL'Alliance atlantique avait prévenu mardi qu'elle suspendrait tout contact formel avec la Russie tant que celle-ci aurait des troupes stationnées en Géorgie. Elle a également maintenu son soutien en faveur de l'entrée de l'ex-république soviétique du Caucase au sein de l'organisation.

L'ambassade norvégienne à Moscou a reçu un appel téléphonique d'un "responsable haut placé du ministère russe de la Défense" mercredi l'informant que Moscou avait l'intention de "geler toute coopération militaire avec l'OTAN et les pays de l'Alliance", a déclaré le secrétaire d'Etat norvégien Espen Barth Eide.

Il a précisé que ce responsable russe avait expliqué que la Norvège recevrait prochainement un communiqué écrit, et que des diplomates norvégiens rencontreraient les autorités russes jeudi matin pour clarifier les implications de cette décision.

"D'après ce que nous avons compris, les autres pays de l'OTAN vont recevoir des communiqués similaires", a-t-il déclaré.

Les autorités russes n'étaient pas immédiatement joignables pour commenter cette information, et l'OTAN affirmait ne pas avoir été informée des intentions russes.

Washington a qualifié cette décision de "malencontreuse". "Si c'est effectivement le cas, ce serait malencontreux. Nous avons besoin de travailler avec la Russie sur une série de questions de sécurité, mais nous sommes évidemment très préoccupés par le comportement russe en Géorgie", a déclaré Robert Wood, porte-parole du département d'Etat.

En vertu d'un accord de 2002 instaurant le Conseil OTAN-Russie, Moscou et l'Alliance atlantique se sont engagés dans plusieurs projets de coopération. Des navires de guerre russes participent ainsi notamment occasionnellement à des manoeuvres de l'OTAN en mer Méditerranée. AP

Commentaires du PNF:

Comment pourrait-il en être autrement? Faut-il rappeler (aux médias français et occidentaux..) que l'attaque géorgienne sur l'Ossétie du Sud a reçu le feu vert américain et donc de l'OTAN? Est-il nécessaire de rappeler que des soldats russes, qui étaient stationnés en Ossétie du Sud pour le maintien de la paix sous l'égide de l'ONU, sont morts sous les bombes livrées à la Géorgie par les Etats-Unis et par Israël ?

Pendant ce temps, Sarko l'Américain veut réintégrer la France au sein de l'OTAN! Le général de Gaulle doit se retourner dans sa tombe, en voyant la politique extérieure française totalement alignée sur celle des Etats-Unis et d'Israël!

19/08/2008

La philosophie en tenue négligée

Géorgie : SOS raison ! d’Alain Minc contre SOS Géorgie / SOS Europe ! de Lévy et Glucksmann ou comment l’ancien troisième homme du journal Le Monde en vient à rompre des lances avec notre duo de philostars.

BHL-Glucksy.jpgSans créer la moindre surprise, sans déconcerter le lecteur le plus occasionnel, jeudi dernier dans Libération, les plumitifs Bernard-Henri Lévy et André Glucksmann y sont allés de leur petit couplet* anti-Russie et pro-Géorgie avec une telle absence de finesse dans l’analyse, un tel parti pris qu’Alain Minc lui-même, sans doute via l’un de ses « nègres », s’est senti obligé de leur faire la leçon** ce lundi, toujours dans le même quotidien dont ces braves gens paraissent être les copropriétaires officieux.

Oh ! l’ancien grand manitou du Monde ne se fait pas faute d’entonner franco l’air de la flagornerie en s’étonnant que « nos meilleurs esprits » rejoignent « par un étrange détour, la position des néoconservateurs américains, dont l’inculture historique a été à l’origine de si nombreuses erreurs. Eux connaissent pourtant l’Histoire, sa densité, ses complexités ; ils savent qu’il existe des problèmes sans solution et que l’intelligence collective consiste parfois à vivre avec eux ».

Pourtant, « nos meilleurs esprits », qui n’en sont plus à un détour près du côté des néocons, ne devraient-ils pas se rendre à l’évidence : ne répandre toujours et encore qu’un seul son de cloche – la Russie est le diable et l’Occident (ou les Etats-Unis) le bon Dieu –, s’émouvoir des brutalités du cosaque quand on donne quitus des siennes au redneck, décider qui est démocrate et qui ne l’est pas quand partout on bourre les urnes, cela finit par donner raison aux obsédés du complot global qui croient débusquer un agent ou un stipendié de la CIA (ou d’une autre organisation dans ce style) dans chaque supporteur de la démocratie made in America.

Plus grave pour nous, quoique Minc ne semble guère s’en préoccuper, est la prétention de nos deux compères à se qualifier de philosophes quand ils ne font rien d’autre que se livrer à une démonstration idéologique lourdingue digne d’un éditorialiste de la presse de droite prenant ses ordres directement auprès de son actionnaire de référence, une grosse boîte plus proche de Wall Street que du Kremlin.

Moi, j’accepte à la rigueur que MM Glucksmann et Lévy se parent du prestige de la philosophie quand ils en font – encore que bien malin qui nous dira ce que sont lévisme et glucksmannisme –, mais quand ils se contentent de produire du journalisme le plus partisan, des appels au courage qui nous rappellent les éternels roquets toujours prêts à envoyer « les autres » en découdre à leur place, quand ils sont martialement résolus à vitrifier Moscou pour délivrer Tskhinvali (chef-lieu de l’Ossétie du Sud), quand la perspective de millions de morts pour sauver la dollarcratie ne les effraie pas, on aimerait que par simple honnêteté intellectuelle ils oublient le philosophe et le remplacent par le propagandiste.
M’est avis que ça serait trop leur demander.

*http://www.liberation.fr/rebonds/345021.FR.php
**http://www.liberation.fr/rebonds/345727.FR.php

Source: Agora Vox - Lien: http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=43353

17/08/2008

Avec la Géorgie, que veut l'Amérique en Europe ?

«Le coup de force en Ossétie de Saakachvili a été préparéavec les conseillers américains.»


«Le coup de force en Ossétie de Saakachvili a été préparé avec les conseillers américains.» Marek Halter. Crédits photo : Le Figaro

La Russie n'a pas bonne presse en Occident. Malgré la fin de l'Union soviétique, l'in­troduction de l'économie de marché et la diversification de la presse, la patrie de Soljenitsyne reste, aux yeux de la plupart des Occidentaux, «l'archipel du goulag». Et le président de la Russie, aujourd'hui premier ministre, Vladimir Poutine, un ancien du KGB. Rien n'y fait. Chassez les préjugés par la porte, ils rentrent par la fenêtre. Ne rappelait-on pas à propos du président américain Carter, même après qu'il a obtenu la signature d'un accord de paix entre l'Égypte et Israël, qu'il était un marchand de cacahuètes ?

Aussi, pour la presse occidentale, il est évident que le 8 août 2008, le jour de l'ouverture des JO de Pékin, c'est la méchante Russie qui, par surprise, a attaqué la Géorgie, un petit pays démocratique du Caucase, en y semant la panique. Pays dirigé de surcroît par un homme jeune et sympathique, parlant l'anglais et le français, et qui a fait ses études à l'université de Columbia aux États-Unis.

Or, même les plus acharnés des adversaires de Moscou sont obligés de reconnaître aujourd'hui que ce sont les forces militaires géorgiennes qui ont attaqué la province séparationiste prorusse d'Ossétie du Sud, en bombardant sa capitale et en tuant des soldats russes qui y stationnaient depuis quinze ans par la décision de l'ONU pour le maintien de la paix. Que la revendication d'indépendance des Ossètes et des Abkhazes soit légitime ou non, cela mérite un débat, pas un coup de force. Surtout si, comme le prétendent les Géorgiens, les Russes s'y préparaient depuis longtemps. Alors pourquoi cette initiative de Mikhaïl Saakachvili ? L'a-t-il prise seul ou avec la complicité des États-Unis ?

Il ne s'agit pas, pour moi, de défendre les Russes, dont la brutalité dans la riposte à toute agression contre leurs intérêts est connue (Afghanistan, Tchétchénie…). Mais d'essayer de comprendre la stratégie et les objectifs du président Saakachvili en provoquant une guerre qui a permis aux Russes de détruire en trois jours le potentiel militaire de la Géorgie. De cela, le président géorgien aura certainement à répondre devant ses électeurs une fois les morts enterrés et les ruines déblayées. Mais quel fut dans cette affaire le rôle du président George W. Bush ?

J'ai été frappé en regardant la télévision, par l'attitude du président américain à l'annonce des combats en Ossétie et par celle de Vladimir Poutine. Tous les deux assistaient à l'ouverture des Jeux. Le premier ministre russe a pris aussitôt l'avion pour le Caucase sans même passer par Moscou ; le président américain, lui, s'est contenté de quelques déclarations, presque désinvoltes, à partir de Pékin.

bush_poutine200.jpgIl faut rappeler que Bush n'a pas cessé, depuis son accession à la présidence, d'œuvrer à l'isolement de la Russie aussi bien sur le plan économique que géographique. Les vraies raisons m'en échappent. Sauf à considérer, comme le font ses conseillers néoconservateurs, qu'en­tre l'Union soviétique d'hier et la Russie d'au­jourd'hui, il n'y a pas de différence. La bataille pour l'hégémonie du monde entre les deux superpuissances n'a pas perdu de son actualité.

Poutine a cru un moment à l'amitié de Bush et a tenté de lui donner quelques gages de bonne volonté. N'a-t-il pas démantelé les bases militaires russes à Cuba et au Vietnam ? N'a-t-il pas intégré l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) ? Quelle ne fut sa désillusion et sa colère en voyant les États-Unis pendant ce temps installer des bases militaires en Asie centrale, en Géorgie, en Tchéquie et en Pologne ?

J'en viens à l'Europe. Il s'agit là du deuxième conflit sur son continent, après celui qui a embrasé l'ex-Yougoslavie. C'est donc à elle de le résoudre. C'est bien ainsi que l'a compris Nicolas Sarkozy, en se rendant immédiatement sur le terrain. Mais face à cette confrontation, il faut le dire anachronique, entre la Russie et l'Amérique, que peut l'Europe ? D'abord exister. Comme l'auraient aimé un Stefan Zweig et tant d'autres avec lui. Pour exister, l'Europe peut-elle s'ac­commoder sur son sol de la présence des forces de l'Otan, créée en 1949 à Washington, afin de s'opposer aux visées expansionnistes de l'Union soviétique ? On peut, et c'est mon cas, ne pas être antiaméricain et considérer que l'indépendance de l'Europe ne s'accorde pas avec son appartenance à l'Otan. Leurs intérêts ne sont pas toujours identiques. Rappelons-nous la guerre d'Irak.

Bref, que veut George W. Bush en Géorgie ? Je crois, pour ma part, que le coup de force en Ossétie de Saakachvili a été préparé avec les conseillers américains et approuvé par Condolezza Rice lors de son dernier séjour à Tbilissi. Ni Bush ni Saakachvili n'ont été surpris par la violence de la riposte russe. Leurs stratégies misaient sur la réplique russe et sur la mobilisation médiatique qu'elle allait provoquer. Même la réunion des dirigeants russophobes - polonais, ukrainien et baltes - du 12 août à Tbilissi a été programmée. Je parie que, dans les jours à venir, «le danger» que représente pour ses petits voisins la force militaire et économique du pays de Gazprom sera fortement utilisé. Ce «danger» justifiera a posteriori l'ex­pansion de la présence américaine dans ces régions. Au détriment de la solidarité et de l'intégrité de l'Europe.

Vladimir Poutine n'est pas un joueur d'échecs comme tous les dirigeants russes avant lui. C'est un judoka. Le judoka n'a pas besoin d'être le plus fort pour gagner, il doit savoir utiliser la force de son adversaire pour le mettre à terre.

Par Marek Halter, écrivain.

Source: Le Figaro - Lien: http://www.lefigaro.fr/debats/2008/08/15/01005-20080815AR...

ISRAEL GEORGIE - Saakachvili : son Ministre de la Défense est israélien. Il a été fait Docteur honoris Causa de l’Université de Haïfa

Il y a 4 ans Saakachvili avait été fait Docteur honoris causa de l’Université d’Haïfa. Il avait fait un nouveau voyage en Israël pour participer à l’inauguration de la semaine officielle de l’amitié Géorgiens-Juifs, tenue sous les auspices du Président géorgien, et à laquelle les dirigeants israéliens sont invités d’honneur.

La relation entre le Président de Georgie Saakachvili et Israël est réelle et profonde. Selon ses propres propos : “deux Ministres de mon Gouvernement sont des israéliens”.

En fait ceci est inexact. Le Ministre de la défense de Georgie, Davit Kezerashvili est un israélien qui maîtrise bien l’hébreu. Le ministre d’Etat à la réintégration, M. Yakobashvili est juif mais pas israélien. Il maîtrise couramment l’hébreu.

En 2006, lors de guerre entre Israël et le Liban, en signe d’amitié avec Israël, il était disposé à se rendre en Israël et visiter Haïfa. Il y a quatre ans il avait fait une visite en Israël pour participer à l’inauguration d’un centre de recherche sur les problèmes énergétiques modernes. Le Dr. Brenda Schaffer, directrice du centre, avait dépeint Saakachvili comme le “Nelson Mandela du XXIe siècle”.

De nombreux amis américains du Président sont des juifs. Lors de ses études à l’Ecole de Droit de Columbia en 1994, et pour la préparation d’un diplôme de Doctor of Laws (Docteur en droit) de l’école de droit de l’Université George Washington il a eu l’occasion de rencontrer l’élite juive américaine.

Mikheil Saakachvili est né à Tbilissi, à l’époque située en République socialiste soviétique de Géorgie en Union Soviétique, d’une famille de l’intelligentsia géorgienne. Son père, Nikoloz Saakachvili, est un médecin encore en activité à Tbilissi, qui dirige un centre de balnéothérapie local. Sa mère, Giuli Alasania, est historienne et enseigne à l’Université d’État de Tbilissi.

En 1984, Mikheil Saakashvili est diplômé de l’Ecole secondaire de Tbilissi N°51. Il poursuit ses études en Ukraine et obtient son diplôme de l’Ecole Internationale de Droit de l’Université d’État de Kiev (Ukraine) en 1992. Il travaille brièvement comme chargé de mission pour les droits de l’homme pendant l’intérim du Conseil d’Etat de Géorgie qui suit la démission du Président Zviad Gamsakhourdia, avant de recevoir une bourse du Département d’État des États-Unis (via le programme de partenariat de diplômés du FSA d’Edmund Muskie).

Il reçoit un LL.M. de l’Ecole de Droit de Columbia en 1994, et un diplôme de Doctor of Laws (Docteur en droit) de l’école de droit de l’université George Washington l’année suivante. En 1995, il obtient également un diplôme de l’Institut International des Droits de l’Homme à Strasbourg.

Après son diplôme, alors qu’il travaille à New York dans le cabinet de droit de Patterson Belknap Webb & Tyler, début 1995, Saakachvili est approché par Zourab Jvania, un ancien ami de Géorgie, qui travaille pour le compte du président Edouard Chevardnadze en vue de recruter de jeunes Géorgiens talentueux. Il se présente aux élections de décembre 1995 aux côtés de Jvania, et les deux hommes sont élus au Parlement de Géorgie, au titre de l’Union des citoyens de Géorgie, le parti de Chevardnadze.

Source: http://www.israelvalley.com/news/2008/08/15/19048/israel-...

 

VOIR AUSSI LA VIDEO DU PHILOSOPHE FRANCAIS PIERRE DORTIGUIER SUR LE SUJET (SUR LA TV IRANIENNE PLUS LIBRE QUE L'ESPACE MEDIATIQUE FRANCAIS SUR LA QUESTION DU POUVOIR SIONISTE!):

 http://lecafepoliticien.blogspot.com/2008/08/saakachvili-...

 

 

Ossétie du Sud: Bush a donné l’ordre d’attaque à l’armée géorgienne (Chavez)

Le président vénézuélien Hugo Chavez estime que l’ordre de lancer une opération militaire contre l’Ossétie du Sud a été donné aux forces armées géorgiennes par Georges Bush, a annoncé vendredi la radio vénézuélienne Union.

“L’administration des Etats-Unis, à laquelle les dirigeants géorgiens sont totalement soumis, a provoqué l’incendie qui a embrasé le Caucase. Le président américain, l’impérialiste Georges Bush, a sans aucun doute donné l’ordre aux forces armées géorgiennes d’envahir l’Ossétie du Sud en brûlant les villes et les villages et en tuant des innocents. La partie russe avaient toutes les raisons d’agir comme elle l’a fait”, a déclaré le président vénézuélien à Asuncion (capitale du Paraguay), lors de l’investiture du président élu paraguayen Fernando Lugo.

D’après lui, l’empire américain a essayé de cerner la Russie qui est récemment, grâce à Vladimir Poutine, redevenue une puissance mondiale.

D’après un communiqué du gouvernement vénézuélien diffusé récemment, le conflit en Ossétie du Sud a été concocté par les Etats-Unis dont ils sont le principal coupable, le pays étant loin de vouloir instaurer la paix dans le Caucase.

L’agression géorgienne a été qualifiée d’inadmissible par les dirigeants vénézuéliens, tandis que les actions russes étaient conformes aux accords internationaux, stipule le communiqué.

Source: Euro - Rus - http://eurorus4fr.wordpress.com/2008/08/15/ossetie-du-sud...

Ossétie du Sud: le Hezbollah salue l’échec de “l’aventure” américano-israélienne

La crise en Ossétie du Sud est le résultat d’une “aventure” orchestrée par les Etats-Unis et Israël, a estimé jeudi soir à Beyrouth le leader du mouvement islamiste libanais Hezbollah, Hassan Nasrallah.

armée russe en géorgie.jpg“Ce qui se passe en Géorgie est une bonne leçon pour tous ceux qui souhaitent se laisser entraîner par les Etats-Unis dans leurs aventures”, a-t-il estimé dans un discours prononcé à l’occasion du 2e anniversaire de la fin de la guerre israélo-libanaise de 2006, retransmis par la télévision libanaise.

Toutes les actions entreprises par Washington sont “coordonnées avec Israël” et visent en fin de compte à “sauver l’Etat hébreu” et à “garantir ses intérêts”, a poursuivi M. Nasrallah, arguant que l’armée géorgienne était équipée d’armes israéliennes et qu’étaient présents en Géorgie des inspecteurs et des généraux israéliens, qui avaient dirigé l’intervention armée contre le Liban.

Les projets américains visant à “briser la région (du Proche-Orient) pour complaire à Israël” sont “voués à l’échec”, a résumé le leader du Hezbollah.

Publié par Kris Roman

Source: http://eurorus4fr.wordpress.com/2008/08/15/ossetie-du-sud...

16/08/2008

Plus de 1 000 conseillers militaires Israéliens en Georgie selon Debka File

11 août 2008 - Par IsraelValley Desk

guerre géorgie.jpg

 

Selon le journal israélien Debka File, " ces conseillers ont indubitablement participé de façon active aux préparatifs militaires de l’armée géorgienne pour la prise de Tskhinvali, la capitale sud-ossète, vendredi ". Et pour cause : les compagnies pétrolières occidentales, parmi lesquelles des firmes israéliennes, aimeraient bien s’assurer le contrôle du transport du pétrole d’Azerbaïdjan et les gazoducs du Turkménistan, qui traversent la Géorgie.

Selon Debka File, citant des sources militaires israéliennes, " d’intenses négociations ont lieu entre Israël, la Turquie, la Géorgie, le Turkménistan et l’Azerbaïdjan pour que les pipelines atteignent la Turquie puis, de là, le terminal pétrolier d’Ashkelon et enfin le port d’Eilat, sur la Mer rouge. A partir de là, les supertankers pourront acheminer le gaz vers l’Extrême-Orient à travers l’Océan indien ".

L’année dernière, le Président géorgien a mandaté plusieurs centaines de conseillers militaires travaillant pour des compagnies privées israéliennes de sécurité - un nombre que l’on estime à plus d’un millier - pour entraîner les forces armées géorgiennes. Tbilissi a également acheté à l’Etat hébreu des systèmes de renseignement et de sécurité électronique.

Ces dernières semaines, Moscou a demandé de façon répétée à Israël de cesser son aide militaire à la Géorgie. Jérusalem a rétorqué que celle-ci était essentiellement " défensive ". Une " aide défensive " qu’on a pu voir à l’œuvre ces derniers jours et qui cadre parfaitement avec la notion israélienne de " légitime défense préventive ", cette hérésie au regard du Droit international qui a toujours été unanimement condamnée, mais que le président géorgien Mikhaïl Saakachvili semble avoir fait sienne.

 

Par Youval Barzilaï
Rubrique: Actualité
Publié le 10 août 2008 à 09:39

Le missilier RAFAEL et ISRAEL AERONAUTICS INDUSTRIES (IAI) quittent officiellement la Georgie. Les chiffres officiels parlent de ventes d’armes de 200 millions de dollars par an par Israël à la Géorgie.

Ce chiffre est peut-être inexact. La censure militaire en Israël veille. Une profonde coopération militaire entre les deux pays, surtout dans le domaine des drones, du matériel de vision nocturne, ainsi que des roquettes existe.

Les exportateurs israéliens d’armes ont récemment protesté car le Gouvernement israélien avait bloqué des deals d’une ampleur considérable.

La Géorgie est considérée à Jérusalem comme un allié important d’Israël. Les liaisons entre les deux pays sont importantes. Poutine a demandé aux Israéliens d’arrêter en urgence la livraison d’armes. Des menaces ont même eu lieu. La Russie peut se servir de la Syrie pour se venger et vendre des armes sophistiquées.

Le ministère israélien des Affaires étrangères a recommandé un gel des ventes d’armes israéliennes à la Géorgie de crainte de réactions de la Russie.

Selon Kol Israel ce matin : “Les combats entre armées russes et géorgiennes en Ossétie du Sud ont poussé les consultants militaires israéliens qui travaillaient en coopération avec les forces géorgiennes à quitter le pays”. Selon la Russie, au moins 2.000 personnes auraient été tuées depuis le début des combats en Ossétie du Sud. 6.000 soldats russes sont entrés sur le territoire géorgien et 4.000 autres se prépareraient à un débarquement depuis la Mer Noire.

Selon Aroutz 7 : “Plus de 200 Juifs vivant à proximité des zones de combats ont déjà été évacués par l’Agence juive et réinstallés dans la capitale géorgienne de Tbilisi. La plupart d’entre eux sont originaires du village de Gori”.

La Géorgie est un pays eurasien situé sur la côte est de la mer Noire et sur les montagnes du Caucase. La Géorgie a des frontières avec la Russie au nord, et avec la Turquie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan au sud. Sa capitale est Tbilissi.—

Source: http://www.juif.org/go-blogs-9642.php

Israël a soutenu militairement la Géorgie

Intéressant et éclairant article de Serge Dumont, correspondant du Temps à Tel-Aviv.

Quatrième producteur mondial d’équipements militaires, Israël est devenu l’un des trois principaux fournisseurs d’armes de la Géorgie. Outre les drones - dont un exemplaire a été abattu il y a quatre mois par l’armée russe - l’industrie militaire israélienne a livré des lance-roquettes et de l’appareillage électronique destiné à améliorer les performances des chasseurs-bombardiers Sukhoï et des hélicoptères Scorpion géorgiens.

ministre de la défense géorgien.jpgIl y a environ un an, le ministre géorgien de la Défense - qui a vécu un temps en Israël avant de retourner dans son pays - a envisagé de commander des chars Merkava, le nec plus ultra de la production militaire de l’Etat hébreu, mais l’administration américaine s’est opposée à ce marché qui aurait été considéré comme une «provocation» par Moscou. Mais Washington a laissé faire lorsqu’Israël a livré des milliers de fusils mitrailleurs Tabor, ainsi que des missiles sol-air et air-air à l’armée géorgienne.

En 2007, plusieurs ex-officiers supérieurs de Tsahal - l’armée israélienne - ont aussi été recrutés comme «conseillers» de leurs collègues géorgiens. Les plus connus sont le général Israël Ziv et le lieutenant colonel Gal Hirsh. Le premier a notamment commandé les opérations militaires dans la bande de Gaza lorsqu’elle était occupée par Israël. Le second était chargé des opérations dans la région de Ramallah au début de la deuxième Intifada. Il avait placé des chars dans l’enceinte de la colonie de Psagot surplombant Ramallah et ordonné qu’ils ouvrent le feu plusieurs fois par jour. Promu le long de la frontière libanaise, il commandait les troupes lorsque deux soldats israéliens ont été enlevés par le Hezbollah en juillet 2006. Ses maigres performances durant la deuxième guerre du Liban l’ont poussé à la démission.

Quelques heures après le déclenchement du conflit entre la Russie et la Géorgie, les autorités israéliennes ont enjoint à ces ex-généraux de se faire discrets. Par ailleurs, la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, a proposé à Ehoud Olmert et à son collègue de la Défense Ehoud Barak de geler les contrats de livraison d’armement en cours.

«Israël marche sur des œufs», explique le chroniqueur militaire Allon Ben David Harel. «Certes, ses ventes d’armes représentent un apport budgétaire en devises fortes d’autant plus appréciable que la Géorgie paie rubis sur l’ongle. Mais la Russie dispose de moyens de pression sur Israël. Elle pourrait par exemple renforcer sa collaboration militaire avec l’Iran ou vendre des armes plus sophistiquées à la Syrie en sachant très bien qu’une partie se retrouvera dans les entrepôts du Hezbollah. Cette perspective donne des sueurs froides à nos dirigeants qui cherchent à se sortir du bourbier géorgien sans vexer Tbilissi et sans donner l’impression de plier devant les ukases de Moscou.»

Photo : Le ministre de la Défense géorgien David Kezerashvili

Source: http://www.no-media.info/1177/des-militaires-israeliens-%...

Bruno Guigue l’honnête homme, sanctionné


M. Bruno Guigue, sous-préfet de Saintes, a été récemment limogé pour avoir diffusé, sur le site Oumma.com, un article intitulé « Quand le lobby pro-israélien se déchaîne contre l’ONU ». M. Guigue a, par ailleurs, publié plusieurs livres sur le conflit israélo-arabe et la situation au Proche-Orient(*) et ses opinions à ce sujet étaient connues.
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 Bruno Guigue

Pourquoi donc l’a-t-on limogé maintenant ? Pourquoi n’a-t-on retenu que deux seules phrases, extraites du long article qui s’en prenait essentiellement à une tribune publiée dans Le Monde sous le titre « L’ONU contre les droits de l’homme » [1] ; tribune signée notamment par Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Claude Lanzmann, Elie Wiesel, Pierre-André Taguieff, Frédéric Encel ?

C’est la question pertinente qui est posée dans un article qui mérite, à notre avis, une lecture exhaustive [2].

L’auteur de cet article, Nidal, trouve une première explication à la question posée, dans le fait qu’« Israël lance sa campagne contre Durban 2 » [3].

- Il relève, en effet, que « le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU organise en 2009 une seconde conférence mondiale contre le racisme à Durban, après celle de 2001, dénoncée par Israël et les États-Unis comme un « cirque » antisémite et anti-israélien ».

- Il observe que, depuis février 2008, « les milieux sionistes se passionnent pour la préparation de cette conférence (alors que le sujet ne passionne tout de même pas les foules) : il faut délégitimer la conférence de manière préventive ».

- Il remarque que tel apparaît bien le but de la tribune publiée dans Le Monde sous le titre « L’ONU contre les droits de l’homme », et qui dénonce le « Conseil des droits de l’homme », organisateur de la conférence de Durban (tribune contre laquelle a réagi M. Guigue dans l’article qui lui est reproché).

- Il trouve une seconde explication dans une volonté de « mise au pas de l’exécutif » de la part d’un nouveau gouvernement pro-israélien qui « aura le sentiment de se heurter à une administration moins... convaincue », et dans le fait que « l’orientation « pro-arabe » de l’administration française est au cœur des préoccupations des agitateurs pro-israéliens ».

- Il relève enfin, exemples à l’appui, que le « devoir de réserve » invoqué pour limoger M. Guigue ne s’applique, à sens unique, que lorsque l’on s’en prend à Israël, et pas quand on s’en prend aux musulmans.

Il nous paraît que l’auteur de cet article a bien vu les enjeux de l’affaire et la stratégie mise en œuvre.

Le lancement et la manipulation de débats (qui vont dans le sens de la politique belliciste néoconservatrice des Etats-Unis et de leur nouveau petit caniche sarkozyien - contre Durban, contre le Soudan au sujet du Darfour, contre la Chine par Tibétains instrumentalisés et interposés, contre Chavez, contre le Hamas, contre le Hezbollah, l’Iran, la Syrie, etc) contre les cibles du lobby pro-israélien français a commencé il y a fort longtemps. Mais elle est devenue très efficace depuis que les prétendus « nouveaux philosophes » (qui n’ont jamais rien apporté à la philosophie) sont dans les coulisses de la présidence Sarkozy.

Quant au fait que l’UJPF (Union Juive Française pour la Paix) ait apporté son soutien [4] à Bruno Guigue, on ne peut que s’en féliciter. Mais cela ne permet pas d’oublier que des responsables de cette association se sont employés, ces dernières années, à lancer des appels à la « vigilance », à isoler et ostraciser nombre de gens en les accusant à tort et à travers d’« antisémitisme » parce qu’ils critiquaient la politique d’Israël d’une manière qui ne leur convenait pas (pour des raisons idéologiques ?), et à alimenter des campagnes mensongères.

On pourra vraiment croire que l’UJFP ne pratique pas, selon ses propres convenances, une défense à la tête du client, lorsqu’elle prendra la défense de tous ceux qui, à cause de leur critique d’Israël, se sont vus traînés dans la boue. Nous pensons par exemple à Dieudonné, que le président de l’UJFP Pierre Stambul a contribué à salir [5], alors qu’il était déjà la cible du CRIF et d’avocats qui le traînaient d’un tribunal à l’autre. Le jour où cette association présentera ses excuses à tous ceux que ses dirigeants ont insultés nous pourrons la croire sincère dans ses positions.

Silvia Cattori

(*) Parmi ces ouvrages : « Aux origines du conflit israélo-arabe », et « Proche-Orient : la guerre des mots », Editions l’Harmattan
Pour l’article qui lui a valu d’être limogé, voir :
http://oumma.com/Quand-le-lobby-pro-israelien-se


 

[1] Voir : http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/02/27/l-onu-c...

[2] « Commentaires sur l’affaire du sous-préfet limogé »
http://tokborni.blogspot.com/2008/03/commentaires-sur-laf...

[3] À la Conférence Mondiale contre le Racisme, organisée à Durban en septembre 2001 sous la houlette du haut commissaire des Droits de l’Homme à l’ONU, Israël a été désigné comme Etat raciste.

[4] Soutien assorti toutefois d’une étrange réserve lorsque l’UJFP nuance le propos de Bruno Guigue en disant qu’Israël « n’est sans doute pas le seul » pays dont les snippers tirent sur des petites filles à la sortie des écoles. Les responsables de l’UJFP peuvent-ils citer un pays où, depuis 1987, des bataillons de soldats en jeeps et chars entrent, jour après jour, parfois plusieurs fois par jour, dans les camps de réfugiés de Jenin et de Balata comme nous l’avons vu nous-mêmes, exciter les enfants, les provoquer jusqu’à ce que ces enfants, fous de rage lancent des pierres, et en tirer ainsi prétexte pour les viser, les blesser, les mutiler, les tuer ?
J’ai été personnellement témoin des crimes de l’armée israélienne sur les enfants, voir par exemple :
- « Les enfants de Market Street », 22 mars 2004.
- « BALATA ou la mort à petit feu », 12 décembre 2003
- « Tsahal : une armée qui mène la guerre contre des enfants », 3 décembre 2003

[5] M. Stambul est intervenu auprès de sites pour faire enlever un entretien de Dieudonné qu’il accusait d’antisémitisme, par exemple. « Je suis assez ahuri de trouver cet "entretien" de Sylvia Cattori et de Dieudonné (…) Si ce genre d’article continue de passer sur « Marseille solidaire » je demanderai à être désinscrit »
- Voir : « Palestine : l’ampleur de la tragédie exige un soutien sans faille », 30 janvier 2005

 


Toutes les versions de cet article :
- Bruno Guigue l´onesto sanzionato

Pétrole et Pseudo Indépendance du Kosovo

Jeudi 19 Juin 2008 Mireille Delamarre

Le Conseil de Sécurité doit se réunir en fin de semaine pour statuer sur le Kosovo. Cette région occupe une position stratégique sur la route du pétrole en provenance de la Mer Caspienne, ce qui explique l’intérêt des US et de certains pays de l’UE à soutenir sa pseudo indépendance.

Le 17 février le Kosovo s’est auto-proclamé indépendant de la Serbie. Sans surprise, son « indépendance » a immédiatement été reconnue par les US, l’Allemagne, la Grande Bretagne, la France. Le Kosovo est un minuscule territoire, mais, dans le grand jeu des politiques pétrolières, il a une importance inversement proportionnelle à sa taille.

Le Kosovo n’a pas de pétrole mais sa situation géographique est stratégique pour le pipeline Trans-Balkan – connu sous le nom de pipeline AMBO du nom de son constructeur et opérateur la société pétrolière albano-macédono-bulgare enregistrée aux US – qui le traversera.

Le pipeline pompera le pétrole de la Mer Caspienne à partir du port bulgare de Burgas et l’acheminera, via la Macédoine, jusqu’au port albanais de Vlora. De là, il sera ensuite transporté vers les pays européens et les Etats-Unis. Le pipeline AMBO, dont le coût est estimé à 1,1 billion de $, permettra tout spécialement à des sociétés qui opèrent dans la Mer Caspienne de livrer le pétrole par bateau jusqu’à Rotterdam et la côte Est des Etats-Unis pour un coût très inférieur à ce qui se pratique actuellement.

Quand il sera opérationnel en 2011, le pipeline fera partie du corridor d’infrastructures incontournables Est-Ouest, qui comprend autoroute, chemin de fer, et lignes de communications téléphoniques en fibre optique. Ce pipeline amènera le pétrole directement sur le marché européen en éliminant le trafic des pétroliers qui passent par les eaux écologiquement sensibles des Mers Egée et Méditerranée.

En 2000, l’Agence de Commerce et de Développement des US a financé une étude de faisabilité pour un pipeline actualisant et élargissait l’étude originelle de faisabilité du projet datant du début 1996. Ce sont les Services Energie Brown &Root, une filiale britannique propriété exclusive d’ Halliburton, qui ont réalisé le projet d’étude d’origine.

Le document de l’Agence pour le Commerce et le Développement US publié en Mai 2000, affirme que le pipeline est d’un intérêt stratégique pour les US. Selon ce document, le pipeline fournira du pétrole et du gaz pour le marché américain d’une valeur estimée à 600 millions de $ par mois. Il ajoute que le pipeline est nécessaire parce que le pétrole provenant de la Mer Caspienne « dépassera rapidement la capacité sécurisée du Bosphore comme voie d’acheminement ». Ce plan permettra, comme le note d’Agence, de « fournir un apport constant de pétrole brut pour les raffineries américaines, fournira aux sociétés américaines un rôle clé dans le développement du corridor vital Est - Ouest, et fera avancer les aspirations à la privatisation souhaitée par le gouvernement US dans la région, et facilitera une intégration rapide des Balkans dans l’Europe de l’Ouest. »

Selon l’Agence, la construction de ce pipeline est soutenue « depuis 1994 ».

En novembre 1998, Bill Richardson, le secrétaire à l’énergie de l’époque avait annoncé sa politique d’extraction et d’exportation du pétrole de la Mer Caspienne. « Il s’agit de la sécurité énergétique de l’Amérique » avait-il expliqué. « C’est aussi pour empêcher l’acheminement via des voies intérieures par ceux qui ne partagent pas nos valeurs. Nous essayons d’attirer ces nouveaux pays indépendants vers l’Ouest. »

« Nous aimerions les voir dépendre des intérêts commerciaux et politiques occidentaux plutôt que de se diriger ailleurs. Nous avons fait un investissement politique substantiel dans la Caspienne, et c’est très important pour nous qu’à la fois la carte du pipeline et la politique donnent satisfaction ».

Le Professeur Michel Chossudovsky, auteur de « America at War in Macedonia et Directeur du site Global Research ( www.globalresearch.ca) fournit une approche en profondeur sur le projet de pipeline pétrolier albano-macedono-bulgare :

« Le consortium pour le pipeline AMBO basé aux US est directement lié au pouvoir politique et militaire des US et de la société d’énergie du vice président Dick Cheney, Halliburton. L’étude de faisabilité pour le pipeline pétrolier Trans –Balkan AMBO, réalisée par une société internationale d’ingénierie Brown& Root Ltd (une filiale britannique d’Halliburton) a déterminé que le pipeline sera intégré au corridor d’infrastructure incluant autoroute, voie de chemin de fer, lignes de communication téléphoniques en fibre optique.

« White and Case LLT, un cabinet juridique de New York auquel rejoint, pure coïncidence, par le président William J. Clinton quand il a quitté la Maison Blanche, possède également une part dans l’affaire du pipeline AMBO.

« Et à la fin de l’étude de faisabilité par Halliburton, un directeur exécutif d’Halliburton a été nommé CEO d’AMBO. Halliburton a aussi obtenu un contrat de service pour les troupes US dans les Balkans et construit « Bondsteel » au Kosovo, qui maintenant constitue « la plus grande base militaire Américaine à l’étranger construite depuis le Vietnam. »

Pour ce faire, en juin 1999, juste après les bombardements sur la Yougoslavie, les forces armées US se sont emparés de 500 hectares de terre cultivable au Sud Est du Kosovo, près de la frontière avec la Macédoine, pour y construire ce camp « Bondsteel ».

« Le projet de pipeline Trans-Balkans AMBO relierait les pipelines des corridors entre la Mer Noire et le bassin de la Mer Caspienne, qui se trouve être le centre des plus grandes réserves de pétrole non exploitées du monde. La militarisation de ces différents corridors fait partie intégrale du plan de Washington. »

Favorable aux négociations sur les pipelines AMBO, le gouvernement US les a directement soutenu via l’Agence pour le Commerce et le Développement (TDA) et l’Initiative pour le Sud Balkan (SBDI). Le TDA a suggéré que l’Albanie, la Macédoine et la Bulgarie auraient besoin d’utiliser des synergies régionales pour lever des capitaux publics et privés (des sociétés US), tout en affirmant la responsabilité du gouvernement US « pour concrétiser l’initiative ».

Le gouvernement US a rempli son rôle en faisant la promotion du projet AMBO, accordant plusieurs contrats de service à Halliburton pour les troupes US dans les Balkans, dont un contrat de cinq ans en 2005 accordé par l’Armée US d’une valeur de 1, 25 billion, malgré les accusations criminelles portées à l’encontre d’Halliburton sur lesquelles enquête le FBI actuellement selon Craig A. Brannagan auteur de « On the Political Executive : Public or Private ?.

Pour toutes ces raisons, et celles énumérées ci-dessous, l’indépendance du Kosovo est un leurre. L’UE, intéressée par cette nouvelle voie d’approvisionnement en pétrole, veut y établir une mission européenne de police et de sécurité, et les US, via l’OTAN, et la base « Bondsteel » - qui possède la plus grande prison du Kosovo où les personnes y sont détenues sans aucun chef d’accusation, ni possibilité d’avoir recours à un avocat où être traduites devant un tribunal - veulent y établir une présence permanente, tout ceci, avec la complicité du Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki Moon. La politique étrangère, la sécurité, la police, le judiciaire, tout ce qui est tribunaux et prisons, seront sous contrôle UE/OTAN/US.

Seul le veto de la Russie au Conseil de Sécurité peut déjouer ce plan de main mise sur une partie du territoire de la Serbie, pour des raisons purement économiques, en violation flagrante de sa souveraineté et de la Charte des Nations Unies.

Sources de certaines informations : article de Abdus Sattar Ghazari intitulé « The Oil Factor in Kosovo Independence » 24/02/08 - www.amperspective.com/html/the_oil_factor_in_kosovo.html

Jeudi 19 Juin 2008 Mireille Delamarre

Source: Association Serbie - Lien: http://serbie.org/spip.php?article542

Snipers israéliens avec des enfants dans leurs lignes de mire

 Gaza - 29-06-2005

Par Chris McGreal > chris.mcgreal@guardian.co.uk

Ce fut le tir sur Asma Mughayar qui a balayé tous les derniers doutes que j'avais sur la façon dont les soldats israéliens tuaient tant d'enfants et de civils palestiniens.
1217072465-palestinian-mourners-pray-next-to-the-bodies-of-four-youths.jpgAsma, 16 ans, et son plus jeune frère, Ahmad, ramassaient le linge sur le toit de leur maison au sud de la bande de Gaza au mois de mai l'an dernier quand ils ont été abattus par un sniper de l'armée israélienne.
Ni l'un ni l'autre enfant n'était armé ou ne menaçait le soldat, qui a tiré, invisible, par un trou percé dans le mur d'un bloc d'appartements voisins.


L'armée a dit qu'ils avaient sauté tous les deux sur une bombe palestinienne plantée dans le sol pour tuer des soldats. Les cadavres offraient un rapport différent.

A la morgue de Rafah, Asma était étendue avec un seul trou de balle dans la tempe; son frère 13 ans avait un seul impact de balle au front. Il n'y avait aucune autre blessure, certainement pas de conséquence à une explosion.

Confronté avec cela, l'armée a changé son rapport et a prétendu qu'ils avaient été tués tous les deux par un Palestinien, bien qu'il y avait une preuve convaincante qui montrait du doigt le repaire du sniper israélien.

Ce que les militaires n'ont pas fait, c'était de demander à ses soldats pourquoi ils ont donné un faux rapport des décès ou de parler aux parents des enfants ou aux autres témoins.


Quand les journalistes ont fait pression sur la question, l'armée a promis une enquête complète, mais quelques semaines plus tard elle a été tranquillement abandonnée. C'est devenu la norme dans une armée qui semble estimer qu'il vaut mieux se protéger de toute responsabilité que de vivre selon son affirmation d'être "l'armée la plus morale au monde".

Comme l'ont fait remarqué les parents de Tom Hurndall hier après la condamnation d'un sergent israélien pour l'homicide involontaire de leur fils, le soldat a été jugé seulement parce que la famille britannique a eu les ressources pour mettre assez de pression.

Mais il n'y a eu aucune justice pour les parents des centaines d'enfants palestiniens tués par des soldats israéliens.


2472140535-olmert-doute-d-un-accord-de-paix-avec-les-palestiniens.jpgSelon le groupe des Droits de l'Homme israélien, B'Tselem, l'armée a tué 1.722 civils palestiniens - plus d'un tiers d'entre eux étaient des mineurs – ainsi que 1.519 combattants, puisque l'Intifada a commencé il y a presque cinq ans; les chiffres israéliens comparables sont 658 civils tués – dont 17% de mineurs - et 309 militaires.

L'armée a enquêté sur seulement 90 décès palestiniens, comme d'habitude sous la pression extérieure.
Sept soldats ont été condamnés : trois pour homicide involontaire, aucun pour meurtre.


Le mois dernier, un tribunal militaire a condamné un soldat à 20 mois en prison pour avoir abattu un homme palestinien qui ajustait son antenne de TV, pourtant, la plus longue peine pour la mort d'un civil, et moins que ce qu'obtiennent les objecteurs de conscience israéliens pour refuser de servir dans l'armée.

B'Tselem argue du fait que le manque de responsabilité et de règles d'engagement qui "encouragent une attitude de gâchette facile parmi des soldats" ont créé une "culture d'impunité" - une opinion soutenue par le groupe des Droits de l'Homme basé à New-York, Human Rights Watch, qui a décrit la semaine dernière que de nombreuses enquêtes des meurtres de civils comme une "imposture... qui encourage les soldats à penser qu'ils peuvent littéralement s'en tirer avec le meurtre".


Au sud de Gaza, les meutres ont lieu dans un climat qui se résume à une forme de terreur contre la population.

Le tir aléatoire dans Rafah et Khan Yunis a pris des centaines de vies, dont cinq enfants abattus alors qu'ils étaient assis à leurs bureaux de l'école.

Beaucoup d'autres sont morts quand les snipers devaient savoir qui était dans leurs viseurs - enfants jouant au football, assis à l'extérieur de la maison, qui rentrent de l'école.

Presque toujours les "enquêtes" se sont résumées à demander au soldat qui a tiré sur la gachette ce qui s'est passé - souvent ils affirment qu'il y avait un échange de tirs quand il n'y en avait aucun - et en le présentant comme un fait.


La police militaire a lancé une enquête sur la mort d'Iman al-Hams en octobre dernier seulement après que les soldats aient rendu publiques les circonstances dans lesquelles leur commandant a vidé son arme sur la gosse de 12 ans. Il a été enregistré disant à ses hommes que la fille devrait être tuée même si elle avaient trois ans.


Le colonel Pinhas Zuaretz était commandant au sud de Gaza il y a deux ans quand je l'ai interrogé sur le nombre de meurtres.

2a.jpgLe colonel, qui a ré-écrit les règles d'engagement pour permettre aux soldats de tirer sur des enfants de 14 ans, a reconnu que les versions officielles de plusieurs meurtres étaient fausses, mais a justifié la stratégie comme étant le prix de la lutte pour la survie contre un second Holocauste.


Peut-être cette opinion était partagée par le soldat qui a abattu trois garçons de 15 ans, Hassan Abu Zeid, Ashraf Mousa et Khaled Ghanem, car ils se sont approchés de la frontière fortifiée entre Gaza et l'Egypte en avril.

Les militaires ont dit que les adolescents étaient des contrebandiers d'armes et donc des "terroristes", et que le soldat leur a tiré dans les jambes et qu'il les a tués seulement parce qu'ils ne se sont pas arrêtés.


Le rapport était une fabrication. Les adolescents étaient dans "une zone interdite" mais tapaient dans un ballon.

Leurs cadavres n'ont montré aucune preuve de blessures pour les neutraliser, seulement des tirs de gros calibre à la tête ou dans le dos.

L'armée l'a admis tranquillement - mais a affirmé qu'il n'y aurait aucune enquête.

  Source : The Guardian  
  Traduction : MG pour ISM

Crise iranienne : une expertise « géopolitiquement correcte »

Par Bruno Guigue
lundi 14 août 2006

Avec assurance chez les uns, de façon insidieuse chez les autres, la majorité des commentateurs n’en démordent pas : le responsable de cette nouvelle guerre israélo-arabe, c’est l’Iran. « Deus ex machina » dont la puissance maléfique nourrit secrètement les appétits guerriers des protagonistes, c’est lui le vrai coupable. Sournoisement tapi dans l’ombre, il tirerait les ficelles qui agitent à sa guise ces pantins dérisoires qui ont pour noms exotiques Hezbollah et Nasrallah. Le philosophe à gages (ce qui ne saurait nous surprendre) comme l’expert patenté (qui nous avait habitués à beaucoup mieux) s’adonnent avec gourmandise à la construction de cette nouvelle fable géopolitique.

Chez l’ineffable BHL, dans Le Point, c’est un véritable article de foi, qu’il martèle avec ce ton péremptoire qui caractérise l’ardent propagandiste communautaire : « Cette guerre qui frappe les civils et les enfants, comme toutes les guerres, c’est le Hezbollah qui l’a décidée, c’est l’Iran qui l’a programmée. C’est l’Iran et le Hezbollah qui, froidement, en ont décidé l’heure, la dramaturgie, le théâtre. »

guerre 2006 cadavres.jpgNotons d’abord l’absolution accordée au meurtre de centaines d’enfants libanais par l’aviation israélienne : « comme toutes les guerres... ». Le philosophe dandy joue les réalistes, il adopte la posture du sage conscient de la cruauté du monde, justifiant au passage la barbarie infanticide israélienne. Mais le plus important, bien sûr, est de disculper les vrais responsables de cette violence. L’essentiel, c’est d’en attribuer la responsabilité à des tiers : pour peu, à lire BHL, on a l’impression que les chasseurs-bombardiers qui dévastent le Liban viennent de Téhéran. Aurait-on rêvé ? L’influence redoutable des mollahs étendrait-elle son rayon d’action jusqu’à Tel Aviv ? MM. Olmert et Peretz seraient-ils eux aussi de simples marionnettes entre les mains des barbus ?

Voulue par Téhéran, la guerre est menée par Tsahal : voilà une étrange équation qui n’effraie pas, manifestement, les meilleurs amis d’Israël. Mais elle n’intimide pas, non plus, de respectables analystes dont la frénésie des événements semble avoir subitement affecté la lucidité intellectuelle. Ainsi Olivier Roy nous explique-t-il dans Le Monde que « l’Iran fait monter les enchères ». A ses yeux, l’attaque du Hezbollah contre Israël est un « tournant » qui a été négocié sur ordre de Téhéran par ses relais libanais. « Vu la réaction israélienne contre la bande de Gaza, le Hezbollah et ses deux parrains (l’Iran et la Syrie) savaient parfaitement que l’attaque serait suivie d’une nouvelle guerre du Liban. C’est donc ce qu’ils souhaitaient. » Mais par rapport à quelle ligne droite l’enlèvement de trois soldats israéliens par le Hamas, puis le Hezbollah, est-il un tournant ?

En vérité, ce triple enlèvement est un épisode de plus dans une confrontation qui n’a jamais cessé entre l’occupant israélien et les mouvements de résistance. A la frontière israélo-libanaise, les accrochages entre l’armée israélienne et les miliciens du Hezbollah y étaient monnaie courante, y compris depuis l’évacuation effectuée en 2000. Car l’Etat hébreu a continué de violer l’espace aérien libanais et d’occuper le secteur des fermes de Chebaa. Et surtout il détient des milliers de prisonniers palestiniens et libanais. L’affrontement survenu le 12 juillet n’avait rien d’un éclair dans un ciel serein, ni d’un virage à 180° dans une belle ligne droite.

S’il y a un « tournant », c’est plutôt le changement de cap effectué par le Hamas depuis 18 mois : trêve unilatérale des attentats-suicides, participation aux élections palestiniennes. Pourtant, depuis la victoire électorale de la formation islamiste (janvier 2005), Israël n’a cessé de frapper les territoires occupés, tuant des dizaines de Palestiniens. L’action menée par le Hezbollah le 12 juillet avait manifestement pour objectif d’appuyer les revendications du Hamas. L’enlèvement de militaires israéliens n’était d’ailleurs ni une nouveauté, ni un scandale pour les Israéliens qui acceptèrent, en 2004, un échange massif de prisonniers avec le Hezbollah pour recouvrer l’un des leurs, colonel de réserve. A tout prendre, il est quand même plus grave de faire exploser un autobus à Tel Aviv que d’enlever trois soldats en vue d’un marchandage au profit des 9 000 prisonniers arabes qui croupissent dans les geôles israéliennes.

Fait significatif : l’échange de 2004 avait concerné une majorité de détenus palestiniens (sur 450 au total), le Hezbollah ayant indiqué à Israël qu’il ne souhaitait aucun traitement préférentiel pour les Libanais. L’échange de prisonniers, pour Hassan Nasrallah, concernait tout autant le conflit israélo-palestinien que le contentieux israélo-libanais, et même davantage. Que les deux organisations, en juillet dernier, aient voulu de concert provoquer la réédition d’un tel scénario n’a rien d’invraisemblable. Pourquoi refuser sinon de l’admettre, du moins d’en formuler l’hypothèse ? Inutile, rien n’y fait : pour l’immense majorité des commentateurs, « la clé de la crise actuelle est en Iran ».

Omettant de relater cet épisode, Olivier Roy poursuit donc sa démonstration. L’Iran, nous dit-il, a une stratégie cohérente qui vise un seul objectif : devenir une grande puissance régionale. Pour y parvenir, il joue sa carte maîtresse : l’arc chiite. De Téhéran à Beyrouth en passant par Bagdad, la République islamique s’appuie sur cette donnée géopolitique majeure, qu’elle veut étayer par sa stratégie nucléaire. Le Hezbollah étant une formation chiite, la thèse semble frappée au coin du bon sens. Soit : rappeler la géographie humaine du Moyen-Orient pour cerner les atouts de la puissance iranienne n’est pas inutile. Mais quel rapport avec l’enlèvement de deux soldats, le 12 juillet, à la frontière israélo-libanaise ? Et pourquoi l’Iran, puisqu’il est entendu qu’il tire les ficelles, a-t-il choisi ce mode opératoire ?

C’est simple : pour déstabiliser les régimes sunnites modérés et négocier en position de force avec l’Occident sur le dossier nucléaire, nous répond Olivier Roy. « Personne à Téhéran ne pense sérieusement que l’Etat d’Israël soit menacé par une attaque en tenaille du Hamas et du Hezbollah. L’idée est plutôt de délibérément faire monter les enchères pour faire sentir aux Occidentaux ce qu’une extension de la crise à l’Iran pourrait leur coûter (crise de l’énergie, enlisement en Irak et en Afghanistan) sans se trouver eux-mêmes en première ligne ».

Ainsi la République islamique aurait-elle provoqué cette nouvelle guerre israélo-arabe pour accréditer sa capacité de nuisance auprès des chancelleries occidentales. Mais avaient-elles besoin d’en être convaincues ? Et en quoi le déclenchement d’une sixième guerre israélo-arabe servirait-il les intérêts de Téhéran dans la confrontation avec l’Occident sur le dossier nucléaire ? Les dirigeants iraniens ignorent-ils que la presse américaine, depuis deux ans, publie de violentes diatribes en faveur d’une intervention musclée contre leur pays ? Pourquoi Téhéran voudrait-il subitement accélérer le cours de l’histoire alors que le temps joue en sa faveur ?

A l’évidence, l’Iran n’a aucun intérêt à précipiter un affrontement avec l’Occident : aussi longtemps qu’il ne détient pas d’armes de destruction massive (à supposer qu’il veuille effectivement s’en doter), c’est forcément un mauvais calcul. En clair : soit les responsables iraniens sont idiots, soit la thèse de M. Roy est erronée. De manière aberrante, elle mêle les causes et les effets : que l’Iran puisse sortir vainqueur de cette crise internationale ne signifie pas qu’il en a pris l’initiative. Reconstruisant a posteriori la trame des événements, on leur prête à tort une logique imparable : comme si une nécessité infrangible les avait liés à l’avance dans l’esprit diabolique d’un chef d’orchestre clandestin. Commodité intellectuelle, sans doute, que cette propension à attribuer à la main invisible d’un ayatollah démoniaque ce qui résulte, plus simplement, de la non-résolution d’un interminable conflit entre Israël et ses voisins.

Il est indéniable que l’Iran tire aujourd’hui le bénéfice politique de la résistance acharnée des miliciens libanais. Fort de ses affinités idéologiques avec les combattants du Hezbollah, il touche les dividendes d’un prestige d’ores et déjà acquis dans la lutte contre l’envahisseur israélien. Mais avons-nous la certitude que la formation chiite sortira victorieuse de l’épreuve ? Et si elle était écrasée (ce que la logique du rapport de forces devrait induire), quelle crédibilité devrait-on accorder aux analyses de nos « experts » ? Gageons qu’ils seraient alors nombreux à nous expliquer doctement que l’Iran, aveuglé par la passion idéologique, n’a rien vu venir de la menace qui s’est abattue sur ses turbulents alliés. Et l’on ne manquerait pas de nous fournir aussitôt une nouvelle explication, géopolitiquement tout aussi lumineuse.

Bruno Guigue

Diplômé de l’Ecole normale supérieure et de l’ENA

Auteur de "Proche-Orient : la guerre des mots", L’Harmattan, 2003

Source: http://oumma.com/La-faute-a-l-Iran-une-fable

 

15/08/2008

Ma faute ? Avoir heurté de plein fouet la doxa occidentale

Par Bruno Guigue
lundi 21 avril 2008

Dans les jours qui ont suivi mon "limogeage", les éditorialistes Jean Daniel, Bernard-Henri Lévy et quelques autres se sont empressés de me prendre pour cible. Prenant courageusement le parti du pouvoir contre un homme seul, ils ont caricaturé mes propos et stigmatisé ma personne. Point commun de ces commentaires peu amènes ? Sous une avalanche de procès d’intention, un pesant silence à propos des faits que j’avais mentionnés dans ma tribune. Sans toujours réitérer l’accusation grotesque d’antisémitisme proférée par Luc Rosenzweig, ils insinuent que je me serais condamné moi-même par l’outrance de mes propos.

831788-1018907-ac880.jpgMais qu’en est-il, effectivement, des tirs de snipers israéliens sur les enfants et de la pratique de la torture dans les prisons ? Rien. Vrai ou faux ? À lire leur prose, nous n’en saurons pas plus. On préfère évoquer à mon encontre « les protocoles des sages de Sion », comme l’a fait Pierre Assouline. À croire que la coalition de ceux qui ne veulent pas savoir et de ceux qui ne veulent pas que l’on sache est majoritaire. Et au lieu de réfuter mes affirmations de manière factuelle, mes détracteurs préfèrent ainsi jeter l’anathème.

Mais, précisément, parlons plutôt des faits. Deux phrases inlassablement reprises en boucle, tirées de leur contexte, en effet, ont alimenté mon lynchage médiatique. « L’Etat d’Israël est le seul où des snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles ». Cette affirmation visait à répliquer aux signataires d’une violente charge contre l’Iran, pays où la peine de mort est cruellement appliquée. Une phrase choquante ? Sans nul doute. Mais les tirs de soldats israéliens contre des enfants, hélas, sont des faits avérés, évoqués par le quotidien israélien Haaretz depuis 2000. Des tirs délibérés, dont le journaliste britannique Chris MacGreal, pour l’hebdomadaire The Guardian, a notamment fait le récit détaillé dans un article paru le 29 juin 2005.

2002_jenin_human_right1.jpgUne triste réalité dont Christophe Oberlin, professeur de chirurgie à l’hôpital Bichat, a lui aussi publiquement témoigné au terme de nombreuses missions médicales en Palestine. Il vient d’ailleurs d’écrire au gouvernement une lettre où il lui demande si, lui aussi, il sera limogé pour avoir confirmé mes dires. Livrée en pâture à l’opinion comme une énormité, la phrase que j’ai écrite avait quelque chose de monstrueux, en effet : elle était vraie. Et parce qu’elle disait la vérité, elle heurtait le formidable déni de réalité qui entoure, dans les médias dominants, la politique israélienne.

La deuxième phrase litigieuse est celle où j’évoque « les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on interrompt la torture durant le shabbat ». Choquant, là encore ? Le propos renvoyait à leur propre contradiction ces fervents partisans de l’État d’Israël qu’indigne, curieusement, l’inclination de certains pays à la défense de la religion. Mais le fait mentionné, lui, ne fait pas l’ombre d’un doute : il suffit de consulter le dossier établi par l’association israélienne de défense des droits de l’homme Bet’Selem.

Lorsque la Cour suprême israélienne tenta de limiter l’usage de la torture pratiquée sur les prisonniers palestiniens, en 1999, les services secrets ont argué de l’urgence pour la justifier. Les plaignants ont alors fait observer que du vendredi midi au samedi soir, cette pratique était interrompue, ce qui relativisait singulièrement l’argument de l’urgence. Cette affaire est parfaitement résumée par Sylvain Cypel, ex-rédacteur en chef du quotidien Le Monde, dans son livre « Les emmurés », paru aux éditions La Découverte en 2005, p. 94, note 17. Chacun peut s’y référer et vérifier la véracité de mes propos.

israel-la-contestation-contre-olmert-gagne-son-propre-camp.jpgReste un troisième grief, tout aussi paradoxal. Dans la tribune violemment antionusienne dont je faisais la critique, les signataires crurent bon de citer Goebbels, lequel invoquait face à la Société des Nations le fameux adage : « charbonnier est maître chez soi ». Cette citation visait la majorité des pays membres du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, dont le tort était d’avoir dénoncé la violation du droit international par Israël. Les pays musulmans se voyaient ainsi "nazifiés", purement et simplement, par les auteurs du pamphlet que je passais au crible. « Analogie pour analogie », ai-je fait observer, il y avait plutôt ressemblance entre le Reich qui s’asseyait sur la SDN et l’Etat d’Israël qui bafouait l’ONU.

Mea culpa : j’avais oublié que les comparaisons les plus désobligeantes, aux yeux de l’establishment hexagonal, sont interdites à propos d’Israël mais vivement recommandées à l’égard des pays du « Tiers Monde ». Mon principal tort, plus que d’avoir enfreint le devoir de réserve, n’est-il pas d’avoir heurté de plein fouet la doxa occidentale ? Après avoir mis en lumière le déni de réalité dont le discours dominant entoure les exactions israéliennes, il faut croire que c’en était trop. À mes dépens, j’ai fait la démonstration que la frontière entre ce qu’il est licite de dire et ce qui ne l’est pas, dans notre pays, n’a rien à voir avec le vrai et le faux.

Bruno Guigue

Diplômé de l’Ecole normale supérieure et de l’ENA

Auteur de "Proche-Orient : la guerre des mots", L’Harmattan, 2003

Source: http://oumma.com/Ma-faute-Avoir-heurte-de-plein

 

23/07/2008

Hébron, ville symbole de la colonisation israélienne

A Hébron, en Cisjordanie, se trouve le caveau des Patriarches, lieu doublement sacré. Pour les juifs, c'est le berceau de la religion. Pour eux, mais aussi pour les musulmans, c'est le tombeau d'importants prophètes. Au cœur de la vieille ville, 600 colons juifs sont installés, sous la protection de 2000 soldats. Et au milieu de 170 000 palestiniens.

En général, les journalistes ne sont pas acceptés dans la vieille ville d'Hébron. Trop de symboles. Trop de haine quotidienne. Et pas de témoins.


FRANCE 24 a pu passer plusieurs journées dans la rue Al Suhada. La rue du couvre-feu le plus long de l'histoire de la Cisjordanie. Depuis 2001, la rue est "stérilisée", c'est-à-dire que tous les magasins sont fermés sur décision de l'armée. Pire encore : les Palestiniens ne sont pas autorisés dans toutes les parties de la rue. Pour protéger les colons, les Palestiniens n'ont par exemple pas le droit de marcher devant certaines maisons juives. Au départ, l'armée israélienne avait pris ces mesures pour faire cesser le cycle infernal de violences et de représailles entre les colons et Palestiniens.


Mais le provisoire s'est installé. Et la rue Al Shuhada, ainsi que la Casbah d'Hébron, sont désertes.


Un soldat de Tsahal dans une rue déserte d'Hébron

Depuis quelques mois, la société israélienne prend conscience de l'ampleur des dégâts. Un groupe d'anciens soldats d'Hébron a monté l'organisation "Breaking the Silence" ou "Rompre le Silence". Le but ? Montrer, expliquer, dénoncer. Dire haut et fort que la protection militaire des colons ne vaut pas la peine. Que les colons sont violents et obligent l'armée et l'Etat d'Israël à se mettre dans l'illégalité. Car Hébron est une zone de non-droit, où les soldats passent leur temps à constater les délits des colons sans avoir le droit d'intervenir.


La rue principale d'Hébron vidée d'activités

La police tente d'empêcher Breaking the Silence d'entrer en ville. Arrestations et expulsions sont fréquentes. FRANCE 24 était avec le fondateur de l'organisation quand il a été arrêté et expulsé d'Hébron, malgré l'autorisation de la Cour suprême israélienne. Une autre ONG, B'Tselem, a, elle, choisi "d'armer" les Palestiniens de caméras vidéo. Les habitants d'Hébron peuvent ainsi filmer tous les événements auxquels ils sont confrontés. FRANCE 24 a pu voir les succès, et les limites, de l'opération "Shooting back".

Source: http://www.france24.com/fr/20080711-israel-hebron-symbole...

Le Parlement italien adopte une loi durcissant les peines contre les immigrants illégaux

ROME - Le Parlement italien a approuvé mercredi une loi durcissant les condamnations d'immigrants illégaux afin de faire baisser la criminalité de rue dont les clandestins sont souvent rendus responsables dans le pays.

Le texte prévoit l'allongement d'un tiers des peines de prison pour les contrevenants en situation illégale, et l'expulsion de tout étranger condamné à plus de deux ans de prison.

berlusconi.jpgLa durée de détention légale provisoire en attente d'une reconduite à la frontière passera de 60 jours à 18 mois. Si la procédure d'expulsion échoue et que le clandestin est libéré avec ordre de quitter le pays, toute nouvelle infraction entraînera une peine de prison de deux à quatre ans.

En vertu de la nouvelle loi, louer un appartement à un immigrant illégal devient également un délit.

Le texte avait déjà été approuvé par la chambre basse du Parlement, où la majorité de droite du président du Conseil Silvio Berlusconi possède, comme au sénat, une large majorité.

Berlusconi a remporté les élections législatives d'avril en promettant notamment de lutter contre la criminalité, que les Italiens lient de plus en plus aux étrangers, et notamment aux immigrants illégaux.

L'opposition de centre-gauche a voté contre la loi, critiquant notamment le fait que l'immigration illégale devienne un facteur aggravant, une mesure qu'elle juge discriminatoire... AP

23:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : italie, immigration |  Facebook |

16/07/2008

Le Pen parrain d'un enfant de Dieudonné

PARIS (AFP) - Le président du Front national Jean-Marie Le Pen est devenu le parrain du quatrième enfant de l'humoriste controversé Dieudonné, lors d'une cérémonie à Bordeaux la semaine dernière, a indiqué une source proche de l'humoriste, confirmant des informations de Libération mercredi.

dieudonné.jpgSelon l'enquête du quotidien, le baptême de l'enfant, une petite fille, a eu lieu à Bordeaux, dans la paroisse traditionaliste de Saint-Eloi, par l'abbé Philippe Laguérie, ancien curé de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, bastion intégriste parisien.

Ces informations sont "exactes", a déclaré la source interrogée par l'AFP, sans vouloir donner plus de détails.

Une source au Front national a par ailleurs indiqué à l'AFP que M. Le Pen avait déjà évoqué il y a quelques semaines ce projet devant quelques personnes.

Mais le service de presse du FN s'est refusé à tout commentaire, estimant que "s'il y avait quelque chose, ce serait du domaine privé".

Dieudonné avait esquissé un rapprochement avec Jean-Marie Le Pen pendant la campagne présidentielle, se rendant notamment en novembre 2006 à la fête du FN au Bourget, avant qu'une partie de l'état-major du FN ne s'affiche à l'un de ses spectacles à Paris.

Il avait ensuite soutenu aux législatives Patrick Bourson, ami de Jean-Marie Le Pen et candidat FN dans la Marne.

Référendum européen: tollé en Irlande après les déclarations "insultantes" de Sarkozy

DUBLIN (AFP) - Un mois après le "non" retentissant des Irlandais au traité de Lisbonne, les propos de Nicolas Sarkozy suggérant de les faire "revoter" ont provoqué un tollé mercredi en Irlande, à quelques jours d'une visite délicate du président français à Dublin.

referendum-europeen-tolle-en-irlande-apres-les-declarations-insultantes-de.jpg"Les Irlandais devront revoter et je mettrai le veto à tout élargissement (de l'Union européenne) tant qu'il n'y aura pas de nouvelles institutions", avait déclaré mardi M. Sarkozy selon des députés de son parti l'ayant rencontré dans la journée.

Dans un pays soucieux de son indépendance, où 53% des électeurs ont rejeté le traité de Lisbonne lors d'un référendum le 12 juin dernier, ces quelques mots ont immédiatement provoqué la colère du camp du "non" et l'embarras du gouvernement irlandais.

"Cela illustre bien la nature anti-démocratique de ce qui se passe à Bruxelles", s'est insurgé Declan Ganley, l'un des chefs de file des "nonistes" irlandais.

Même indignation de la part de Sinn Féin, seul parti irlandais à avoir soutenu le "non" le 12 juin, pour qui la position attribuée au président français est "profondément insultante pour le peuple irlandais".

"Au cours du mois qui a suivi le rejet très net du traité de Lisbonne par les électeurs irlandais, nous avons entendu toute une série de dirigeants européens essayer de nous intimider et de nous forcer à faire ce qu'ils veulent", a commenté le porte-parole de Sinn Féin pour les questions internationales, Aengus O Snodaigh.

266782839-sarkozy-partie-civile-dans-une-affaire-de-tee-shirts-parodiant.jpg"Il est important que le président Sarkozy comprenne que le peuple irlandais exige que son vote soit respecté et, plus important encore, que ses inquiétudes soient prises en compte", a-t-il poursuivi, indiquant que son parti avait sollicité un entretien avec M. Sarkozy lors de son voyage en Irlande lundi prochain.

Même le Parti travailliste irlandais, qui a milité pour le "oui", estime que M. Sarkozy a "commis un sérieux faux-pas".

Du côté du gouvernement, la réserve semble de mise.

Selon le quotidien Irish Times, le Premier ministre Brian Cowen, actuellement en visite aux Etats-Unis, s'est employé à minimiser les propos du président français. "Nous devons reconnaître qu'il y a eu de nombreux avis exprimés en Europe sur les problèmes auxquels nous sommes confrontés après le rejet" du traité, a déclaré le chef du gouvernement, qui avec le "non" irlandais a essuyé une cuisante défaite personnelle, un mois à peine après son arrivée au pouvoir.

Le ministre irlandais des Affaires étrangères Micheal Martin a pour sa part souligné que M. Sarkozy, président en exercice de l'Union européenne, serait en "position d'écoute" lors de sa visite à Dublin.

"Nous n'avons pas l'intention de nous laisser intimider par qui que ce soit", a-t-il prévenu sur une radio irlandaise. "Nous allons étudier cela d'un point de vue irlandais, en fonction de ce qui sert au mieux les intérêts de l'Irlande."

A Paris, le conseiller spécial de M. Sarkozy, Henri Guaino, a tenu à nuancer les propos du chef de l'Etat: organiser un nouveau référendum n'est que "l'une des solutions" envisagées, a-t-il souligné. Et s'ils devaient revoter, les Irlandais le feraient "probablement" sur un texte qui ne serait "pas exactement le même".

Lors de sa visite à Dublin le 21 juillet, le chef de l'Etat "va essayer d'évaluer la situation", a insisté M. Guaino.

Mais pour le chef du Labour, Eamon Gilmore, les déclarations de M. Sarkozy augurent mal d'une réelle volonté d'écoute.

"On nous a fait comprendre que l'une des principales raisons de la visite du président en Irlande la semaine prochaine était de lui permettre d'écouter les positions du peuple irlandais sur ce qui doit être fait", a-t-il rappelé. "Cependant, s'il a déjà arrêté sa décision sur cette question, ça risque d'être une écoute plutôt vaine".

08/06/2008

Florence Cassez: prise entre mafia, corruption et services secrets israéliens...

Mexico.jpgMEXICO. - À son arrivée à l'aéroport Benito-Juarez, une voiture blindée aux vitres teintées attendait Frank Berton, avec un chauffeur et un garde du corps. C'est le consul général de France qui l'a voulu ainsi. Dans un pays où la criminalité fait rage, l'affaire Cassez a explosé la semaine dernière avec la parution d'un article sulfureux dans « Proceso », un hebdomadaire d'opposition.

L'avocat français de Florence Cassez était attendu de pied ferme. Trois jours avant son arrivée, Proceso, hebdomadaire de gauche à fort tirage, racontait en quatre pages l'histoire de sa cliente. On y comprenait que Florence ne s'est pas fait que du bien, le soir où elle a mis Edouardo Garcia Luna (ancien directeur de l'AFI, aujourd'hui secrétaire d'État à la Sécurité) dans l'embarras, en dénonçant en direct à la télévision le montage de son arrestation.

Mais il y a pire : ce fameux Eduardo Margolis, dont les policiers parlaient à Florence dès le jour de son arrestation. «  Ils disaient qu'il allait me détruire, je ne comprenais pas. » Margolis, réputé proche de la police, proche des gangs, proche du Mossad - le service de renseignements israélien -, est aussi puissant qu'inquiétant. «  Il était en affaire avec mon frère Sébastien, ça s'est mal passé. » Florence comprend mieux, aujourd'hui. Ici, personne ne rit de cela : Margolis fait peur.


En plein polar

L'avocat d'Israel Vallarta est d'ailleurs plus catégorique encore que les journalistes : «  Il y a la marque de Margolis derrière tout cela. Il cherche à la fois à se venger de Sébastien Cassez et d'Israel Vallarta, qui venait de prendre ses distances avec lui.  » On nage en plein polar et tout le monde n'est pas convaincu, ici. En tout cas, Vallarta, après avoir spontanément reconnu dix enlèvements et un meurtre, est revenu sur ses aveux. «  Il est aussi innocent que Florence », dit son avocat.


Policiers kidnappeurs

Toute cette histoire est évoquée dans Proceso avec des ombres mafieuses en filigrane, ce qui a considérablement tendu l'ambiance autour de Florence Cassez. Et personne ne semble avoir confiance dans les capacités de la police ou de la justice à rassurer la population. Dans un pays où on a compté cent dix exécutions le mois dernier (dont une demi-douzaine de policiers), les enlèvements se pratiquent au quotidien. «  Trois pour cent d'affaires criminelles sont résolues. Sur la totalité des kidnappeurs arrêtés l'an dernier, onze pour cent étaient des policiers, quarante-quatre pour cent l'année précédente », raconte un journaliste mexicain.

Dans la rue, chacun sait que sur les cent mille Coccinelle vertes qui font taxi, dix pour cent sont des pirates. «  Si vous tombez sur un de ceux-là, vous avez une chance sur dix de vous faire racketter ou enlever, c'est un véritable business... » Des magistrats eux-mêmes, sous couvert d'anonymat, reconnaissent que leur profession est majoritairement corrompue. «  Et parmi ceux qui sont honnêtes, beaucoup ont peur. » Ils pensent ouvertement que le dossier de Florence est «  très sensible », que des instructions ont été données, et qu'il faudra aussi compter avec cela. Du fond de sa prison, la jeune Nordiste semble tellement frêle, face à tout cela...

http://www.bonvote.com/?linkb=2315597

 Source: http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Regio...

 

De la Princesse de Clèves à Disneyland, ou la nouvelle France façon Sarkozy

À plusieurs reprises, l'actuel président de la République française a publiquement déploré que des candidats à des concours administratifs aient à s'exprimer sur La Princesse de Clèves. Sur cette affaire, je vous invite à lire l'excellent commentaire de l'écrivain Pierre Assouline.

[La Princesse de Clèvres (texte intégral)]

princesse de cleves.jpgJe voudrais revenir sur La Princesse de Clèves. Ce vague souvenir des années de collège ne serait-il rien de plus qu'un petit roman d'amour écrit par une femme (!) au XVIIe siècle, en des temps barbares où l'on ignorait Eurodisney et les montres Patek ?

La Princesse de Clèves est le premier grand roman psychologique de la littérature française. D'aucuns qualifient ce texte riche de plus de 200 pages de «nouvelle» mais que dire alors des histoires de la romancière contemporaine Amélie Nothomb (une centaine de pages à tout prendre) ?

Il y a, notons-le, quelques similitudes entre Amélie Nothomb et Mme de Lafayette. Fille d'un consul de Belgique, la première accède à la gloire avec un roman, Stupeur et tremblements (1999, Albin Michel), qui évoque un aspect autobiographique dans l'univers exotique d'une entreprise japonaise. La seconde, de petite noblesse, publie à 44 ans, en 1678, sous le règne de Louis XIV à son apogée (traité de Nimègue), une intrigue qu'elle situe un siècle plus tôt, à la cour du roi Henri II et qui reflète avec pudeur ses émois de jeunesse et sa relation amoureuse avec le duc de La Rochefoucauld (l'auteur des Maximes). Le roman comporte d'ailleurs un arrière-plan historique tout à fait intéressant sur la «Cour des Dames».

Amour, hier et aujourd'hui

La Princesse de Clèves met en scène une jeune femme parée de tous les dons, qui s'est mariée par convenance et par affection mais sans amour ni passion à un homme tombé amoureux fou d'elle, au demeurant le plus loyal des hommes. Elle se serait accommodée de cette situation si la passion n'était brusquement entrée dans son coeur avec la rencontre d'un homme plus séduisant qu'aucun autre, M. de Nemours.

C'est une histoire de tous les temps. On pourrait la transporter au XXIe siècle. La Princesse serait un top-model avide de passion et d'engagement. Elle aurait cédé aux avances d'un homme politique hyperactif et ambitieux, en mal de repères affectifs, puis, à un tournant de sa vie, disons, à l'approche de la cinquantaine, son coeur se serait embrasé pour un beau et grand publicitaire blond, cultivé et aimable...

Mais La Princesse de Clèves n'est pas l'apanage des châteaux et des palais... Ce roman, qui s'adressait aux jeunes filles de la noblesse contraintes à des mariages de raison, est d'une singulière actualité en notre temps, en France et en Europe, où l'immigration s'accompagne d'une percée des «mariages arrangés» ou plus simplement forcés.

La Princesse de Clèves parle au coeur des jeunes Françaises aux yeux noirs, qui craignent de devoir s'accommoder d'un mari de convenance, avec plus de vérité que tous les discoureurs de l'Assemblée, du gouvernement et des médias réunis.

Notre trésor commun, le français

Plus important que tout, le roman de Marie-Madeleine de Lafayette, comme quelques autres vieilleries, les fables de La Fontaine ou les comédies de Molière, donne du sens à notre attachement à la langue française. L'introduction de La Princesse de Clèves renferme en soi tout le raffinement de la langue et suffirait à nous convaincre du privilège qui est le nôtre de pouvoir la parler : «La magnificence et la galanterie n'ont jamais paru en France avec tant d'éclat que dans les dernières années du règne de Henri second. Ce prince était galant, bien fait et amoureux...».

Pour les jeunes gens qui n'ont pas eu la chance d'apprendre le français au berceau mais le découvrent sur les bancs de l'école, ces sonorités musicales sont la récompense de leurs efforts. Persévéraient-ils si la langue française se réduisait à quelques borborygmes du genre : «Casse-toi, pauvre c...», «Descends, si t'es un homme !» ou «On y va à donf !» ? Si cela était, ne préféreraient-ils pas s'en tenir à leurs jargon de banlieue ou à la langue de leurs ancêtres ?

Un enjeu politique

L'enjeu politique est primordial, n'en déplaise à ceux qui n'ont d'oreilles que pour les jérémiades des grands distributeurs et des comptables du Trésor. La langue est le substrat de la communauté nationale ; elle fait sa cohésion et sa force. La littérature nous donne accès à un vocabulaire nuancé ; elle nous permet de mieux nous comprendre et, partant, nous évite le recours à l'injure (voir plus haut) et au repli tribal ; elle nous enseigne l'art de vivre ensemble, toutes classes confondues.

Pour ces raisons, de façon prosaïque, les administrations et les entreprises ont tout à gagner de salariés curieux de lire et pétris d'une bonne culture générale, et il n'est pas aberrant que l'on demande à de futurs agents de l'État ce qu'ils pensent de La Princesse de Clèves.

 

Source: http://www.herodote.net/articles/article.php?ID=378

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07/06/2008

Le président russe accuse les Etats-Unis, et célèbre une Russie "responsable"

SAINT-PETERSBOURG (Russie) (AFP) - Le président russe Dmitri Medvedev a accusé samedi les Etats-Unis d'avoir provoqué la crise financière mondiale par excès d'ambition, leur opposant l'exemple d'une Russie "consciente de sa responsabilité pour le sort du monde" et futur leader économique.

medvedev kremlin.jpg

S'exprimant devant des milliers d'hommes d'affaires, de responsables russes et étrangers réunis au Forum économique de Saint-Pétersbourg, le président s'en est vivement pris à "l'illusion qu'un pays, même le plus puissant au monde, puisse jouer le rôle de gouvernement global".

"C'est précisément le fait que le rôle des Etats-Unis dans le système économique mondial ne correspond pas à ses capacités réelles qui a été une des principales raisons de la crise actuelle", a-t-il insisté.

La Russie, à l'inverse, "est un acteur mondial qui est conscient de sa responsabilité pour le sort du monde", a-t-il martelé. "Nous voulons participer à la formation des règles du jeu, pas en raison d'ambitions impériales, mais parce que nous sommes conscient de notre responsabilité et que nous possédons des ressources", en particulier énergétiques, a-t-il poursuivi.

Là où d'autres pays se sont consacrés aux biocarburants, aggravant la crise alimentaire, la Russie libéralise son marché du gaz et prend des mesures fiscales pour relancer sa production de pétrole, ce qui contribuera à "stabiliser les marchés énergétiques mondiaux", a-t-il souligné en exemple. De même, elle s'abstient de verser dans "l'égoïsme économique" que représente le protectionnisme, a-t-il noté.

M. Medvedev, qui est considéré comme d'orientation libérale, a succédé à Vladimir Poutine il y a un mois: il a depuis promis de renforcer l'état de droit, lutter contre la corruption et faciliter l'existence des PME russes. Son discours était par conséquent très attendu par les participants au Forum, parmi lesquels les patrons de multinationales comme BP, Shell, KPMG, Peugeot ou Citigroup.

Il les a aussi assurés de son ambition de faire de Moscou un "centre financier puissant" et du rouble "une des principales monnaies de réserve régionale".

Il a en outre insisté sur le fait que "les investissements russes n'ont pas de caractère spéculatif ou agressif", alors qu'au Forum, la question de la crise aiguë opposant les actionnaires russes et britanniques du troisième groupe pétrolier russe, TNK-BP, est sur toutes les lèvres.

Bien qu'il s'agisse d'une entreprise entièrement privée (détenue à 50% par trois hommes d'affaires russes et à 50% par la major britannique BP), beaucoup d'analystes estiment que la cascade d'ennuis qui s'est abattue sur le groupe depuis quelques mois est liée à la volonté de l'Etat de reprendre en main une partie des actifs de TNK-BP.

Son dénouement est désormais une question de "jours", a assuré samedi son PDG Robert Dudley, alors que la plupart des protagonistes de l'affaire TNK-BP, présents au Forum, devraient en profiter pour aborder la question. M. Dudley a ajouté "n'avoir aucune indication d'une vente de la part d'aucun actionnaire".

puits de pétrole.jpgVendredi, le président de la Chambre de commerce russo-américaine, Andrew Somers, avait prévenu lors d'une conférence que quoiqu'il arrive, cela enverrait un "signal très fort, positif ou négatif, sur le climat d'investissement en Russie".

Mais pour le reste, la conjoncture économique russe est pour l'heure plutôt favorable aux exercices de relations publiques: alors que le reste du monde souffre de la crise financière, elle affiche au contraire un dynamisme à tout cran, au point même de donner des signes de surchauffe, selon les experts.

Les organisateurs du Forum s'attendent également à la signature annexe de contrats pour un montant supérieur à celui de l'an dernier, c'est-à-dire 12 milliards de dollars.

14:49 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : russie |  Facebook |

05/06/2008

Etats-Unis: démission forcée des patrons civil et militaire de l'armée de l'Air

WASHINGTON (AFP) - La livraison erronée en 2006 à Taïwan de composants de missiles nucléaires américains a contraint jeudi le secrétaire à l'armée de l'Air et le chef d'état-major de cette même armée à une double démission.

bouclier anti-missile.jpgCes deux démissions, respectivement de Michael Wynne et du général Michael Moseley, ont été exigées par le secrétaire à la Défense Robert Gates.

Elles font suite à la remise fin mai de conclusions d'une enquête menée par un amiral, Kirkland Donald, sur la gestion des composants nucléaires au sein de l'armée de l'Air, à la suite de la livraison erronée à Taïwan. Ces conclusions n'ont pas été rendues publiques.

"Il s'agit d'un rapport cinglant", a souligné un responsable du Pentagone sous couvert d'anonymat.

Dans sa lettre de démission, le général Moseley ne fait aucun commentaire. En revanche, Michael Wynne fait état du rapport: "J'ai lu avec regret le récent rapport sur le contrôle des composants liés aux armes nucléaires. Contrôler ce domaine stratégique est un engagement ferme de notre force aérienne à l'égard de l'Amérique", dit-il.

En 2006, les Etats-Unis avaient livré par erreur à Taïwan quatre composants de missiles nucléaires en lieu et place de batteries d'hélicoptères commandées par l'île. L'affaire avait été révélée tardivement, cette année, et entraîné des regrets en mars du président américain George W. Bush à son homologue chinois Hu Jintao. Les composants avaient été restitués dans le même temps aux Etats-Unis.

"Une erreur a été commise", avait déclaré M. Bush à son homologue chinois. La Chine avait au préalable fait part de son "inquiétude" et de son "mécontentement". Pékin considère Taïwan comme partie intégrante de son territoire en attente de réunification, malgré son indépendance de fait en 1949, et promet de recourir à la force en cas de sécession formelle de l'île.

Michael Wynne avait expliqué en mars que l'erreur de livraison portait sur quatre "composants électriques pour le détonateur situé dans l'ogive nucléaire" d'un missile balistique intercontinental Minuteman. "Il ne s'agit pas d'un composant nucléaire", avait-il précisé, ajoutant que la technologie de ces pièces, cruciales pour la mise à feu des missiles nucléaires, datait des années 1960.

bombardier US.jpgC'est Taïwan qui avait notifié l'erreur de livraison aux Américains, après avoir découvert ces composants dans ses stocks. D'après les premières conclusions du Pentagone, les composants étaient restés dans une aire de stockage après leur livraison et n'avaient pas été touchés.

L'erreur s'est produite lorsque les pièces ont été transférées en 2005 d'une base aérienne militaire du Wyoming vers une autre base dans l'Utah (ouest). Une fois arrivés sur cette base américaine, les composants, qui auraient dû être stockés parmi les éléments classifiés, se sont retrouvés dans la zone de stockage déclassifiée, avait précisé M. Wynne.

Cette erreur de livraison était la deuxième bévue de l'armée de l'Air américaine en quelques mois impliquant du matériel nucléaire ou de l'équipement lié à un armement nucléaire, après le survol le 30 août d'un B-52 chargé de six missiles de croisière au-dessus des Etats-Unis.

Selon le Pentagone, cet incident sans précédent avait été provoqué par une série "d'erreurs de procédure". Il avait alors coûté leur poste à au moins quatre officiers.

Raffarin hostile à un référendum sur l'adhésion de la Turquie

PARIS (Reuters) - L'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin demande que l'Assemblée nationale revienne sur l'amendement des députés rendant obligatoire un référendum avant l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne.

raffarin.jpgL'Assemblée a adopté mardi en première lecture le projet de loi constitutionnel réformant les institutions, dont un amendement prévoit que toute nouvelle adhésion à l'UE sera soumise à référendum "lorsque la population de cet État représente plus de cinq pour cent de la population de l'Union". L'amendement vise directement la candidature de la Turquie.

Invité de l'émission "Face aux chrétiens" de RCF, Radio Notre Dame et La Croix, le sénateur de la Vienne a estimé que la majorité devait être face aux réformes dans un esprit de "fidélité créatrice".

"Fidèle : on doit voter globalement les textes. Créatrice : il faut pouvoir les amender. Je pense par exemple au référendum et à la Turquie (...) L'amendement adopté par l'Assemblée nationale désigne la Turquie. C'est une erreur. Un pays ne doit pas être directement montré du doigt dans la Constitution", a-t-il estimé.

"Nous en avons parlé en réunion du groupe UMP au Sénat : pour le moment, il y a une majorité dans la majorité qui n'est pas favorable au texte sur ce sujet", a ajouté Jean-Pierre Raffarin.

 

Commentaires du PNF:

Si on impose au peuple français l'entrée de la Turquie dans l'Europe, cela signerait la fin totale de la démocratie en France (déjà bien mal en point avce tout un pan de l'opinion qui est marginalisé) et la fin de l'idée d'une grande Europe fière de ses valeurs, de son histoire et de son identité.

Raffarin est un traître, les électeurs doivent le sanctionner aux prochaines élections pour qu'il comprenne que le pouvoir n'est pas à Washington, mais dans les urnes!

 

03/06/2008

Sentier 2: le parquet requiert la relaxe pour la Société générale et la Barclays

PARIS - Le parquet de Paris a requis mardi la relaxe de la Société générale et de la Barclays France, deux des quatre banques poursuivies dans le cadre du procès du "Sentier 2", vaste affaire de blanchiment entre la France et Israël.

989434540.jpgLe parquet a également demandé la relaxe de huit salariés des deux banques qui avaient été mis en cause, dont le président de la Société générale, Daniel Bouton.

Outre la Société générale et la Barclays France, la National Bank of Pakistan et la Société marseillaise de Crédit (SMC) ont aussi été renvoyées en tant que personne morale pour "blanchiment aggravé". Le parquet a requis 200.000 euros d'amende pour la National Bank of Pakistan et s'en rapporte au tribunal pour la SMC.

Au total, 151 prévenus, dont quatre banques, sont jugés devant le tribunal correctionnel de Paris. Le parquet a requis la relaxe pour une quarantaine de prévenus.

Jusqu'à six ans de prison ferme et entre 10.000 à 200.000 euros d'amende ont été demandés dans les autres cas. Les peines de prison ferme visent essentiellement des personnes actuellement en fuite, c'est-à-dire des dirigeants présumés des réseaux de blanchiment.

Le procès doit s'achever le 4 juillet après les plaidoiries de la défense. Le jugement sera ensuite mis en délibéré.

1079035993.jpgVia cinq réseaux, composés de commerçants, de particuliers, et d'associations cultuelles israélites, des chèques émis en France étaient déposés dans des banques ou bureaux de change en Israël où la réglementation permet d'obtenir en échange des espèces. Les faits se sont déroulés entre 1996 et 2001.

Ces chèques, dont les montants excédaient rarement 1.500 à 2.200 euros, étaient ensuite compensés en France par des banques comme la Société générale ou la Société Marseillaise de Crédit. Le blanchiment dissimulait des délits de vols, abus de biens sociaux, fraude fiscale ou escroquerie. Les banques ont pourtant estimé avoir agi en conformité avec la réglementation en cours relative au traitement de chèques émis à l'étranger. AP

Prison avec sursis en Algérie pour des chrétiens évangéliques

TIARET, Algérie (Reuters) - Quatre chrétiens évangéliques algériens ont été condamnés mardi à de la prison avec sursis et à des amendes pour avoir cherché à convertir des musulmans.

1428257988.jpgDes récentes fermetures de lieux de culte et des poursuites judiciaires pour prosélytisme ont suscité des protestations à l'étranger et dans les milieux libéraux d'Algérie, qui dénoncent une vague de répression contre les chrétiens.

L'Algérie compte 33 millions d'habitants, en quasi-totalité musulmans, et seulement 10.000 chrétiens.

Le gouvernement se défend de mener une politique de persécution religieuse et le Haut Conseil islamique, chargé du contrôle de la pratique religieuse, a mis en cause le "prosélytisme agressif" des chrétiens évangéliques, des protestants accusés de chercher à semer la division entre les Algériens et de vouloir "coloniser" le pays.

Mardi, le tribunal de Tiaret, dans l'ouest du pays, a condamné à six mois de prison avec sursis et à une amende de 200.000 dinars (environ 2.000 euros) Rachid Seghir, un informaticien de 36 ans, pour avoir violé la loi de 2006 qui interdit à des non-musulmans de chercher à convertir des musulmans.

Trois autres prévenus - Djillali Saïdi, Abdelhak Rabih et Chaabane Baikel - ont été chacun condamnés à deux mois de prison avec sursis et à 100.000 dinars d'amende.

Tous ont annoncé leur intention de faire appel.

Deux prévenus - Mohamed Khan et Abdelkader Hori - ont été acquittés.

"DANS LE RESPECT DE LA LOI"

Larbi Drissi, avocat représentant le ministère des Affaires religieuses, s'est dit satisfait du jugement "qui fait que chacun pratique sa religion, quelle qu'elle soit, en conformité avec la loi".

Khelloudja Khalfoun, avocat de la défense, a dénoncé pour sa part "une atteinte à la liberté de conscience".

1032623385.jpg"Nous sommes chrétiens et nous n'avons pas honte de le proclamer", a déclaré Rachid Seghir à la sortie de l'audience.

Le mois dernier, le procureur de Tiaret a requis une peine de trois ans de prison ferme contre une musulmane convertie au christianisme, Habiba Kouider, accusée de pratiquer sans autorisation une autre religion que l'islam. Ce procès se poursuit.

La loi de 2006 impose la célébration des cultes religieux dans des locaux reconnus et approuvés par l'Etat, une mesure qui a conduit ces six derniers mois à la fermeture d'une dizaine d'églises ainsi que de plusieurs mosquées.

Elle prévoit des peines de prison et des amendes contre toute personne "qui incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion".

"Ce que la loi demande aux chrétiens et aussi aux musulmans est d'exercer leurs cultes religieux en toute transparence dans un endroit réservé à cet effet et d'appartenir à un établissement religieux agréé", a déclaré la semaine dernière Abou Amrane Cheikh, président du Haut Conseil islamique.

"Il n'y a pas de mouvement opposé aux chrétiens comme le prétendent certains esprits tendancieux. Il s'agit seulement de respecter l'islam dans un pays musulman, tout comme on doit respecter la religion chrétienne dans un Etat chrétien."

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Brigitte Bardot condamnée à 15.000 euros d'amende pour incitation à la haine raciale

PARIS - Brigitte Bardot a été condamnée mardi à 15.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Paris pour provocation à la discrimination et à la haine raciale envers la communauté musulmane.

354006625.jpgLe parquet avait requis deux mois de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende à son encontre.

L'ancienne égérie du cinéma français a également été condamnée par la 17e chambre correctionnelle à verser 1.000 euros de dommages et intérêts au Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), ainsi qu'un euro symbolique pour la Ligue des droits de l'Homme et la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA).

Il est reproché à Brigitte Bardot des propos tenus dans une lettre envoyée en décembre 2006 à Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur à l'époque, et publiée dans la revue de la Fondation Brigitte Bardot, "L'Info-Journal".

"Il y en a marre d'être menés par le bout du nez par toute cette population qui nous détruit, détruit notre pays en imposant ses actes", déclarait-elle en référence à la fête musulmane de l'Aïd el-Kébir et aux pratiques d'abattage des moutons.

Brigitte Bardot a déjà été condamnée à quatre reprises pour incitation à la haine raciale, écopant d'amendes allant de 10.000 FF en 1997 à 5.000 euros en 2004. AP

 

Commentaires du PNF:

Brigitte Bardot ne fait que dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Elle est condamnée pour ses idées, pour avoir déclaré un jour qu'elle était proche des idées du Front National. Si une personne de gauche s'offusque que l'on module les horaires de piscine pour faire plaisir à certains musulmans, va-t-elle être condamnée par la justice politique de ce pays? Bien sûr que non, alors que dans le fond, les deux discours sont les mêmes.

Il n'y a plus de liberté de parole en France aujourd'hui pour la droite nationale qui est systématiquement judiciarisée au moindre de ses propos. Non content de l'écarter du pouvoir, le système UMPS cherche aussi à faire taire l'âme de notre nation en péril.

http://www.bonvote.com/?linkb=2315597

A Rome, Mahmoud Ahmadinejad poursuit ses attaques contre Israël

ROME (Reuters) - L'Europe supporte le poids économique et politique du régime sioniste et de ses mensonges, a affirmé le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, à son arrivée à Rome pour le sommet de la FAO sur la crise alimentaire mondiale.

1287743877.jpgLa veille, à Téhéran, il avait prédit la disparition prochaine de l'Etat d'Israël et du "régime criminel et terroriste sioniste qui a derrière lui soixante ans de pillages, d'agressions et de crimes", ainsi que la destruction du "régime satanique des Etats-Unis".

Ahmadinejad effectue à Rome sa première visite en Europe occidentale depuis son élection à la présidence iranienne, en août 2005.

Interrogé à son arrivée à l'aéroport de la capitale italienne par un journaliste sur ses dernières déclarations concernant Israël, il a répondu que ses propos étaient "appréciés par les gens qui veulent se libérer du fardeau sioniste".

"Les peuples européens ont terriblement souffert des sionistes et aujourd'hui le poids tant politique qu'économique de ce régime mensonger repose sur les épaules de l'Europe", a-t-il ajouté.

La venue du président iranien au sommet de la FAO, l'agence onusienne pour l'agriculture et l'alimentation, embarrasse certains participants et aucune rencontre bilatérale n'est officiellement prévue.

Le Vatican a rejeté une demande d'audience privée avec le pape Benoît XVI, qui a d'ailleurs décidé de ne rencontrer aucun chef d'Etat présent à cette conférence.

VERS LA DESTRUCTION DE LA "PUISSANCE SATANIQUE"

Lundi, recevant des invités étrangers à l'occasion du 19e anniversaire de la mort de l'ayatollah Rudollah Khomeini en juin 1989, Ahmadinejad avait affirmé que le "régime sioniste" avait "atteint le terme de son oeuvre et disparaîtra prochainement des cartes géographiques".

1705123268.jpgS'en prenant aux Etats-Unis, il avait estimé que la phase de déclin et de destruction de la "puissance satanique" avait bel et bien commencé, ajoutant : "La cloche du compte à rebours de la destruction de l'empire de la force et de la richesse a commencé de sonner."

En 2005, Ahmadinejad avait déclaré qu'Israël serait "rayé de la carte", déclaration qui avait soulevé un tollé à travers le monde.

A New York, Ronald S. Lauder, président du Congrès juif mondial, a annoncé qu'il avait protesté auprès des Nations unies et du gouvernement italien contre la présence du président iranien à Rome.

874332624.jpgWashington s'est indigné des derniers propos d'Ahmadinejad. Dana Perino, porte-parole de la Maison blanche, a estimé que de telles déclarations étaient "le type même de rhétorique qui ne sert qu'à isoler davantage le peuple iranien".

Le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack, a dénoncé pour sa part "le vitriol haineux émanant une fois de plus du président Ahmadinejad".

McCormack a ajouté que Washington souhaitait que l'Iran, accusé par les Occidentaux de vouloir se doter de l'arme nucléaire, reprenne toute sa place au sein de la communauté internationale.

"C'est triste, mais cela ne se produira pas tant qu'Ahmadinejad et son gouvernement continueront à mener leur pays sur une telle voie", a-t-il dit.

14:21 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : iran, israël, sionisme |  Facebook |

Cinq soldats israéliens identifiés à partir des restes rendus par le Hezbollah

JERUSALEM - L'armée israélienne a annoncé mardi avoir identifié cinq soldats à partir des restes rendus par le Hezbollah libanais dimanche dernier.

2095220024.jpgLe travail des légistes se poursuivait, et on ignorait si d'autres soldats devaient être identifiés. Ils ont été tués lors de la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban à l'été 2006

Le Hezbollah avait restitué les restes de soldats israéliens en échange de la libération par l'Etat hébreu d'un prisonnier reconnu coupable d'espionnage pour le compte du Parti de Dieu.

Cette libération a alimenté les rumeurs d'un nouvel échange, Israël détiendrait en effet sept Libanais alors que le Hezbollah détient deux soldats israéliens, dont Gilat Shalit, ce qui avait déclenché l'"intervention" (sic!) de l'Etat hébreu. AP

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L'Iran dément vouloir l'arme nucléaire

TEHERAN - L'ayatollah Ali Khamenei, chef suprême de l'Iran, a déclaré mardi que son pays poursuivrait son programme nucléaire, mais a écarté toute visée militaire.

58499292.jpg"L'Iran souhaite un usage pacifique de l'énergie nucléaire et va la rechercher en dépit de la convoitise de nos ennemis", a-t-il déclaré lors d'une cérémonie en l'honneur de feu l'ayatollah Ruhollah Khomeini, fondateur de la République islamique.

"Aucune nation sage ne s'intéresse à l'arme nucléaire" car elle n'est pas logique puisqu'elle n'est pas utilisée, a-t-il ajouté. AP

10:59 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran, nucléaire |  Facebook |

01/06/2008

Proche-Orient: Israël relance la colonisation avant une réunion Olmert-Abbas

JERUSALEM (AFP) - Israël a relancé dimanche la colonisation à Jérusalem-est, occupé et annexé, à la veille d'une nouvelle rencontre entre son Premier ministre Ehud Olmert et le président palestinien Mahmoud Abbas.

"Nous allons construire 121 logements à Har Homa, et 763 autres à Pisgat Zeev", des quartiers de colonisation érigés à Jérusalem-est, a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Habitat, Eran Sidis.

"Le ministre de l'Habitat, Zeev Boïm, doit annoncer ce matin en séance hebdomadaire du gouvernement la publication d'appels d'offre en ce sens à l'occasion de la Journée de Jérusalem, ce dimanche, qui marque le 41e anniversaire de la réunification de la ville", a-t-il ajouté, en référence à la conquête et à l'annexion de sa partie orientale par Israël en juin 1967.

1181677026.jpgUn des principaux négociateurs palestiniens, Saeb Erakat, a aussitôt sévèrement condamné cette mesure, comme "toutes celles qui perpétuent la colonisation". "Les Etats-Unis doivent y mettre un terme. Il est clair que les efforts de paix vont être affectés par cela", a-t-il enchaîné.

Avant de s'envoler lundi soir pour Washington, M. Olmert doit retrouver ce même jour à sa résidence de Jérusalem M. Abbas, dans le cadre de négociations visant à conclure un accord sur la création d'un Etat palestinien avant la fin du mandat du président américain George W. Bush en janvier 2009.

Leur dernière rencontre remonte au 5 mai, et leurs discussions se dérouleront alors que la classe politique israélienne se prépare à d'éventuelles élections anticipées en raison d'une affaire de corruption mettant en cause M. Olmert.

Selon divers responsables politiques israéliens, ce scrutin pourrait se tenir en novembre prochain, alors que la législature s'achève normalement en novembre 2010.

Abbas: un collabo corrompu?

893110174.jpgLes pourparlers de paix israélo-palestiniens portent sur les questions clefs du conflit (tracé des frontières, statut de Jérusalem, sort des colons et des réfugiés palestiniens), et ont été relancées en novembre à Annapolis (Etats-Unis) après sept ans de gel.

Elles n'ont pour l'heure connu aucune réelle percée.

Dans le cadre d'un accord permanent négocié avec les Palestiniens, Israël espère notamment assurer sa mainmise sur de grands blocs d'implantations en Cisjordanie et les quartiers juifs de Jérusalem, à la faveur d'échanges territoriaux.

La "feuille de route", un plan international de paix lancé en 2003, prévoit notamment la fin des violences et le gel de la colonisation juive.

Le 21 mai, l'Etat hébreu avait annoncé le lancement d'un appel d'offres pour la construction de 286 logements dans la colonie de Betar Ilit, au sud de Jérusalem.

Le maire de Jérusalem, Ouri Loupoliansky, s'est pour sa part félicité de la relance de la construction à Jérusalem-est, estimant qu'elle répondait "aux besoins urgents de logements de la population juive".

L'Etat hébreu considère l'ensemble de Jérusalem comme sa "capitale unifiée et éternelle", ce que ne reconnaît pas la communauté internationale, alors que les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-est la capitale de leur futur Etat.

Plus de 200.000 juifs ont été installés depuis 1967 dans une douzaine de quartiers de colonisation érigés à Jérusalem-est.

Selon des statistiques publiées dimanche par l'Institut de Jérusalem pour les Etudes d'Israël, la Ville sainte comptait fin 2007 489.480 juifs et 256.820 Arabes.