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26/12/2009

Mosquée : « Oui, c’est une subvention déguisée »

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Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) vient d’ouvrir une nouvelle salle de prière, et plusieurs communes d’Ile-de-France cherchent à faire de même, Quelles sont les « méthodes » utilisées ?

A Epinay, le maire a inauguré un centre de 1 400 places, financé par ses soins pour 2 millions d’euros. Officiellement, il s’agit d’une salle polyvalente mise à disposition d’une association. La loi de 1905 sur la laïcité est donc « respectée ». En réalité, la structure sert de mosquée.

« Oui, c’est une subvention déguisée, admet Hamid Boushaki, président de l’association musulmane. Mais on le fait déjà pour les synagogues. »

Dans le 18e, la mairie va investir 22 millions d’euros pour construire deux bâtiments, dont l’un comprendra deux salles de prière de 1 000 places chacune. La municipalité vendra ensuite les bâtiments aux associations, pour 6 millions d’euros.

Ainsi, « Paris ne construit pas une mosquée mais un institut culturel sur l’islam, décrypte Daniel Vaillant, maire (PS) du 18e. Si l’association veut en faire une mosquée, pas de problème ! »

Source: François de Souche

26/11/2009

Pas de commission d'enquête sur les sondages de l'Elysée

Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, annonce qu'il n'y aura pas de commission d'enquête parlementaire sur les sondages financés par l'Elysée, comme le demandaient les députés socialistes.

La requête portait sur le montant des dépenses, l'utilisation des sondages dans des médias jugés proches du pouvoir et l'intervention de spécialistes payés par la présidence de la République.

Epinglé l'été dernier par la Cour des comptes, l'Elysée avait communiqué à l'Assemblée nationale les factures en question, après l'audition par la commission des Finances le 13 octobre de Christian Frémont, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy.

Le budget sondages de l'Elysée s'est élevé à 3,281 millions d'euros en 2008, à 1,989 million en 2009 et il est estimé à 1,424 million pour 2010, selon un rapport du député socialiste Jean Launay.

Les députés socialistes s'appuyaient sur la réforme de la Constitution de juillet 2008 censée donner davantage de pouvoirs au Parlement et qui prévoit la possibilité pour l'opposition de demander, une fois par session, la création d'une commission d'enquête.

"Le bureau d'une façon très large a pris acte que ces nouveaux pouvoirs ne pouvaient revenir sur un certain nombre de principes institutionnels", a expliqué Bernard Accoyer à l'issue d'une réunion du bureau de l'Assemblée."

"Le principe institutionnel qui serait remis en cause, selon l'avis émis par le bureau, est celui de la responsabilité politique du chef de l'Etat qui s'exerce devant le peuple et en aucun cas devant l'Assemblée", a-t-il ajouté.

"CITÉ INTERDITE"

Jean-Marc Ayrault, chef de file des députés socialistes, a dénoncé "une illégalité" commise "sur ordre de la présidence de la République".

"Les dirigeants de l'UMP à l'Assemblée nationale ont pris la responsabilité de violer la Loi suprême afin d'interdire à l'opposition d'exercer le droit de contrôle que lui reconnaît la réforme" constitutionnelle de juillet 2008, a-t-il dit.

Qualifiant de "nuls et non avenus" les arguments avancés par la majorité, il annoncé que son groupe dévoilerait vendredi les suites qu'il compte donner à "ces violations".

"Il est hors de question pour nous que Nicolas Sarkozy transforme l'Elysée en 'Cité interdite' de la République", a-t-il conclu.

Outre l'importance du coût des enquêtes, l'opposition estime que certains sondages pré-électoraux concernant l'UMP n'avaient pas à être financés sur fonds publics.

Bernard Accoyer avait refusé le 10 novembre de s'opposer à la création d'une commission d'enquête, comme le lui avait demandé par lettre la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie.

Il avait demandé à la commission des Lois de se prononcer. Celle-ci avait, le 17 novembre, déclaré irrecevable la proposition de résolution du groupe socialiste.

Il revenait donc, comme le prévoit le règlement interne, au bureau de l'Assemblée de se prononcer et, in fine, au président de l'Assemblée de trancher.

Emile Picy, édité par Sophie Louet (Reuters)