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01/07/2011

L’immigration clandestine nous coûte 4,6 milliards d’euros par an

Une et page 6 de France Soir

 

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Un rapport choc de Contribuables associés a calculé les “recettes” et “dépenses” engendrées par les 550 000 immigrés en situation irrégulière. Son auteur vient d’être auditionné par les députés UMP.

Près de 4,6 milliards d’euros : c’est ce que coûte à la France, chaque année, l’immigration clandestine »

Près de 4,6 milliards d’euros : c’est ce que coûte à la France, chaque année, l’immigration clandestine, selon une étude réalisée par l’universitaire et expert international en sciences humaines, Jean-Paul Gourévitch, dans le cadre des “Monographies” (no 25) de Contribuables associés. Consultant pour le ministère des Affaires étrangères, le Conseil de l’Europe, la Banque mondiale et l’Unesco, Gourévitch est déjà l’auteur, en 2010, d’un précédent audit sur « Le coût de la politique migratoire de la France » qui fait depuis autorité (et qui chiffre le coût de l’ensemble des 7,8 millions d’immigrés, légaux et illégaux, à 30,4 milliards d’euros).

Selon son nouvel opus de 96 pages intitulé « Ce que nous coûte l’immigration clandestine », dont nous publions des extraits en exclusivité, les « recettes » engendrées par les immigrés en situation irrégulière se montent à un milliard d’euros par an (provenant essentiellement des visas, impôts, taxes et amendes) contre 5,6 milliards d’euros pour les « dépenses ». Parmi les principaux postes (lire tableau page de droite) : le travail illégal (1,7 milliard d’euros), les coûts des retours et reconduites aux frontières (787,8 millions), la santé (662 millions, dont 623 pour l’AME, aide médicale de l’État – la CMU des clandestins)…

Cette étude a été présentée la semaine dernière en avant-première à une trentaine de députés UMP membres de la commission sur l’immigration, présidée par Claude Goasguen. Gourévitch a par ailleurs été auditionné à plusieurs reprises par le groupe UMP de l’Assemblée, notamment le 23 juin 2010, aux côtés de l’essayiste Malika Sorel, à l’occasion d’un Rendez-vous parlementaire organisé par Contribuables associés. Pour autant, l’auteur se défend de tout a priori partisan : « Nous ne prétendons pas […] donner des leçons, mais uniquement fournir des outils d’analyse », écrit-il dans son introduction. À chacun, ensuite, de « juger en fonction de sa conscience et de ses convictions ». Objectif : provoquer un « débat démocratique ». [...]

Valeurs Actuelles et Fdesouche.com

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09/05/2010

Une étude génétique révèle des croisements Néandertal-humain

Le séquençage du génome de l'homme de Néandertal révèle des croisements avec l'humain moderne. Ces croisements se sont probablement produits au moment où les premiers homo-sapiens ont commencé à migrer hors d'Afrique.

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Les peuples d'origine européenne, asiatique et australasienne ont tous des traces d'ADN de Néandertal, mais pas les Africains, expliquent les chercheurs dans un article paru dans la reuve "Science". L'étude pourrait aider à résoudre un vieux débat sur le fait de savoir si l'homme de Néandertal et l'humain moderne ont fait plus que simplement cohabiter.

"Ceux d'entre nous qui vivent hors d'Afrique portent un peu d'ADN de Néandertal en eux", résume Svante Paabo, de l'institut Max Planck à Munich, qui a dirigé cette recherche. "La proportion de matériel génétique hérité de Néandertal est d'environ 1 à 4%. C'est peu mais c'est une proportion bien réelle d'ascendance chez les non-Africains aujourd'hui", ajoute le Dr David Reich, de la Harvard Medical School de Boston, qui a participé à cette étude.

Les chercheurs s'appuient sur le séquençage du génome d'os de Néandertal découverts en Croatie, en Russie, en Allemagne et en Espagne. Ils ont développé de nouvelles méthodes pour rassembler, séparer et séquencer l'ADN.

Ils ont comparé ce séquençage à celui de cinq personnes originaires d'Europe, d'Asie, de Papouasie-Nouvelle Guinée et d'Afrique. Le résultat dessine le portrait d'homo-sapiens vivant aux côtés d'hommes de Néandertal, éteints il y a quelque 30'000 ans, avec des relations parfois très intimes.

Les croisements génétiques pourraient remonter à il y a environ 80'000 ans, quand les hommes modernes venant d'Afrique ont rencontré les populations de Néandertal établies les plus au sud, au Proche-Orient.

Les chercheurs ont identifié cinq gènes propres aux Néandertaliens, dont trois gènes liés à la peau. "Cela suggère que quelque chose dans la physiologie ou la morphologie de la peau a changé chez les humains", explique Svante Paabo.

Source

24/03/2010

Que sait-on vraiment des nanotechnologies?


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En Russie, The South Federal University's Research and Education

Center "Nanotechnologies", se concentre sur la recherche et le développement des nanotechnologies.


Electronique, santé, alimentation... les nanomatériaux sont de plus en plus utilisés. Cette révolution technologique, à l'échelle du milliardième de mètre, provoque bien des inquiétudes. Un nouveau rapport ne va pas les apaiser.

Ils sont partout! En gaz, en poudre, en liquide, en crème. Dans le sel de table et les crèmes solaires. Les écrans télé et le ciment. Les médicaments et les raquettes de tennis. "Ils" sont partout, mais personne ne le sait: les nanomatériaux sont invisibles au microscope, et la plupart des industriels qui les utilisent ne le déclarent pas - ils n'y sont d'ailleurs pas tenus. Rien d'étonnant, dès lors, que partisans et adversaires de ces "nanos" échangent anathèmes et noms d'oiseaux.

Les premiers les parent de mille vertus et annoncent une nouvelle ère pour l'humanité. Les autres crient au flicage planétaire et redoutent des catastrophes sanitaires à l'échelle mondiale. Saisie par les pouvoirs publics, l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) vient de rendre le premier rapport d'expertise français sur le sujet, dont L'Express livre les grandes lignes.

Plusieurs sortes de "nanos"

Qu'est-ce qu'un nanomatériau? Un "nano" mesure entre 1 et 100 nanomètres, l'unité de mesure correspondant à un milliardième de mètre. Certains sont d'origine naturelle (poussière de volcan, aérosol marin). D'autres sont employés depuis des lustres, sans que leurs utilisateurs en aient conscience.

Ainsi, au XVIe siècle, les souffleurs de verre de Murano conféraient à leurs créations une belle couleur rubis en y ajoutant quelques paillettes d'or qui, à l'échelle nanométrique, changeaient les propriétés du verre en question. Depuis une vingtaine d'années, l'industrie électronique fait grand usage des nanos (téléphone portable, écran de télévision plat...), mais, le plus souvent, elle les emprisonne dans d'autres éléments afin - en principe - qu'ils ne se répandent pas dans l'air ambiant.

Il y a aussi les nanos "libres", dits non encapsulés. Ceux-là inquiètent les scientifiques, qui craignent de possibles "relargages" dans l'atmosphère ou même directement dans l'organisme humain, par inhalation, ingestion ou passage à travers la peau. A ce jour, on ignore tout ou presque de leur évolution sur le long terme: se dégradent-ils? Se transforment-ils? On attend toujours les résultats de travaux sur cette question.

Quels dangers?

Vue d'un tube de nanocarbone.

Vue d'un tube de nanocarbone.

Que sait-on de leur dangerosité pour l'homme? Malgré un rapport fourni (219 pages), l'Afsset le reconnaît sans ambages: il est impossible de fournir une "évaluation quantitative des risques". Pour une raison simple: invoquant des secrets de fabrication, les industriels utilisant les nanos se refusent à en donner la composition exacte. Reste que des études récentes font apparaître une "dangerosité potentielle", dans deux domaines en particulier, selon l'Afsset: les nanotubes de carbone, très utilisés en électronique, et les nanoparticules de cobalt-chrome, qui servent à fabriquer des prothèses de hanche.

Par ailleurs, l'Afsset s'est livrée à une revue exhaustive des travaux menés à ce jour par des scientifiques internationaux autour de trois nanos particuliers: l'argent (contre les mauvaises odeurs stagnant dans les chaussettes de sport), le dioxyde de titane (utilisé pour le ciment et les crèmes solaires) et la silice (dans le sucre de table). Il en ressort plusieurs éléments troublants. In vitro, c'est-à-dire en conditions expérimentales, les nanos pénètrent dans le noyau d'une cellule, interagissent directement avec l'ADN et peuvent "conduire potentiellement à une cancéro-génicité", précise l'Afsset.

In vivo, des travaux sur des poissons-zèbres montrent des malformations au niveau embryonnaire et des processus inflammatoires à l'âge adulte. Sur le plan environnemental, les résultats sont plus inquiétants encore concernant les nanoparticules d'argent: compte tenu de leur efficacité bactéricide, elles risquent, une fois diluées dans les eaux souterraines, de rompre l'équilibre des écosystèmes. Elles constituent pourtant, à elles seules, plus du quart des nanos employés dans l'industrie. Chaque année, 18 tonnes de particules d'argent sont ainsi rejetées dans la nature...

Des propriétés prisées par les industriels

Pourquoi les nanos intéressent-ils tant les fabricants? Parce qu'ils n'obéissent pas aux lois de la physique classique. Selon les situations, leurs caractéristiques chimiques, thermiques ou mécaniques changent radicalement. Les nanotubes de carbone, par exemple, se comportent à la fois comme un métal et comme un semi-conducteur: 100 fois plus résistants et 6 fois plus légers que l'acier, ils ont une conductivité thermique comparable à celle du diamant. De quoi inventer bientôt des écrans vidéo à la fois plats et souples, qui pourraient être pliés ou enroulés.

Mais les nanos ont bien d'autres propriétés spécifiques: autonettoyantes (pour les vitres), ultrarésistantes (pour les clubs de golf), antiagglomérantes (pour fluidifier le sel de table), absorbantes (pour limiter l'impact des ultraviolets émis par le soleil). Le champ médical est plus vaste encore: des nanocristaux d'argent sont intégrés dans les pansements en raison de leurs vertus bactéricides, une dizaine de nanomédicaments anticancéreux sont commercialisés et demain, peut-être, des "nanovecteurs" enverront des portions d'ADN afin de remplacer ou réparer des gènes défectueux.

Des fabricants discrets sur le sujet...

Les industriels font-ils preuve d'une transparence suffisante? Non. Le directeur général de l'Afsset, Martin Guespereau, note que, sur l'ensemble des publications scientifiques consacrées aux nanos, 2% seulement traitent des risques éventuels: financer ce genre de recherches n'est "clairement pas la priorité des industriels", déplore-t-il. Pis, entre ceux qui affirment abusivement "utiliser du nano" et ceux qui ne s'en vantent pas mais qui y recourent, impossible de savoir précisément qui fait quoi.

Résultat: l'Afsset a recensé 246 produits vendus en France, mais admet que cet inventaire n'est pas exhaustif. Autant dire que le "code de bonne conduite" (transparence, responsabilisation, prudence), adopté en février 2008 par la Commission européenne, reste un voeu pieux.

Du côté des entreprises, on invoque une concurrence exacerbée avec l'Inde et la Chine. Et des perspectives de croissance à faire rêver: 1 800 milliards de dollars de chiffre d'affaires, des millions d'emplois créés d'ici à 2015. Les promesses n'engagent que ceux qui y croient...

Le grand public est-il clairement informé? Le temps de l'industrie (tout, le plus vite possible) n'est pas celui de la science ni celui de la société. Entre principe de précaution et promesses de rentabilité, le grand public a parfois du mal à trancher. Sur le papier, le grand débat national lancé en octobre dernier constituait l'occasion rêvée de faire échanger "pro" et "anti" nanos.

Qu'on en juge: 17 réunions ouvertes au public dans 17 villes différentes, chacune autour d'un thème précis ; des experts chargés d'expliquer au public les enjeux essentiels, quelques grands témoins spécialement choisis... Las! Les belles promesses ont accouché d'un échec complet. Le choix de certains sujets n'était, il est vrai, pas des plus habiles. Fallait-il, par exemple, traiter d'aéronautique à Toulouse, au risque de laisser penser que l'industrie avançait masquée dans le débat?

Un thème synonyme de "conflit politique"

Francis Chateauraynaud, chercheur à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), s'intéresse aux nanos depuis 1999. L'expert voit dans cette affaire "le symptôme d'un conflit politique qui ne dit pas son nom entre les élites et le peuple". Et dénonce, à juste titre, "la schizophrénie" d'un système qui promet la transparence, alors même que les décideurs "partent du principe que le grand public est en déficit de savoir, qu'il n'a pas bien compris, mais que, si on lui explique..." Comme si, en quelque sorte, le grand public n'était pas assez grand, justement.

Il est logique, dans ces conditions, que les scientifiques soient sur la sellette. Les experts du nucléaire avaient déjà été confrontés à de telles accusations. En revanche, l'émergence d'une critique radicale, qui refuse une idéologie du progrès présenté comme inéluctable, est, elle, nouvelle.

Sur le front des nanos, les militants de PMO (pour Pièces et main d'oeuvre) savent se faire entendre. Issus de la société civile, revendiquant l'anonymat ("Nos visages ne sont pas nos messages", lancent-ils), ces activistes indomptables développent un style pamphlétaire, en rupture de ton avec les anti-OGM par exemple. Et ça marche!

Il aura suffi de quelques interventions lors des premières réunions en province: devant les risques de chahut et de dérapages, les pouvoirs publics ont préféré annuler les neuf derniers débats. Depuis, chacun reproche à l'autre de ne pas accepter le débat démocratique. D'autres bras de fer s'annoncent.

Source: L'Express

 

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05/11/2009

Race, évolution et comportement: une perspective sur l'histoire de vie

Des éloges pour J. Philippe Rushton et son livre "Race, évolution et comportement"


(Une) thèse provocante... selon laquelle les différentes races d'êtres humains ont mis au point des stratégies
différentes pour faire face à des environnements différents, ce qui a conduit à des différences de volume cérébral
et par là d'intelligence. Les hommes qui ont évolué dans l'environnement chaud mais hautement imprévisible de
l'Afrique ont adopté une stratégie de reproduction nombreuse, alors que ceux qui ont migré vers les froids
hostiles de l'Europe et de l'Asie du nord ont choisi de faire moins d'enfants mais de s'en occuper plus étroitement.
---Malcolm W. Browne, New York Times Book Review


Rushton est un universitaire sérieux, qui a réuni des données sérieuses. Un seul exemple : la taille du cerveau. La
réalité empirique, vérifiée par de nombreuses études modernes, dont plusieurs utilisant l'imagerie par résonance
magnétique, est qu'il existe effectivement une relation significative et importante entre le volume cérébral et
l'intelligence mesurée, après correction pour la taille de l'individu, et que la distribution de la taille du cerveau
n'est effectivement pas la même dans les différentes races.
---Charles Murray, Posface de The Bell Curve.


Décrit des centaines d'études à travers le monde qui mettent en évidence un schéma constant de différences
raciales concernant des caractéristiques comme l'intelligence, le volume cérébral, la taille des organes génitaux,
l'intensité de la pulsion sexuelle, la puissance reproductrice, le caractère industrieux, la sociabilité et le respect
des règles. Pour chacun de ces paramètres, les groupes sont alignés dans le même ordre : Orientaux, Caucasiens,
Noirs.
---Mark Snyderman, National Review


L'ouvrage de Rushton, Race, Evolution, and Behavior ...constitue une tentative d'explication des différences
[raciales] en termes d'évolution de l'histoire de vie... Peut-être l'approche du QI par la science sociale classique
apportera-t-elle un jour une contribution sérieuse, mais pour l'instant le cadre proposé par Rushton est
pratiquement le seul qui fonctionne.
---Henry Harpending, Evolutionary Anthropology.


Ce brillant ouvrage est la plus impressionnante étude à fondements théoriques... des différences psychologiques
et comportementales entre les grands groupes raciaux qu'il m'ait été donné de rencontrer dans la littérature
mondiale consacrée à ce sujet.
---Arthur R. Jensen, University of California, Berkeley.


Dans le discours public, la seule explication autorisée sur les différences raciales de comportement repose
entièrement sur l'environnement... Le professeur Rushton mérite toute notre reconnaissance pour avoir eu le
courage de déclarer que "ce roi est nu", et qu'il faut chercher une explication plus satisfaisante.
---Thomas J. Bouchard, Jr., University of Minnesota.


La remarquable résistance de notre temps contre la science raciale a conduit à des comparaisons à l'Inquisition de
Rome, active à la Renaissance.... L'astronomie et les sciences physiques ont eu leur Copernic, leur Kepler et leur
Galilée il y a plusieurs siècles, la société et le bien-être de l'humanité n'en sont que meilleurs aujourd'hui. De
manière exactement similaire, la psychologie et les sciences sociales ont aujourd'hui leur Darwin, leur Galton et
leur Rushton.
---Glayde Whitney, Contemporary Psychology


Les données sont saisissantes pour le non-initié... Race, Evolution, and Behavior nous met, comme peu de livres
l'ont fait, face aux dilemmes que posent à la société démocratique les différences entre individus et entre groupes
en ce qui concerne des traits humains essentiels.
---Linda Gottfredson, Politics and the Life Sciences


Le professeur Rushton est très connu et respecté pour la rigueur et l'originalité qui s'associent de manière
inhabituelle dans ses travaux... Parmi ceux qui s'intéressent à comprendre les problèmes associés à la race,
peu peuvent se permettre de négliger une pareille masse d'informations bien intégrées qui aboutissent à une
remarquable synthèse.
---Hans J. Eysenck, University of London.


« S’il y avait une justice, il devrait recevoir le prix Nobel ».
---Richard Lynn, Spectator.

Source: http://www.charlesdarwinresearch.org/French.pdf

08/07/2009

Des chercheurs britanniques affirment avoir pu créer du sperme à partir de cellules souches

Une équipe de chercheurs britanniques a affirmé mercredi avoir pu créer du sperme humain à partir de cellules souches mais d'autres experts mettent cette expérience en doute.

photo eprouvettes.jpgCes chercheurs de l'université de Newcastle et de l'Institut d'étude du Nord-Est sur les cellules souches ont déclaré avoir utilisé une nouvelle technique pour obtenir ce qu'ils ont décrit comme des cellules germinales mâles (spermatocytes) à partir de cellules souches embryonnaires.

Le chef de l'équipe de scientifiques de Newcastle, Karim Nayernia, a précisé dans un communiqué que cette technique va permettre aux chercheurs d'étudier le processus de développement du spermatozoïde et peut-être contribuer à la mise au point de traitement contre la stérilité.

Toutefois, de nombreux autres experts qui déclarent ne pas être convaincus par cette recherche, soulignant que les spermatocytes créés en laboratoire étaient clairement anormaux. AP

17/04/2009

Les oiseaux migrateurs, toujours plus au nord

L'hirondelle, c'est désormais établi, fait de plus en plus précocement le printemps. Et elle n'est pas la seule. Un nombre croissant d'oiseaux reviennent de leur migration plus tôt qu'il y a vingt ans et repartent plus tard, tandis que d'autres hivernent sur le littoral atlantique ou le bassin méditerranéen plutôt que de gagner des zones transsahariennes.

Principale cause de ces bouleversements : le réchauffement climatique. Celui-ci pourrait avoir, pour ces voyageurs de haut vol, des répercussions autrement sportives. Selon des travaux publiés, mercredi 15 avril, dans le Journal of Biogeography, il leur faudra en effet remonter notablement plus au nord pour passer leurs quartiers d'été sous des cieux favorables à leur reproduction.

Leur trajet en sera allongé d'autant. Ce surplus d'effort pourrait être fatal à certains passereaux, lesquels, déjà, pour accomplir leur périple, atteignent les limites de l'endurance. "Chaque année, environ 500 millions d'oiseaux migrent d'Afrique vers l'Europe et l'Asie. Les plus petits ne pèsent pas dix grammes, et n'en parcourent pas moins d'une traite des milliers de kilomètres. Pour tenir de telles distances, certains doublent leur poids avant le départ, d'autres rétrécissent leurs organes internes pour dépenser moins d'énergie. A ce niveau-là, tout ce qui rend le voyage plus long peut les mettre en péril", explique Stephen Willis, coordinateur de cette recherche au Centre pour la science des écosystèmes de l'université de Durham (Grande-Bretagne).

Menée à l'aide de modèles informatiques, son étude s'est résolument tournée vers le futur. Le principe : confronter les grands scénarios climatologiques prévus pour la fin du siècle aux données bio-écologiques disponibles sur les passereaux européens. Pas sur tous : la tâche aurait été interminable. Mais sur ceux appartenant au genre Sylvia, mieux connus sous le nom de fauvettes.

Pourquoi les fauvettes ? Peut-être parce que celle dite "à tête noire" est récemment devenue plus familière aux chercheurs de Durham, puisqu'elle a résolu la question du réchauffement climatique en passant désormais ses hivers en Angleterre. Mais surtout parce que les nombreuses espèces recensées en Europe, par la diversité de leurs habitudes alimentaires et géographiques, offrent un bon aperçu de ce qui attend la communauté des oiseaux migrateurs dans son ensemble.

ZONES D'ESCALE

"On trouve parmi les fauvettes des migratrices au long cours, d'autres qui se déplacent sur de petites distances, d'autres enfin qui ne bougent pas du tout", précise Stephen Willis. De plus, toutes n'ont pas les mêmes exigences concernant leur habitat. Selon qu'elles soient méridionales ou septentrionales, selon qu'elles peuplent un vaste territoire ou non, elles s'adapteront différemment aux variations climatiques à venir.

Soumises au pouvoir de prédiction des ordinateurs, les fauvettes ont donc livré aux chercheurs leurs conclusions. Et celles-ci sont inquiétantes : à l'horizon 2071-2100, neuf des dix-sept espèces recensées en Europe - notamment celles qui traversent le Sahara - devront allonger leur voyage. Parfois de 400 kilomètres. Car lorsque la température globale s'élèvera de quelques degrés, leurs zones de reproduction se déplaceront vers le nord, sans que leurs zones d'hivernage - moins sensibles aux bouleversements climatiques - aient changé de latitude. De plus, la nature ne faisant pas toujours bien les choses, les plus grandes migratrices seront celles qui devront allonger le plus leur vol printanier.

Mauvaise nouvelle ? "Les oiseaux de nos régions n'ont pas attendu le réchauffement climatique pour voir leur survie menacée, tempère Michel Métais, directeur de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). Il ne s'agit que d'un paramètre de plus à intégrer dans les stratégies futures de préservation." Un défi auquel l'Union européenne commence à s'atteler dans le cadre de sa directive Oiseaux, qui vient de célébrer ses trente années d'existence.

"Les oiseaux sauvages, dont la plupart sont des migrateurs, constituent un patrimoine commun à tous les Etats membres", a rappelé à cette occasion Stavros Dimas, le commissaire européen à l'environnement. Leur conservation, inconcevable sans une réelle coopération internationale, passe notamment par la mise en place de zones de protection spéciale (ZPS). Réparties dans les vingt-sept pays membres et intégrées dans le réseau écologique Natura 2000, ces ZPS couvrent aujourd'hui plus de 10 % du territoire de l'Union et d'importantes zones maritimes côtières.

Leurs gestionnaires devront à l'avenir prendre en compte les nouveaux territoires et parcours de migration qu'imposeront les changements climatiques. Et, peut-être, prévoir des zones d'escale afin de permettre à ces voyageurs au (très) long cours de s'alimenter et de reprendre force.

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