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29/09/2009

Français avant tout

Voici un débat qui date de 1975 et qui traite en vrac de l’identité française, du patriotisme, du libéralisme, de la sociéte américaine, de son influence et de ses relations avec l’Europe.

Le plateau réunit Jean CAU, Jean DUTOURD, Philippe LABRO, et Jean-François REVEL.

 

Source: François de Souche

Clearstream: les données occultées

Reprise d'article: juillet 2006

Le 7 juillet dernier, au cour d'une confrontation judiciaire de trois heures, Imad Lahoud a de nouveau nié avoir ajouté le nom de Nicolas Sarkozy sur le listing de Clearstream, faisant du ministre de l'Intérieur et chef de l'UMP un suspect dans les affaires financières. " On n'avance pas, " ont dit énervés les juges Henri Pons et Jean-Marie d'Huy, sortant du bureau. Dans l'article " Des corbeaux sur la France, " nous évoquions déjà cette affaire. Pas du tout convaincus par la thèse officielle, nous soupçonnions une opération menée par un pays étranger afin de promouvoir Sarkozy en tendant un piège à Dominique de Villepin. Nous estimions ce dernier le jouet de manipulateurs, qui se sont servi de son différend avec Sarkozy et de sa faiblesse pour les intrigues à la OSS 117. Nous rappelions à ce propos l'épopée brésilienne de Villepin pour tirer Ingrid Betancourt des griffes des FARC. Depuis, nous avons pris connaissance de nouveaux éléments. Imad Lahoud, semble-t-il, a été lui même instrumentalisé.

Il faut d'abord se pencher sur la personnalité d'Imad Lahoud. Né au Liban le 7 octobre 1967, chrétien, il appartient à la communauté maronite. A l'âge de 15 ans, en 1982, avec son père officier de l'armée libanaise, la famille s'enfuit en France et s'installe à Paris. La vie n'est pas facile. On veut paraître, mais les enfants reçoivent une bourse pour poursuivre leurs études.

Marwan, le frère d'Imad, se révèle brillant et fait Polytechnique. Imad, lui, intelligent, mais moins ardu à la tâche, n'obtient son bac que de peu. En " prépa " au lycée Janson-de-Sailly, il rencontre une jeune fille. Elle s'appelle Anne-Gabrielle Heilbronner et appartient à une famille juive fortunée. Son père, François Heilbronner, est le patron du GAN et un proche de Jacques Chirac dont il a été à plusieurs reprises directeur-adjoint puis directeur de cabinet.

Imad épouse Anne-Gabrielle en juillet 1991, apprend l'hébreu, renonce à sa foi chrétienne et se convertit au judaïsme. Après la fille, il a du génie pour séduire son beau-père et sa vie va être désormais portée par son mariage.

Il y avait pourtant des raisons de se méfier de lui. Il a pris l'habitude de se présenter comme un neveu d'Émile Lahoud, le Président du Liban, quand aucun lien de sang n'existe entre son père et le leader libanais. Il prétend aussi l'auteur de ses jours fondateur des services de renseignements libanais. Un autre mensonge.

La tendance à la mythomanie se doublait chez Imad d'une singulière fascination pour les arcanes du monde du renseignement.

En attendant, il essaye d'autres sentiers. Il se fait embaucher chez Merrill Lynch à Londres et effectue un séjour chez Salomon Brothers, autre banque d'affaire de la City. Son talent de hâbleur lui a permis de gagner beaucoup d'argent. De retour à Paris, au bout de quatre ans, il se montre en Ferrari.

Sa femme a suivi son propre itinéraire. En dépit de ses grossesses, elle a fait l'ENA et dirigé ses pas sur l'Inspection des finances. Il veut voler de ses propres ailes et, en 1998 crée le fonds de placement Volter. Les 40 millions d'euros collectés sont hébergés aux Îles Vierges, un paradis fiscal. Retraité, le beau-père, François Heilbronner, s'embarque dans l'affaire.

Au cours de l'été 2000, le fonds Volter fait faillite. Avec son beau-père, Lahoud est mis en examen pour escroquerie. Sans doute les protections du beau-papa évitent-elles le pire. Celui-ci échappe du reste à la prison. Pas Lahoud qui doit purger 108 jours à la Santé. Un moindre mal, on en conviendra.

Confirmant son penchant pour l'escroquerie, avant même son emprisonnement, et quelques semaines après l'effondrement du fonds Volter, il se lance dans une nouvelle aventure. A la fin de l'année 2000, il rencontre une équipe de journalistes et leur promet de l'argent pour relancer un périodique consacré au golf, " Golf et tourisme. "

En fait, il ne met pas un sou, empoche le plus gros des recettes de publicité et vole les journalistes sur leurs salaires. Ces derniers portant plainte aux prud'homme, il les poursuit au pénal. Affirmant ne rien savoir de la publication, il accuse les journalistes de chercher à l'escroquer. Le comble. Il gagne du temps, certes, mais finit par perdre devant la Justice. Cette dernière le cueillera à nouveau quelques mois après la faillite de la publication. Pour un actif de 41 000 euros, celle-ci affichait 776 000 euros de passif. Résultat, depuis, Lahoud s'est vu interdit de gestion pour cinq ans.

Le chef de l'équipe des journalistes rapporte des faits étonnants. " Il se baladait flanqué d'un garde du corps, raconte-t-il. Le type pesait 150 kilos et mesurait deux mètres de haut. Lahoud le présentait comme un membre du Mossad chargé de sa protection. En fait, son gorille n'avait de commun avec les officiers du Mossad que sa confession juive. C'était un agent immobilier, qui avait fait faillite. "

La victime de Lahoud de poursuivre : " Il était fasciné par le Mossad et par les affaires secrètes les plus tordues. Il prétendait vivre selon les principes du service israélien. Une véritable obsession " On sent là une personnalité étrange.

Lahoud sort de prison en octobre 2002. Le couple a tenu le coup. A son crédit, Anne-Gabrielle n'a pas flanché. Menant sa double vie de femme de détenu et de carriériste, elle n'a pas cessé d'enchaîner les postes de responsabilité dans les cabinets de ministres et travaille encore aujourd'hui aux côtés de Philippe Douste-Blazy, aux Affaires étrangères. Les Heilbronner-Lahoud sont néanmoins endettés.

Il faut à Imad trouver le moyen de s'en sortir. Il déjeune avec son frère, Marwan. Celui-ci, grâce à son mérite, est depuis janvier 2003 le patron de MBDA, une entreprise produisant des missiles pour EADS. Echaudé par les incartades de son frère, Marwan hésite. Il finit néanmoins par se laisser convaincre et organise une rencontre avec Jean-Louis Gergorin, le patron d'EADS. Dès juin 2003, Imad se retrouve consultant en stratégie d'EADS. Un an plus tard, il est embauché au centre de recherche du groupe, chargé de la sécurité informatique. Au coeur de notre industrie de Défense. De plus, contrairement aux affirmations répandues dans la grande presse, il n'a que deux DEA, l'un en mathématiques, l'autre en physique, mais aucun diplôme informatique.

Il fallait un sacré coup de main, pour passer du statut de détenu, en outre toujours inculpé dans une autre affaire, à celui de responsable de l'une des instances les plus sensibles de notre pays. Nous avons appris : Lahoud a échappé aux contrôles obligatoires pour occuper sa fonction. On le voulait dans la place. Uniquement par bonté d'âme, dans une sorte de programme de reclassement des droits communs issus de la bonne société ? Nous en doutons.

En tout cas, à la même époque, on note un étrange ballet entre Lahoud et deux autres hommes : Denis Robert, journaliste enquêtant sur Clearstream, et Florian Bourges, auteur d'un " audit " dans la même entreprise, qui cherche à arrondir ses fins de mois en vendant les petits secrets de son enquête.

" Par hasard, " comme le note ironique Eric Decouty, dans " Le Figaro " des 17 et 18 juin derniers, Robert présente Bourges à Lahoud en juillet 2003. D'abord, il faut savoir : Robert est le neveu du général Philippe Rondot, maître espion lui-même mouillé dans l'affaire Clearstream. Ensuite, en juillet 2003, Lahoud travaille depuis un mois pour EADS.

Un officier de renseignement, un journaliste, un escroc aux dents longues, un " auditeur " qui trahit ses clients et un capitaine d'industrie, Gergorin. On assiste à une concentration d'hommes étranges vibrionnant autour de Clearstream. Survolant rapidement le dossier, on peut avoir le sentiment d'une bande de " Pieds Nickelés " oeuvrant dans la confusion.

Mais, soupesant les données de l'affaire, on est étonné par l'accumulation de hasards et le manque de professionnalisme des uns et des autres. Jusqu'à la caricature, cette affaire ressemble à un mauvais scénario de film. Comme si quelqu'un, manipulant ces gens, en avait écrit le texte. Mais qui ?

Gergorin occupe une place centrale dans les événements : il fait entrer Lahoud chez EADS, au détriment des règles de sécurité, et est un ami personnel de Dominique de Villepin. Il est aussi le " corbeau, " auteur de la dénonciation mettant en cause Sarkozy auprès du juge Renaud Van Ruymbeke. Serait-il le maître d'oeuvre ?

Il n'en a pas la carrure. Surprenant chez un homme dans sa position, on observe même chez lui un comportement peu en rapport avec les usages. Il croit dur comme fer son ancien patron, Jean-Luc Lagardère, mort le 14 mars 2003, assassiné par les services russes. Pourquoi pas ? Mais au poste qu'il occupe, Gergorin n'est pas censé s'épancher dans la presse sur un tel sujet.

Comme nous avons repéré chez Villepin les failles de son caractère qui ont pu donner prise à une manipulation, nous faisons les mêmes constats chez Gergorin, lui aussi fasciné par les activités " secrètes, " ou Robert.

Lahoud présente sans doute le profil le plus apte à se laisser piéger. Amateur de complots et groupie du Mossad israélien, habile en escroquerie, il est de plus un pion idéal.

Pour repérer, enrôler et pousser une pareille équipe, il fallait un esprit supérieur. Quelqu'un qui n'apparaîtra jamais sur le devant de la scène. En attendant, la France est ridiculisée, ses grands commis réduits à l'état de guignols. Quant à Sarkozy, le candidat d'Israël et des Etats-Unis, il en ressort confortablement installé dans les sondages. Nous voilà confortés dans nos soupçons.

Alain Chevalérias

Source

Le Mossad derrière le détournement de l'Arctic Sea

22 août 2009 - Le journal Novaya Gazeta, l'un des rares organes de presse crédibles de Russie (et employeur de la regrettée Anna Politkovskaïa), vient d'apporter la confirmation de nos premières analyses sur l'affaire "Arctic Sea".

mossad.jpgEn effet, nous écrivions jeudi que le cargo battant pavillon maltais "Artic Sea", mystérieusement disparu pendant plusieurs semaines au large des côtes européennes, avait été victime d'une opération spéciale montée par une agence de renseignement. Nous citions deux commanditaires possibles : les Américains ou les Israéliens. Les premiers pour leurs capacités logistiques, les seconds pour leur exceptionnel professionnalisme. Pourtant, il paraissait évident que la seule capitale susceptible de lancer une opération aussi risquée était Jérusalem. Nous avions d'ailleurs à ce propos interrogé notre consultant Michael Ross, ancien des services secrets israéliens ; il n'avait pas écarté l'idée.  

Dans son édition de vendredi, la Novaya Gazeta confirme qu'il s'agit du Mossad. Le mobile de cet acte résiderait dans la cargaison du navire. En effet, ses cales ne contenaient pas seulement du bois, comme l'affirme le gouvernement russe, mais également des missiles de croisière X-55 dont le rayon d'action excède 3000 kilomètres - une information
confirmée par la presse danoise et norvégienne, ainsi que par les dires de l'ancien chef d'état-major de l'armée estonienne.

articsea.jpgSelon le quotidien moscovite, le cargo aurait été détourné par un commando des services de renseignement extérieurs hébreux au large des côtes suédoises.

 

L'objectif israélien ? Un mois après la disparition de l'"Artic Sea", le Président Shimon Pérès s'est rendu secrètement à Moscou. Durant cette entrevue du 18 août, il devait convaincre son homologue russe de renoncer à vendre de la technologie militaire à la République islamique d'Iran. Le journal russe croit savoir que le détournement de l'"Artic Sea" par le Mossad avait pour but de soutenir cette rencontre, et de pratiquer à l'égard du Kremlin une nouvelle forme de diplomatie coercitive.

 

http://www.drzz.info/article-35167622.html

27/09/2009

France et judéocratie: le pouvoir exorbitant du lobby judéo-sioniste dans les médias français

Il est parfaitement anormal qu’un débat qui concerne directement ou indirectement Israël, dit "Etat juif" par beaucoup, ou le judaïsme, ou le communautarisme (juif ou autres), rassemble au minimum un et le plus souvent plusieurs et régulièrement une grande majorité de débatteurs Juifs qui ne disent pas alors publiquement lors de ce débat leur proximité, leur éventuelle partialité, en tous les cas leur non-neutralité par rapport au sujet, dans ce débat.

Pour une population qui représente 1% de la population française, c’est parfaitement anormal. Et cela traduit de toute évidence une manipulation politique, communautariste, voire mafieuse : on fait la courte-échelle uniquement aux copains Juifs, de préférence à des non-Juifs, et aux copains Juifs sionistes de préférence aux Juifs non sionistes. C’est de l’apartheid-inversé, du favoritisme, de la ghettoïsation "élitiste" de collusion au détriment de la démocratie.

Les sujets sensibles sont particulièrement bien encadrés dans tous les (pseudo) débats : terrorisme, immigration, indigènes, noirs, pouvoir politique, communautarisme, insécurité, banlieues, islam. En réalité on organise une apparence d’opposition d’idée, qui ne reflète jamais la réalité des diversités attestées par les expressions sur internet. On fait semblant d’opposer des points de vues mais on restreint le champs de discussion à une sphère convenue, politiquement correcte au mieux, totalement manipulatrice au pire.

Une communauté présente à hauteur de 1% en France ne peut pas être présente "naturellement" à 50%, 70%, et parfois même 100% dans certains médias ou certaines émissions.

D’autre-part, prétendre à une supériorité de personnalités juives pour expliquer cette surreprésentation énorme, relèverait du racisme.

Voici des cas précis de débats déjà anciens qu’on pourra juger indignes de ce fait (voir lien ci-dessous).

Aujourd’hui, après l’arrivée du "Macchia" Sarkozy (Messie selon les "Juifs de Neuilly"), à la présidence-gouvernance exclusive et générale de la France, grâce en particulier aux connivences et aux collusions pour le faire gagner, la situation a empiré encore plus drastiquement.

Regardez ces émissions et concluez vous-mêmes : Y-a-il 1% de gens qui se disent Juifs ? Ou bien y en-a-t-il beaucoup plus ? Et le néosionisme juif comme non-juif n’est-il pas écrasant ?

Si vous savez ce que veut dire "néosioniste"*, alors vous détecterez facilement que 90% des personnalités qui ont pignon sur rue partout et tout le temps dans les médias sont NEOSIONISTES, et le plus souvent désormais ces personnalités se disent aussi juives dans une proportion très majoritaire.

* néosionisme : instrumentalisation rhétorique ou politicienne, des nazis, juifs, shoah, souffrances, mémoire, histoire, et contruction permanente du mythe israélien par le mensonge permanent, soutien à tous les prix de l’affrontement au profit d’Israël.

Source: Les Ogres.tv

26/09/2009

Yves Calvi accusé d'antisémitisme par Arthur

Reprise d'article: 25 juin 2003

Piégé en direct en mai dernier par Arthur dans son émission "PlanetArhur", Yves Calvi a demandé la diffusion d'un droit de réponse sur Fun Radio. Le journaliste d'Europe 1 avait été mis en cause par Arthur à la suite d'une émission consacrée à "Nice People" et a qualifié "d'accusations très graves" les propos d'Arthur.

Yves CalviRappel des faits : le 30 avril dernier, Yves Calvi recevait sur Europe 1 le publicitaire Frank Tapiro et l'écrivain et professeur de philosophie Vincent Cespedes. Ils ont décrypté les émissions de télé réalité comme Loft Story ou Nice People, cette dernière émission étant produite par Endemol France, dont Arthur est le directeur général. Au cours de cette émission, Yves Calvi, puis Vincent Cespedes utiliseront le terme "consanguinité"pour désigner les invités ou candidats des émissions de variété ou de divertissement produites notamment par Endemol France. Yves Calvi avait employé ce mot de manière métaphorique pour désigner la récurrence des invités d'une émission à l'autre.

Cette interprétation ne fut pas celle d'Arthur qui y a vu une allusion à la judaïcité, alors que ce mot n'a jamais été prononcé par Yves Calvi ni son invité. "Ils disent que comme je suis Juif j'ai invité quelqu'un qui s'appelle Partouche qui est Juif. Mais moi je ne l'ai jamais vu ce garçon", expliquait Arthur sur l'antenne de Fun Radio. Le 16 mai dernier, Arthur a donc appelé Yves Calvi sans le prévenir en direct sur l'antenne de Fun Radio. Arthur lui demanda alors d'expliquer en quoi Prosper Partouche était consanguin avec lui, propos qu'Yves Calvi n'avaient pas tenus dans son émission. Ce dernier s'est défendu d'avoir tenu des propos antisémites. La conversation fut ensuite interrompue par une page de publicité sans qu'Yves Calvi ait pu véritablement expliquer le sens de ses propos. Qualifiant "d'accusations très graves" les propos d'Arthur, Yves Calvi a demandé à Fun Radio la diffusion d'un droit de réponse.

Voici la retranscription intégrale de ce droit de réponse.

"Il nous a été demandé par Monsieur Yves Calvi de diffuser le droit de réponse suivant :

"J'ai eu la surprise, le 16 mai dernier, d'avoir été contacté par Arthur sur mon téléphone portable et d'être passé en direct dans l'émission PlanetArthur. Cette diffusion a été réalisée alors que j'ignorais le caractère public de cette conversation téléphonique avec interlocuteurs que je n'ai pu identifier immédiatement. J'ai à cette occasion fait l'objet d'accusations très graves, malhabilement déguisées sous le prétexte d'être interrogé sur la signification du terme consanguin qui avait été prononcé le 30 avril dernier lors de l'émission que j'anime sur Europe 1.

"Comme je l'ai indiqué à l'antenne de Fun Radio, ce terme faisait référence d'une manière très générale et qui ne visait pas Arthur en particulier, aux pratiques largement dénoncées des animateurs des émissions de variétés qui s'invitent les uns les autres d'émissions en émissions. Cependant, outre le caractère erroné des allégations me visant, j'ai été dans l'incapacité de faire usage de mon droit de m'exprimer, dans la mesure où ma conversation avec Arthur a été soudainement interrompue par une page de publicité.

"Or, les critiques particulièrement infondées dont j'ai fait l'objet nécessitaient, de par leur gravité, une discussion sérieuse. Les méthodes utilisées à cette occasion ont été particulièrement désagréables. Je souhaite par conséquent exprimer mon indignation face au procédé mis en oeuvre à mon encontre qui manifeste une volonté réelle de déformer les propos que j'ai tenu et de me dénigrer de manière injustifiée auprès des auditeurs de Fun Radio.

Source: http://www.radioactu.com/actualites-radio/19055/fun-radio...

Thibault Leroi pour RadioActu

Villepin déjà « coupable » pour Sarkozy : « C'est volontaire »

Dessin de Na

La présomption d'innocence, Nicolas Sarkozy s'en moque lorsqu'il s'agit de Dominique de Villepin. Ce qui lui vaudra d'être attaqué par ce dernier à l'issue de son mandat. Interrogé par TF1 et France 2 mercredi soir sur le procès Clearstream, le Président a en effet oublié son rôle de « garant de l'indépendance de la justice » et lâché :

« Après deux ans d'enquête, deux juges indépendants ont décidé que les coupables devaient être traduits devant le tribunal correctionnel. »

Ni Laurence Ferrari, ni David Pujadas ne relèvent. Le chef de l'Etat assure qu'il ne renoncera pas à sa plainte, comme l'ont réclamé les avocats de Dominique de Villepin : « Je ne suis pas un homme qui renonce et qui plaisante avec les principes d'honneur et de probité. » Et après un sourire : « Que la justice fasse son travail sereinement, elle est en train de le faire. » (Voir la vidéo)



Ce « lapsus » a immédiatement fait bondir les avocats de Dominique de Villepin qui ont annoncé une plainte contre le chef de l'Etat pour « atteinte à la présomption d'innocence ».

Une assignation civile très symbolique

Contacté par Rue89, Henri Leclerc, avocat de l'ex-Premier ministre, a confirmé qu'une assignation civile contre le Président serait officiellement déposée devant le tribunal de grande instance de Paris.

Le chef de l'Etat bénéficiant d'une immunité, l'assignation ne pourra être examinée qu'à l'issue de son mandat à la présidence. Il apparaît évident qu'elle a plus valeur de symbole au moment précis où la défense de Dominique de Villepin accuse Nicolas Sarkozy d'être juge et partie.

Pour Henri Leclerc, le lapsus de Sarkozy ajoute à la pression déjà exercée sur la Justice par la constitution de partie civile de Nicolas Sarkozy :

« Je pense que c'est volontaire. Le président de la République ne parle pas pour ne rien dire. Il s'agissait d'un entretien, depuis l'ONU, d'une déclaration solennelle.

C'est une intervention publique du Président, sur une procédure en cours dans laquelle il est est partie civile, qualifiant Dominique de Villepin de coupable ! Et le tout depuis l'ONU !

Ce n'est pas un ordinaire ! Et ça peut presque se passer de commentaires tant ce n'est pas ordinaire ! »

Mercredi, en plein procès, Olivier Metzner, avocat de Dominique de Villepin, s'est également scandalisé :

« C'est cela le respect de votre tribunal ? De votre parquet ? C'est cela qu'un président de la République donne comme spectacle à la France de la Justice ? La présomption d'innocence est un droit fondamental.

Et le président de la République la bafoue en direct devant des millions de Français ! On a déjà voulu pendre Dominique de Villepin à un “croc de boucher”. Maintenant, on le dit déjà coupable ! »

Source: Rue89

A Calais, Sarkozy fait de la politique spectacle

Communiqué de presse de Marine LE PEN

Fidèle à sa stratégie de politique spectacle et d’enfumage des Français, Nicolas Sarkozy et son ministre de l’immigration, Eric Besson ont procédé devant les caméras de télévision au démantèlement de la « jungle » de Calais.

Sur les quelque 800 clandestins qui campaient à Calais, 278 ont été interpellés. Combien seront-ils réellement expulsés ? Très peu, si l’on se réfère à ce type d’opérations menées par le passé par Nicolas Sarkozy.

En 2002, lors de la très médiatique fermeture du Centre de Sangatte, un millier des 1500 clandestins interpellés avaient demandé l’asile en France avec la bénédiction de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur.

En 2006, lors de l’évacuation du squat francilien de Cachan, décidée là encore par Nicolas Sarkozy, 231 des 238 clandestins avaient été par la suite régularisés.

Les Français, victimes chaque jour de la folle politique d’immigration, n’ont rien à attendre d’un Nicolas Sarkozy qui rappelait en 2003 « aux professionnels de la fermeture, que la France est un pays ouvert et doit le rester ».

Source: FN

 

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24/09/2009

La dénationalisation du monde occidental mène à l'éclatement de nos sociétés

 

Source

23/09/2009

Chasse au Blanc: des bandes ethniques attaquent la Techno Parade

Les organisateurs de la Techno Parade avaient choisi comme thème de l'événement: la mixité... pari réussi!

"Notre maison brûle, et nous regardons ailleurs".

« La Techno Parade est un grand moment de gaieté qui permet aux Parisiens de prendre possession de leur ville » avait déclaré Frédéric Mitterrand en lançant la fête.

« Beaucoup de préjugés se sont évanouis, mais des libertés sont encore à conquérir. A Paris, c’est comme si un couvre-feu tombait le soir. Paris est devenue une ville trop fliquée et tristounette comme le sont d’autres villes de France » regrettait Jack Lang qui participait au coup d’envoi.

« Avec le magazine Respect, nous allons fêter le public de la Techno Parade qui depuis la première édition, exprime une magnifique mixité en réussissant des gens très différents : blacks, blancs, beurs, hétéros, gays, jeunes et moins jeunes » , explique Sophie Bernard, directrice de Technopol, l’association de défense des musiques électroniques, principal interlocuteur des pouvoirs publics et qui a créé la Techno Parade de Paris.

Source: François de Souche

La citation du jour

"A la place de l’aide au développement, aidez plutôt les émigrés à rentrer dans leur pays ! Au lieu de nous envoyer des médecins de Médecins du monde, essayez de convaincre plutôt tous les médecins camerounais installés à l’étranger de revenir !" 

Emile Bomba, président de l’Association de Lutte contre l’Emigration Clandestine (Alcec), décembre 2008

Source: François de Souche

21/09/2009

La déclaration de Dominique de Villepin avant le procès Clearstream

Villepin.jpgVoici l'intégralité de la déclaration faite lundi par Dominique de Villepin avant l'ouverture du procès Clearstream devant le tribunal correctionnel de Paris: 

"Nous sommes aujourd'hui le 21 septembre. C'est le jour anniversaire de la République française. C'est aussi le jour dédié par les Nations unies pour la paix dans le monde. J'espère que l'exigence de justice sera au rendez-vous.

Je suis ici par la volonté d'un homme, je suis ici par l'acharnement d'un homme, Nicolas Sarkozy, qui est aussi président de la République française. J'en sortirai libre et blanchi au nom du peuple français. Certains voudraient croire qu'il n'y a pas dans notre pays de procès politique, je veux le croire aussi et pourtant nous sommes ici en 2009 et nous sommes en France.

Je veux redire que mon combat n'est pas un combat personnel, c'est le combat de toutes celles et tous ceux qui se battent contre l'injustice, c'est le combat de toutes celles et tous ceux qui sont victimes de l'abus de pouvoir. La justice est un bien précieux mais c'est aussi un bien fragile qui demande l'engagement de tous. Je sais que la vérité triomphera. Je vous remercie". AP

Dominique de Villepin offensif au début du procès Clearstream

Dominique de Villepin a dénoncé "l'acharnement" de Nicolas Sarkozy contre lui dès le début du procès où il est jugé avec quatre autres suspects pour un supposé complot contre le président français en 2004.

Avant d'entrer dans la salle d'audience du tribunal correctionnel de Paris qui siégera pendant un mois, l'ancien Premier ministre s'est adressé aux journalistes avec gravité, entouré de ses trois enfants et de son épouse.

"Je suis ici par la volonté d'un homme, par l'acharnement d'un homme, Nicolas Sarkozy", a-t-il déclaré.

Evoquant les droits de l'homme, fustigeant un "procès politique" et un "abus de pouvoir", il a conclu : "La justice est un bien précieux et est aussi un bien fragile. Je sais que la vérité triomphera."

Le chef de l'Etat est en effet partie civile dans ce procès, avec une quarantaine d'autres personnalités de tous les milieux, ce qui transforme l'audience en une bataille politique sans précédent au plus haut niveau de l'Etat.

Le dossier vise un faux fichier de comptes bancaires secrets de la société luxembourgeoise Clearstream, où les patronymes hongrois de Nicolas Sarkozy "Nagy" et "Bocsa" figuraient.

La transmission de cette liste à un juge en juin 2004 avait perturbé la marche de Nicolas Sarkozy vers sa candidature à la présidentielle de 2007, qu'il allait cependant remporter.

Devant le tribunal, les avocats de Dominique de Villepin, qui nie toute implication dans la manipulation, ont demandé aux juges de déclarer irrecevable la constitution de partie civile du chef de l'Etat, irrégulière selon eux.

Me Henri Leclerc a rappelé que le président était notamment, selon la Constitution, "garant de l'indépendance de la magistrature" et avait autorité indirecte sur le parquet et certains magistrats, un rôle jugé incompatible avec celui où il sollicite des juges réparation et condamnation.

"CROC DE BOUCHER"

L'avocat a aussi rappelé les propos prêtés au chef de l'Etat, et jamais démentis, où il aurait promis que les auteurs de la manipulation finiraient sur "un croc de boucher".

"C'est d'une violence inouïe. Le président ne peut pas nier qu'il est passionné par cette affaire, que tous les journaux parlent de sa colère froide", a-t-il dit.

Le procureur Jean-Claude Marin a répondu qu'il ne s'intéressait pas aux propos rapportés dans les journaux et s'est prononcé contre la demande de la défense, soutenant donc la validité de la constitution de partie civile du président.

Il n'y a pas de problème puisque la plainte de Nicolas Sarkozy n'est pas à l'origine de l'enquête, a-t-il estimé.

Le tribunal a renvoyé sa décision sur ce point au jugement sur le fond de l'affaire, si bien que Me Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy, participera au procès.

"M. Nicolas Sarkozy est une partie civile comme les autres", a plaidé Me Herzog. Le chef de l'Etat n'a jamais fait de demande d'acte et n'est jamais intervenu dans l'enquête, il veut simplement que la lumière soit faite, a-t-il expliqué.

Le tribunal a convoqué une vingtaine de témoins, dont l'ancien Premier ministre de 2002 à 2005 Jean-Pierre Raffarin.

Dominique de Villepin encourt jusqu'à cinq ans de prison et 45.000 euros d'amende pour "complicité de dénonciation calomnieuse et d'usage de faux, recel d'abus de confiance et recel de vol".

Des dépositions le mettent en cause, notamment celle de Jean-Louis Gergorin, vice-président d'EADS au moment des faits.

Ce dernier, jugé pour avoir remis les listes au juge Renaud Van Ruymbeke en 2004, dit l'avoir fait sur ordre de Dominique de Villepin. Imad Lahoud, mathématicien recruté à EADS par Gergorin et soupçonné d'être le falsificateur, reconnaît ces faits et a lui aussi dit fin 2008, après de multiples autres versions, que Dominique de Villepin connaissait la manoeuvre.

Un ex-consultant, Florian Bourges, et un journaliste, Denis Robert, à l'origine de l'affaire pour avoir obtenu des documents authentiques de Clearstream, matrice des faux, sont aussi jugés. Leurs avocats ont demandé l'annulation de leur renvoi devant le tribunal, estimant qu'ils n'avaient commis aucun délit.

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

Source: Reuters

Comment l'Europe a explosé le prix du lait

Le marché du lait obéira aux lois des autres marchés: dé-ré-gu-la-tion. Selon l'analyse de Laurent Pinsolle, démanteler la PAC, c'est une des pires décisions de la Commission européenne. Depuis, les prix du lait se sont effondrés et les producteurs ne peuvent plus suivre. Et l'enjeu est de taille: l'indépendance alimentaire européenne.
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Le démantèlement de la PAC voulu par la Commission, et accepté par les dirigeants politiques européens, a rapproché le marché du lait du fonctionnement des autres marchés dérégulés : les prix montent et descendent de manière anarchique, au mépris de toute réalité économique.

La situation intenable des agriculteurs

A l’origine, la Politique Agricole Commune fixait des prix minimums qui assuraient aux agriculteurs qu’ils pourraient vivre de leur travail. Au pire, quand la surproduction menaçait sur un marché, une politique de quotas était mise en place pour s’assurer que la production n’excédait pas les besoins du marché européen. Malheureusement, depuis de trop nombreuses années, la France a accepté le démantèlement de la PAC, laissant la fixation des prix aux simples mécanismes du marché.

Résultat, les prix ne cessent de faire le yo-yo comme nous le constatons à nouveau aujourd’hui. Le prix des céréales s’est récemment envolé du fait du développement des biocarburants et de la spéculation d’institutions financières qui y voyaient l’opportunité de juteux paris spéculatifs. Cela avait alors entraîné une hausse des prix du lait. Mais depuis quelques mois, les prix se sont effondrés, passant de 378 euros les 1000 litres en janvier 2008 à seulement 265 euros aujourd’hui.

Pas besoin d’être devin pour deviner qu’une baisse d’un tiers du prix du lait risque de mettre en péril l’ensemble d’une filière agricole qui place son point mort autour de 320 euros les 1000 litres et estime qu’elle a besoin d’un prix de 400 euros pour vivre correctement. Mais surtout, comment ne pas penser au sort malheureux des paysans qui se voient acculés à la faillite du jour au lendemain du fait des mouvements erratiques des prix du lait sur le marché.

L’exception agricole

Bien sûr, on pourrait soutenir que cette variabilité du prix est la conséquence de la liberté de production donnée aux agriculteurs et qu’à ce titre la baisse des prix n’est que la conséquence de la hausse de leur production. Cependant, l’agriculture n’est pas une activité comme les autres. Car on ne peut pas laisser simplement fonctionner les phénomènes de marché, à moins d’aboutir à une concentration de la production dangereuse pour la planète. Car que se passerait-il si 90% du blé était produit dans une poignée de pays et si un ou deux d’entre eux subissaient un aléa climatique exceptionnel ?

C’est bien pour cela qu’il est important d’assurer une relative indépendance alimentaire, qui seule permettra d’éviter des catastrophes alimentaires majeures si on laisse faire les mécanismes de marché. En outre, le développement de l’agriculture est essentiel pour le démarrage économique d’un pays, comme le montrent les exemples asiatiques. Enfin, il est scandaleux de faire des agriculteurs les variables d’ajustement d’un système économique dogmatiquement néolibéral.

Bien sûr, il est choquant de jeter du lait. Mais ce geste est surtout le signe du désespoir d’une profession difficile que les dirigeants européens ont abandonnée aux mécanismes froids et implacables du marché, au mépris de toute considération humaine. En cela leur colère est parfaitement légitime.

Laurent Pinsolle

Source : Marianne2

20/09/2009

L'homme du jour: Dominique de Villepin

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"Les forces de Dominique de Villepin résident dans son positionnement anti-Sarkozy, lui qui est désormais porté comme membre de l'opposition dans certains sondages. Un homme politique capable de rassembler une partie de la droite, une partie de cette droite exaspérée par un Nicolas Sarkozy vulgaire et égocentrique, un Président de la République über-communicant superficiel, un Sarko à la limite du populisme méprisant la grandeur de la France et de sa langue. A l'opposé, Villepin pourrait trouver ses chances pour 2012 en se plaçant au-dessus, un candidat représentant une certaine idée de la France.

Villepin sait qu'un homme politique ne meurt jamais, que plus la traversée du désert s'avère rude, plus le come-back peut sembler miraculeux. N'enterrons pas, ne méprisons pas Dominique de Villepin. Certes il est seul, sans troupes et sans parti, mais le personnage plaît, l'homme séduit, son positionnement pourrait rassurer, son aristocratie et sa supériorité intellectuelle pourraient séduire une France en décomposition. Ne lui reste plus qu'à savoir s'entourer, à trouver des alliés, à apprendre à communiquer intelligemment, et enfin et surtout à raconter une histoire, à marteler une posture et des messages forts durant les années précédant le scrutin de 2012."

Luc Mandret (Marianne)

Tsahal et les journalistes palestiniens

 

5 juillet 2008: Un journaliste de la chaîne Al-Aqsa est abattu à Gaza par l'armée israélienne. Alors qu'il est blessé et qu'il gît inanimé à terre, les soldats israéliens continuent à tirer.

Source: Reuters

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François de Closets veut tuer l'orthographe en pure perte

Reprise d'article: 1er septembre 2009

Ecrire sans fautes ? Un défi trop difficile à relever selon François de Closets. Son dernier livre, "Zéro faute", véritable plaidoyer pour des règles orthographiques assouplies, n'est pas du goût d'Antidote. Pour notre blogueur associé, l'orthographe est de plus en plus violentée, inutile d'en rajouter.

J’attendais de me procurer Le Point de cette semaine pour écrire ce papier, agacé que j’étais devant sa une « Orthographe, la grande injustice ». David Pujadas, en consacrant un moment de son JT à ce dossier, et en invitant François de Closets sur son plateau, a précipité cette écriture.

François de Closets a donc écrit un bouquin dans lequel il règle ses comptes avec une discipline qui l’a fait souffrir dans sa jeunesse. Notre langue et ses subtilités seraient, selon lui, trop dures pour la moitié de la population. Et c’est trop inzuste, comme dirait Caliméro. Il insiste notamment sur le fait que la très grande variété et complexité de notre vocabulaire lèsent les personnes dépourvues d’une bonne mémoire.

Heureusement que Monsieur de Closets n’est pas né Chinois ni Japonais. Apprendre tous ces idéogrammes l’aurait lésé davantage. Effectivement quand on n’a pas une bonne mémoire, il faut bûcher, apprendre les mots par cœur en les écrivant, en les réécrivant. En sport, j’ai toujours eu du mal avec les barres parallèles, fixes ou asymétriques. Dame Nature ne m’avait pas doté des bras adéquats. Pourtant, je suis aujourd’hui certain qu’avec davantage de volonté et de travail, j’aurais pu en faire beaucoup plus que je ne le faisais. Eh oui, c’est du boulot, le sport, l’orthographe mais aussi les maths ou les sciences quand on n’est pas spontanément doué pour.

Du reste, et la fameuse dictée de Sauver les lettres est là pour le prouver, le niveau en orthographe était meilleur au milieu des années 80, date à laquelle la massification était déjà intervenue dans le second degré. Et l’orthographe n’était pas plus facile il y a vingt-cinq ans. Cela démontre bien qu’on a lâché la bride aux élèves sur ce plan là. On a notamment interdit de distinguer les notes de Français selon qu’elles concernaient la rédaction, l’orthographe, la grammaire ou l’explication de textes. Au lieu d’avoir une note  sur le bulletin trimestriel comme aujourd’hui, on en avait quatre, ce qui obligeait à faire un effort dans toutes ces disciplines. On a aussi concocté des barèmes plutôt empathiques envers les allergiques à la dictée.

Et c’est là que j’en arrive à me demander si François de Closets vit bien en France en 2009. Il parle de gens montrés du doigt parce qu’ils ont une mauvaise orthographe, dans les entreprises ou ailleurs. Aujourd’hui, pourtant, il n’est pas rare que même de jeunes directeurs de ressources humaines ne soient pas non plus exemplaires sur ce plan là. Le “montré du doigt”, le bouffon, de nos jours, c’est davantage celui qui fait attention à ne pas faire de faute et qui écrit des textos ou des courriels dans un français correct.


Même si François de Closets et Le Point, qui semble avoir pris ce combat au sérieux, arrivaient à leurs fins et influençaient les décideurs pour aboutir à cette fameuse simplification, on n’aurait pas de meilleurs élèves pour autant.

Pas de meilleurs élèves. Et une langue estropiée pour rien.

Source: Marianne

18/09/2009

La phrase du jour: « Sarkozy , sur l’immigration, il montre les muscles, c’est tout.»

« Sur le papier oui, il y a des différences, mais dans les faits…il n'y en a aucune…La seule vraie mesure de droite depuis un an et demi, c’est le paquet fiscal…Le reste…Je ne crois pas que Sarko soit un dictateur…Sur l’immigration, il montre les muscles, c’est tout…»

["Hold-uPS arnaques et trahisons", Antonin André, Karim Rissouli]


Malek Boutih, membre du Parti Socialiste et ancien président de Sos Racisme de 1999 à 2003.

Source: Novopress


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Sommet de Copenhague 2009

13:06 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

17/09/2009

30 ans de coma

Dans son livre La société ouverte et ses nouveaux ennemis, le philosophe Alain Laurent tente d’imaginer les réactions d’un Français tombé dans le coma en 1978 et se réveillant en 2008… **

Voici comment Alain Laurent décrit la surprise de ce Français lorsqu’il redécouvre son pays, 30 ans plus tard :

  • il est devenu un « Gaulois », terme dont il ne gardait qu’un vague et folklorique souvenir datant de ses jeunes années à l’école primaire.
  • il lui est devenu presque impossible de retourner, si ce n’est à ses risques et périls, dans certains quartiers de banlieue qu’il a connus paisibles et accueillants, et métamorphosés aujourd’hui en enclaves où des bandes encapuchonnées font régner la loi de la jungle en toute impunité, où les taxis n’osent plus s’aventurer…
  • il se scandalise d’avoir à payer, outre ses impôts, les  largesses de l’État-providence, le gouffre financier de la «politique de la ville», la réparation des dégâts d’un vandalisme devenu sport de masse, ou le coût des dépenses de sécurité supplémentaires.
  • il réalise qu’écoles et hôpitaux, autrefois considérés comme des sanctuaires, sont devenus le théâtre de violences contre les enseignants, les médecins, les infirmières…, commises par des groupes de voyous ou des fanatiques religieux.
  • il se résigne au fait que des pans entiers de son pays se sont tiers-mondisés
  • il contemple, dans des quartiers qualifiés de «sensibles», des fantômes vétus de noir des pieds à la tête, des incendies de voiture devenus si courants qu’ils ne sont plus rapportés par la presse, des policiers qui tirent en l’air pour se dégager d’embuscades (du jamais vu même en mai 1968), des centres-villes mis à sac, des bus ou des métros attaqués comme les diligences de l’Ouest américain…
  • son mode de vie est rejeté et moqué : il se fait traiter de « Céfran » ou de « sale Français ».
  • se souvenant que d’autres immigrés sont déjà venus s’installer en France, sans être aidés en permanence, sans prétendre changer les usages du pays, tout en faisant l’effort de s’intégrer, il se pose la question : « en quoi les immigrés d’aujourd’hui sont-ils différents » ?
  • il réalise péniblement que la France est entrée dans une ère de guérilla civile larvée, dont les autorités nient l’ampleur, mais dont la réalité est confirmée quotidiennement
  • il souffre de devoir endurer sans mot dire le comportement insultant, la violence, la susceptibilité maladive et le machisme de certains jeunes hexagonaux qui vomissent tout ce qui de près ou de loin rappelle la France.

D’une telle énumération, Alain Laurent déduit que « l’opinion selon laquelle il y a trop d’immigrés ou encore le désir de revivre en paix et de voir préserver l’identité culturelle de sa patrie » n’est ni une tare, ni une maladie, ni une déviance.

Selon lui, cette opinion relève du « sens commun ». Il s’insurge en conclusion contre la démonisation et l’humiliation publique infligées à tous les Français qui assument ouvertement cette opinion.

——————
**Alain Laurent s’inspire du film « Goodbye Lenine »

Source: François de Souche

01:51 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, immigration |  Facebook | |

15/09/2009

La citation du jour

«Au nom de la tolérance, on nous invite à approuver bruyamment l’intolérance des autres à notre égard.»

Alain Finkielkraut, La défaite de la pensée, 1987, page 199.

00:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tolérance-mania |  Facebook | |

L'affaire Hortefeux illustre la méfiance de l'UMP vis-à-vis du Net

Après la diffusion par Le Monde.fr des images de Brice Hortefeux à l'université d'été de l'UMP, plusieurs membres du gouvernement et de l'UMP ont émis de vives critiques sur le rôle que joue aujourd'hui Internet dans la diffusion d'images et d'informations. Ces images, qui montrent un dérapage de M. Hortefeux sur les origines maghrébines d'un militant de l'UMP, ont été visionnées plus d'un million de fois par le biais des sites d'information et des réseaux sociaux.

"Pour qu'il y ait excuse, il faudrait qu'il y ait culpabilité ou faute", estime le ministre de l'intérieur.

Pour plusieurs ténors de la majorité, cette diffusion en ligne pose problème. Interrogé lundi matin sur France 2, Jean-François Copé a estimé qu'il faudrait "un débat public sur la question d'internet et de la liberté". Sur France info, Henri Guaino dénonçait vendredi "une transparence absolue qui est le début du totalitarisme". Patrick Devedjian et Eric Besson ont, eux aussi, estimé qu'il s'agissait d'un "piège", "d'un buzz extraordinaire (...) à partir de pas grand-chose".

Ces déclarations ne sont pas uniquement une marque de soutien au ministre de l'intérieur, après les demandes de démission de la gauche et la polémique déclenchée par ces images. Elles s'inscrivent dans un cadre plus global, celui d'une vision politique de la Toile.

Internet, zone de non-droit ?

En novembre 2007, Nicolas Sarkozy se félicitait de la signature des accords de l'Elysée entre fournisseurs d'accès à Internet et ayants droit, s'enthousiasmant de "l'avènement d'un Internet civilisé. Internet, c'est une 'nouvelle frontière', un territoire à conquérir. Mais Internet ne doit pas être un 'Far West' high-tech, une zone de non-droit (...)". Cette image, le président de la République l'a employée à plusieurs reprises. En juin 2008, lors de la présentation du projet de loi Hadopi, Nicolas Sarkozy évoque à nouveau Internet en ces termes : "Comment pourrait-il y avoir dans notre société des zones de non-droit ? Comment peut-on réclamer en même temps que l’économie soit régulée et qu’Internet ne le soit pas ?"

Christine Albanel, alors ministre de la culture, et Franck Riester, le rapporteur UMP du projet de loi Hadopi, ont également employé l'expression "zone de non-droit" à de nombreuses reprises, tout comme Henri Guaino, monté au créneau pour la défense d'Hortefeux.

Cependant, si, sur plusieurs points, le droit français n'est pas totalement adapté aux évolutions du Web, Internet est loin d'être un espace de non-droit. Les textes régissant le droit d'auteur, le droit de la presse ou le commerce ont été adaptés à ce nouveau média. La diffamation ou l'incitation à la haine raciale sont, par exemple, punis tout aussi sévèrement en ligne que dans un journal ou dans la rue ; la contrefaçon est réprimée de la même manière sur le Web que dans un magasin, et le commerce en ligne est soumis aux mêmes obligations qu'un commerçant ayant pignon sur rue.

Internet, zone de l'amateurisme et du trucage ?

C'est l'argument qui est revenu le plus fréquemment dans les premières heures de la défense de Brice Hortefeux. La vidéo aurait été truquée, coupée ou sortie de son contexte. Internet est "un immense espace (...) dans lequel on peut finalement diffuser n'importe quelle image, la tronquer dans tous les sens", estime ainsi Jean-François Copé, pour qui les images de Seignosse ont été tournées "avec un téléphone portable". En réalité, les images ayant été tournées par des journalistes de Public Sénat avant d'être diffusée par le Monde.fr, et n'ont aucunement été coupées ou truquées, comme le prouve la version intégrale de la scène diffusée a posteriori par Public Sénat.

S'il y a eu par le passé des exemples de documents ayant été tronqués ou manipulés pour en masquer le sens – l'exemple le plus célèbre étant cet extrait d'entretien de Barack Obama volontairement coupé pour en altérer la signification – les cas de trucages massifs restent rares. Et surtout, ces modifications ont un impact relativement faible, car les démentis et les preuves de manipulation circulent tout aussi vite, sur les blogs et les réseaux sociaux, le plus souvent avec l'appui des médias dits "traditionnels".

Mais pour l'UMP, il semble exister un fossé entre "les médias" et "Internet" : aux premiers, la mission noble d'information, au second, la "poubelle de l'info", selon le mot d'Alain Finkelkraut. Interrogé vendredi sur France Inter, Jean-François Copé estimait que "le vrai sujet" est la manière dont "l'ensemble du monde médiatique s'est emballé sur cette histoire. Il y a derrière ça un débat de fond qui est celui du rôle que nous allons laisser à Internet en matière de diffusion de l'information." Une vision partagée également par le sociologue des médias Dominique Wolton, et qui fait bondir Pierre Haski, cofondateur du site d'information Rue89, qui avait diffusé la vidéo du "off" de Nicolas Sarkozy à France 3 : "Ah bon ? Journaliste disposant de la carte de presse numéro 35028 (ça me fait un certain nombre d'heures de vol…) et travaillant sur un média 100 % Internet dont tous les journalistes ont la carte de presse, j'ai du mal à comprendre". Plus ironique, le dessinateur Michaelski résume d'une case l'histoire des principales vidéos "à scandale" de ces dernières années... Pour montrer qu'elles ont toutes été diffusées par des médias "traditionnels".

Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que la majorité dénonce des "images volées diffusées sur Internet", alors qu'il s'agit d'une vidéo réalisée par des journalistes dans le cadre d'un reportage. En 2007, après la diffusion d'une séquence dans laquelle il traitait de "salope" l'ancienne députée centriste Anne-Marie Comparini, Patrick Devedjian avait tout d'abord affirmé qu'il s'agissait "d'images volées lors d'une conversation privée et diffusée sur Dailymotion", avant de reconnaître que les images avaient été tournées par la télé lyonnaise TLM et de présenter ses excuses.

Zone de non-droit et de trucage, le Net représenterait ainsi un risque majeur, puisqu'on peut y diffuser des informations fausses et y diffamer librement – Nadine Morano avait d'ailleurs porté plainte en début d'année contre des internautes qui avaient écrit des propos jugés insultants dans les commentaires d'une vidéo hébergée par Dailymotion. Cette vision de la Toile hérisse Renaud Revel, rédacteur en chef de L'Express : "Si le monde change (...) si certaines atteintes à la liberté d'expression sont aujourd'hui révélées, dénoncées, dans le monde entier et si les opinions publiques s'émancipent et peuvent aujourd'hui jouer les contre-pouvoirs, c'est parce qu'une fenêtre s'est ouverte. Et celle-ci s'appelle Internet", écrit-il
.
Damien Leloup

Source: Le Monde

Commentaires du PNF:

Rappelons que les médias traditionnels (comme par exemple la chaîne parlementaire) n'ont pas voulu diffuser la vidéo de Hortefeux. Ceci  jusqu'à ce que cette vidéo fasse trop de bruit sur internet ("buzz" comme disent les journalistes qui bafouent la loi Toubon...) pour qu'elle puisse continuer à être censurée par les médias officiels. Cela montre bien que ces médias traditionnels sont à la solde du pouvoir (le système UMPS). Sarkozy et Jean-François Coppé veulent donc supprimer le dernier espace de liberté d'opinion (pas absolue mais bien relative) qui reste en France: la Toile.

Entre nous, croyez-vous qu'on puisse parler librement du sionisme à la télévision française?

Le paradoxe de la saga Hortefeux, c'est qu'il n'a fait que dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas: "Un Arabe en France, ça va, deux, bonjour les dégâts!"

Nouveau message audio attribué à Ben Laden

"Nous poursuivrons une guerre d'usure contre vous de toutes les façons possibles", menace Oussama Ben Laden.

(AFP/IntelCenter) "Nous poursuivrons une guerre d'usure contre vous de toutes les façons possibles", menace Oussama Ben Laden.

Le site As-Sahab, souvent utilisé par Al-Qaida pour faire passer ses messages a diffusé, lundi 14 septembre, un document vidéo attribué à Oussama Ben Laden. Dans cet enregistrement intitulé "Une déclaration au peuple américain", d'une durée d'environ dix minutes, le chef islamiste met en garde le peuple américain contre tout lien avec Israël, affirme le centre américain de recherche sur le terrorisme Intel Center.

Il appelle le président à mettre fin aux guerres en Irak et en Afghanistan, sans quoi, "nous poursuivrons une guerre d'usure contre vous de toutes les façons possibles", menace Ben Laden, dans ce que le site présente comme un "message au peuple américain". Oussama Ben Laden affirme que c'est le soutien des Etats-Unis à Israël qui a conduit Al-Qaida à lancer les attaques du 11 septembre 2001. Les guerres en Irak et en Afghanistan ont été déclenchées par le lobby pro-israélien de la Maison Blanche et les défenseurs des intérêts des entreprises, et non par des militants islamistes, indique-t-il.

Selon Oussama Ben Laden, le président Barack Obama n'a pas le pouvoir de changer le cours des guerres, et le fait qu'il ait conservé le secrétaire à la défense Robert Gates et d'autres responsables de la précédente administration de George W. Bush confirme sa faiblesse.

Il y a quelques jours, As-Sahab a indiqué la diffusion à l'occasion du ramadan d'un "cadeau" aux musulmans de la part de Ben Laden, qui se cacherait dans les régions montagneuses et isolées à la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan. Ce message est diffusé quelques jours après le huitième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, attribués à des militants d'Al-Qaida et qui ont fait près de 3 000 morts. Dans le précédent document du chef d'Al-Qaida diffusé en juin, Oussama Ben Laden accusait les Etats-Unis d'avoir semé "les graines de la haine" chez les musulmans.

Depuis les attentats du 11-Septembre, attribués à Al-Qaida, une soixantaine des messages ont été diffusés par Ben Laden et son adjoint, l'Egyptien Aymane Al-Zaouari. La traque de Ben Laden, lancée après les attentats avec l'invasion de l'Afghanistan, pourrait prendre encore de longues années, voire ne jamais aboutir, avait estimé en mars le secrétaire à la défense américain, Robert Gates.

Source: Le Monde

13/09/2009

Sarkozy envisage de nommer Strauss-Kahn comme Premier ministre en remplacement de Fillon

Reprise d'article: 20 avril 2009

Le président français Nicolas Sarkozy envisage de désigner le directeur général du FMI (Fonds Monétaire International), Dominique Strauss-Kahn, comme futur Premier ministre, écrit lundi l'hebdomadaire Le Point.

D'après le magazine, Sarkozy a évoqué l'idée avec Dominique Strauss-Kahn au cours d'une réunion à l'Elysée le 25 mars. "Je pense te mettre à Matignon", a déclaré Sarkozy au socialiste Strauss-Kahn, lui demandant s'il était ouvert à une telle éventualité. Strauss-Kahn aurait répondu qu'il était "ouvert" à la proposition, sans toutefois déclarer qu'il accepterait le poste s'il lui était proposé.

Sarkozy a confié quelques postes ministériels à des socialistes, mais il pourrait se heurter à la contestation de son propre parti s'il essayait de remplacer son Premier ministre, François Fillon, qui jouit d'une certaine popularité, par un membre de l'opposition. Dominique Strauss-Kahn, qui fêtera ses 60 ans le 25 avril, avait été battu par Ségolène Royal au cours d'une primaire organisée pour désigner le candidat socialiste aux élections de 2007.

Source: 7/7 Monde

Commentaires du PNF:

Rappelons que Strauss-Kahn a déclaré que "chaque matin, au réveil, il se demandait ce qu'il pourrait faire dans la journée pour aider Israël...".

Voir aussi cet ARTICLE intéressant sur Strauss-Kahn et les affaires de corruption qui pèsent sur lui.

La citation du jour

" Nous sommes, en un mot, - et ce sera ici notre parole d'honneur - de bons Européens, les héritiers de l'Europe, héritiers riches et comblés, mais héritiers aussi infiniment redevables de plusieurs millénaires d'esprit européen. "

Friedrich Nietzsche

02:16 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nietzche |  Facebook | |

Affaire Zemmour : la censure frappe à nouveau sur Internet

Reprise d'article: 9 décembre 2008

Eric Zemmour a affirmé, le 13 novembre 2008 sur la chaîne Arte dans un débat intitulé « Tous métis », que les races existent et qu’elles sont reconnaissables « à la couleur de peau ».

Face au tollé médiatique, un internaute a appelé un grand biologiste à la rescousse, Luigi Luca Cavalli-Sforza, père du programme de recherche sur la diversité du génome humain, et a envoyé ses commentaires au site Agoravox qui les a mis en ligne comme si de rien n’était.

Dans un livre-référence intitulé « L’Histoire et la Géographie des gènes humains », ce professeur à Stanford a étudié 120 allèles différents - un allèle est une variation génétique qui correspond à une caractéristique héréditaire. Dépassant la couleur de peau le biologiste a cartographié la « face cachée » du patrimoine génétique. L’étude confirme en tout point qu’au-delà de l’apparence physique, la notion de race ne s’effrite pas mais qu’au contraire elle se précise, les Africains et les Européens apparaissant, selon cette étude, très éloignés.

Et d’ailleurs, aux Etats-Unis les médecins prescrivent souvent des médicaments différents aux Afro-Américains et aux Européens car leurs organismes ne réagissent pas de la même façon.

Mais chut ! Big brother veille!

La diatribe prenant un peu trop d’ampleur, Agoravox, pour éviter ces vérités dérangeantes, s’est rapidement autocensuré en retirant l’article, pourtant rédigé en termes scientifiques. Le site <françoisdesouche> l’a repris (*). Et Polémia a trouvé utile de vous faire connaître cet article censuré.

« Au-delà de la couleur de peau »

Eric Zemmour a déclenché un orage en affirmant sur la chaîne Arte que les races existent, qu’elles sont reconnaissables « à la couleur de peau », et en disant à son interlocutrice Rokahya Diallo : « J’appartiens à la race blanche, vous appartenez à la race noire ».
Les réactions ont fusé de tout bord, majoritairement négatives, mais curieusement personne (ou presque) n’a abordé le fond du problème : la question de l’existence des races.

Eric Zemmour lui-même a concédé l’unité de l’espèce humaine. Les races doivent donc, logiquement, être définies comme des sous-groupes.
Au XIXe siècle les scientifiques cherchaient ces traits héréditaires principalement parmi les caractéristiques visibles : la couleur de peau, les dimensions de la boîte crânienne, la forme des yeux, l’apparence physique en général. Aujourd’hui encore on parle bien de « minorités visibles », ce qui prouve que cette approche n’est pas morte… de l’espèce humaine. Sur quelle base peut-on délimiter ces sous-groupes ? Sur la base de l’homogénéité génétique. Deux individus seront considérés comme faisant partie de la même race s’ils ont suffisamment de traits héréditaires en commun.

Mais peut-on aller au-delà des apparences ? Les apparences sont parfois trompeuses, et la vérité est souvent cachée.

C’est ici que la biologie moderne vient à notre rescousse. Il est maintenant possible d’identifier précisément certains éléments du patrimoine génétique qui étaient invisibles à l’œil nu. C’est la tâche immense qu’a entreprise le grand biologiste italien Luigi Luca Cavalli-Sforza, membre de l’Académie des sciences, professeur à l’Université de Stanford et père du programme de recherche sur la diversité du génome humain.
En 1994 il a écrit avec deux de ses collègues un livre-référence sur ce sujet intitulé : « The History and Geography of Human Genes » (L’histoire et la géographie des gènes humains). Dans ce livre, il étudie 120 allèles différents – un allèle est une variation génétique qui correspond à une caractéristique héréditaire. Cette nouvelle approche nous permet donc de dépasser la couleur de peau pour enfin cartographier la « face cachée » du patrimoine génétique, qui est tellement plus riche.

Cavalli-Sforza se fonde sur la notion de distance génétique. Plus cette distance est grande entre deux individus, plus leurs caractéristiques héréditaires sont différentes. Par exemple, si on ne regardait que la couleur de la peau, on dirait que la distance génétique entre Eric Zemmour et Rokhaya Diallo est très grande. Mais cette distance génétique est bien plus fiable si, au lieu d’une seule caractéristique visible (la couleur de la peau), on la calcule à partir de 120 allèles invisibles à l’œil nu. C’est là la grande contribution de Cavalli-Sforza.

Les prélèvements qu’il a réalisés partout dans le monde l’ont conduit à diviser l’espèce humaine en 9 « sous-groupes ». Deux individus qui sont dans le même « sous-groupe » ont tendance à être génétiquement proches ; ceux qui sont dans des « sous-groupes » différents ont (en moyenne) des patrimoines héréditaires plus éloignés l’un de l’autre.

Est-ce que ces sous-groupes nous réservent des surprises ? Est-ce qu’ils mettent dans le même sac des populations qui au XIXe siècle – sur la base des apparences – auraient été considérées comme de races différentes ? Est-ce que la distance génétique entre Rokahya Diallo et Eric Zemmour est assez faible pour que, sans le savoir, ils appartiennent à la même race ?

Eh bien non. Regardez les 9 « sous-groupes » identifiés par Cavalli-Sforza à partir de ses 120 allèles invisibles :

1.  Papous de Nouvelle-Guinée et Aborigènes d’Australie ;
2.  Habitants des îles du Pacifique (Polynésiens, Canaques de Nouvelle-Calédonie, etc.) ;
3.  Habitants du Sud-Est asiatique (Khmers, Thailandais, Indonésiens, Malais, Philippins…) ;
4.  Asiatiques du Nord (Mongols, Tibétains, Coréens, Japonais, Chinois du Nord) ;
5.  Peuples de l’Arctique ;
6.  Indiens d’Amérique (du Nord, centrale et du Sud) ;
7.  Européens blancs ;
8.  Caucasoïdes non-européens (Nord-Africains, habitants du Proche-Orient, Iraniens, Indiens, Pakistanais, etc.) ;
9.  Africains.

Voici l’arbre des distances génétiques :

Il est évident du premier coup d’œil que ces « sous-groupes » habitent dans des zones géographiques distinctes. De plus, leurs caractéristiques physiques sont relativement différentes les unes des autres. Ce classement est très similaire au classement en « races » développé – sur la base de traits morphologiques – par les savants du XIXe siècle.

C’est une confirmation indépendante et remarquable. Quand on utilise des outils modernes qui permettent de voir au-delà de l’apparence physique, la notion de race ne s’effrite pas, au contraire elle se précise.

Si le regroupement sur la base des apparences et celui sur la base du génome humain donnent des résultats similaires, c’est parce que les deux types de différences ont la même cause. Cette cause, c’est l’isolement (relatif) dans lequel certains groupes humains ont pu vivre et se reproduire pendant de longues périodes de l’histoire de l’humanité, c’est-à-dire depuis que nous nous sommes différenciés des singes. Cet isolement entre grands groupes humains a été suffisamment long et étanche pour produire des différences héréditaires identifiables à la fois à l’œil nu, et par les techniques scientifiques les plus poussées. La couleur de la peau n’est donc que la partie émergée de l’iceberg des différences génétiques entre les races.

On trouvera la page blanche censurée du site Agoravox à l’adresse suivante :

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=47757
(*) http://www.fdesouche.com/articles/12538

Correspondance Polémia

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Dé-dollarisation : le démantèlement de l’empire militaire et financier américain

Les membres de l’Organisation de Coopération de Shanghai, réunis à Iekaterinbourg avec l’Inde et le Brésil, n’ont guère d’autre choix que de rechercher une alternative au dollar, juge l’économiste Michael Hudson. Continuer à financer à crédit la consommation américaine, les dépenses du Pentagone et de ses 750 bases à l’étranger, en accumulant des dollars et des bons du Trésor équivaudrait pour eux à accumuler en parallèle les risques tant financiers que militaires. Ils sont désormais contraints, estime-t-il, d’inventer une voie de sortie du dollar. L’heure est venue pour un monde multipolaire a affirmé le Président russe Medvedev, et le président de la Banque centrale chinoise lui fait écho en déclarant que l’objectif est désormais de créer une une monnaie de réserve internationale qui ne serve pas les intérêts exclusifs des USA. Hudson indique que les autorités américaines se sont vues infliger une fin de non recevoir à leur demande d’assister au sommet de l’OCS. Ce non, dit-il, c’est un mot que les américains vont entendre beaucoup plus souvent à l’avenir.

Par Michael Hudson, 13 juin 2009

La ville Russe de Iekaterinbourg, la plus importante à l’est de l’Oural, pourrait désormais être connue comme le lieu où sont morts non seulement les tsars mais aussi l’hégémonie américaine. Non pas uniquement l’endroit où le pilote américain Gary Powers a été abattu en 1960, mais aussi celui où l’ordre financier international dominé par les USA a été mis à bas.

La remise en cause de l’Amérique sera le thème principal des réunions élargies de Iekaterinbourg, en Russie (ex-Sverdlovsk) des 15 et 16 Juin rassemblant le président chinois Hu Jintao, le président russe Dmitri Medvedev et les représentant les six pays de l’ Organisation de Coopération de Shanghai (OCS). Cette alliance regroupe la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Tadjikistan, le Kirghizstan et l’Ouzbékistan. L’Iran, l’Inde, le Pakistan et la Mongolie y ont le statut d’observateurs. Mardi le Brésil s’y joindra pour les discussions commerciales entre les pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine).

Les participants ont assuré à des diplomates américains que leur objectif n’était pas le démantèlement de l’ empire financier et militaire des États-Unis. Ils veulent simplement discuter de l’aide mutuelle, indépendamment du rôle des États-Unis, de l’OTAN ou du dollar américain en tant que support du commerce international. Les diplomates américains se demandent ce que cela signifie vraiment, si ce n’est une étape visant à rendre l’hégémonie américaine obsolète. C’est ce que signifie « monde multipolaire », après tout. Pour commencer, en 2005, l’OCS avait demandé à Washington d’établir un calendrier de retrait de ses bases militaires en Asie centrale. Deux ans plus tard, les pays de l’OCS se sont ralliés officiellement à la position des ex-républiques de la CEI appartenant à l’Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC), qui avait été fondée en 2002 en tant que contrepoids à l’OTAN.

Pourtant, la réunion n’a suscité que le désintérêt collectif de la presse aux États-Unis et même en Europe, bien que l’ ordre du jour y soit de remplacer le standard mondial du dollar par un nouveau système financier, ainsi qu’un nouveau système de coopération pour la défense. Un porte-parole du Conseil des Relations Extérieures (Un institut d’études géopolitiques américain, ndt) a déclaré qu’il pouvait difficilement imaginer que la Russie et la Chine puissent surmonter leurs rivalités géopolitiques [1], suggérant que l’Amérique peut pratiquer le « diviser pour régner » que la Grande-Bretagne a si habilement utilisé durant de nombreux siècles pour fragmenter les opposition dans son propre empire. Mais George W. Bush ( qui déclarait « Je suis un rassembleur, non un diviseur ») s’est placé dans la continuité de l’administration Clinton pour pousser la Russie, la Chine et leurs voisins à trouver un terrain d’entente, lorsqu’il s’agit de trouver une alternative au dollar, et du même coup à la possibilité pour les Etats-Unis de prolonger indéfiniment leur déficit de la balance des paiements.

Cette séquence, qui pourrait représenter les dernières manifestations de l’hégémonie américaine, a débuté dès le mois d’avril lors de la conférence du G-20, et est devenue encore plus explicite à Saint-Pétersbourg au Forum économique international du 5 Juin, lorsque M. Medvedev a demandé à la Chine, la Russie et l’Inde de « construire un ordre mondial de plus en plus multipolaire. » Ce qui signifie en clair : nous avons atteint nos limites en ce qui concerne les subventions à l’encerclement militaire de l’Eurasie par les Etats-Unis, tout en les laissant s’approprier nos exportations, nos entreprises, les actifs et les biens immobiliers en échange d’une monnaie de papier de valeur douteuse.

« Le système unipolaire maintenu artificiellement » dont a parlé M. Medvedev [2], est fondé sur « un seul grand centre de consommation, financé par un déficit croissant, et donc de plus en plus de dettes, une monnaie de réserve jadis forte et une domination dans le système de l’évaluation des actifs et des risques. » A la racine de la crise financière mondiale, a t-il conclu, il y a le fait que les États-Unis produisent trop peu et dépensent trop. Leurs dépenses militaires sont particulièrement choquantes, comme par exemple le renforcement de l’aide militaire américaine à la Géorgie annoncé la semaine dernière, le bouclier de l’OTAN en Europe de l’Est, et la mainmise des États-Unis dans les régions riches en pétrole comme le Moyen-Orient et l’Asie centrale.

Le point de friction avec tous ces pays est celui de la capacité qu’ont les États-Unis de faire fonctionner indéfiniment la planche à billets. Le surplus de dépenses d’importations des consommateurs américains par rapport aux exportations, les rachats par les USA de quantités de sociétés étrangères et de biens immobiliers, les dépenses que le Pentagone effectue à l’étranger : tous ces dollars aboutissent dans les banques centrales étrangères. Elles sont ensuite confrontées à un choix difficile : soit recycler ces dollars aux États-Unis en achetant des bons du trésor américains, soit laisser le « marché libre » déterminer le cours de leur monnaie par rapport au dollar - et par là même à déterminer le prix de leurs exportations sur les marchés mondiaux, créant ainsi du chômage et provoquant la faillite d’entreprises.

Lorsque la Chine et d’autres pays recyclent leurs flux de dollar US en achetant des bons du Trésor pour « investir » aux États-Unis, cette accumulation n’est pas vraiment volontaire. Cela ne reflète pas une foi en l’économie américaine qui rémunèrerait l’épargne des banques centrales, ni une quelconque préférence d’investissement, mais tout simplement un manque d’alternatives. Les « marchés libres » à la mode des USA piègent les pays dans un système qui les obligent à accepter indéfiniment des dollars. Mais désormais, ils veulent en sortir.

Cela implique la création d’une nouvelle alternative. Plutôt que de faire simplement « des changements cosmétiques comme certains pays et peut-être les organisations financières internationales pourraient le vouloir », comme l’a dit M. Medvedev à Saint-Pétersbourg : « ce dont nous avons besoin, ce sont des institutions financières d’un type tout à fait nouveau, où ne domineraient ni les problèmes politiques et les motivations [sous-jacentes], ni aucun pays en particulier. »

Lorsque les dépenses militaires à l’étranger ont provoqué le déficit la balance des paiements US et ont conduit les Etats-Unis à abandonner l’étalon or en 1971, les banques centrales se sont trouvées démunies de cet actif traditionnellement utilisé pour solder les déséquilibres des paiements. La solution par défaut a consisté à investir les flux issus des paiements ultérieurs en obligations du Trésor américain, comme si celles-ci étaient « aussi fiables que l’or ». Les banques centrales détiennent maintenant pour 4 000 milliards de dollars de ces obligations dans leurs réserves internationales. Ces prêts ont également financé la plupart des déficits budgétaires du gouvernement américain depuis maintenant plus de trois décennies ! Etant donné que la moitié environ des dépenses discrétionnaires du gouvernement américain est consacrée aux opérations militaires - dont plus de 750 bases militaires à l’étranger et dans des opérations de plus en plus coûteuses dans les pays producteurs de pétrole et ceux qui permettent son transit - le système financier international est organisé de manière à financer le Pentagone, ainsi que les rachats par les États-Unis d’actifs étrangers censés rapporter beaucoup plus que les bons du Trésor que les banques centrales étrangères détiennent.

La principale question à laquelle sont confrontées les banques centrales mondiales est donc de savoir comment éviter d’ajouter encore plus de dollars US à leurs réserves et, par conséquent, de financer encore plus les dépenses qui creusent le déficit des États-Unis - y compris les dépenses militaires à leurs propres frontières ?

Pour commencer, les six pays de SCO et les pays du BRIC ont l’intention de commercer dans leurs propres monnaies afin de bénéficier mutuellement du crédit que les États-Unis avait monopolisé jusqu’à présent à son profit. À cette fin, la Chine a passé des accords bilatéraux avec l’Argentine et le Brésil pour effectuer leur échanges commerciaux en renminbi, la monnaie chinoise, plutôt qu’en dollar, en livre sterling ou en euros [3] . Il y a deux semaines, la Chine a également conclu un accord avec la Malaisie pour que les deux pays commercent en renminbi [4]. L’ancien Premier ministre, le Dr. Tun Mahathir Mohamad, m’a expliqué en janvier qu’en tant que pays musulman la Malaisie voulait éviter de faire tout ce qui pourrait faciliter l’action militaire américaine contre les pays islamiques, y compris la Palestine. La nation a trop d’actifs en dollars, ont expliqué ses collègues. Le gouverneur de la Banque centrale chinoise, Zhou Xiaochuan, a écrit officiellement sur son site Internet que l’objectif est maintenant de créer une monnaie de réserve « indépendante d’une nation particulière » [5]. C’est l’objet des discussions à Iekaterinbourg.

En plus d’éviter de financer la prise de contrôle par les États-Unis de leur propre industrie et l’encerclement militaire américain de la planète, la Chine, la Russie et d’autres pays voudraient certainement se développer comme l’Amérique l’a fait. En fait, ils considèrent les États-Unis comme une nation hors-la-loi, financièrement et militairement. Comment caractériser autrement une nation qui promulgue un ensemble de lois pour les autres - sur la guerre, le remboursement de la dette et le traitement des détenus - mais n’en tient pas compte elle-même ? Les États-Unis sont maintenant le plus grand débiteur mais ont évité la punition des « ajustements structurels » imposés à d’autres pays endettés. Les taux d’intérêt US et les réductions d’impôt, alors les déficits commerciaux et budgétaires explosent, sont considérés comme le comble de l’hypocrisie, lorsqu’ils sont comparés à l’austérité que les programmes de Washington imposent aux autres pays par le biais du FMI et des officines de Washington.

Les États-Unis demandent aux pays endettés de vendre leurs services publics et leurs ressources naturelles, d’augmenter leurs taux d’intérêts et d’augmenter les impôts au détriment de la paix sociale pour dégager un maximum d’argent et payer les créanciers.

Et aux USA, le Congrès a empêché la société Chinoise CNOOK d’acheter Unocal pour des raisons de sécurité nationale, tout comme il a empêché Dubaï d’acquérir des exploitations portuaires américaines et empêché des fonds souverains d’acheter des infrastructures clés. Les étrangers sont invités à imiter les japonais qui avaient investi dans des « éléphants blancs » comme le Rockfeller Center, sur lequel les investisseurs ont rapidement perdu un milliard de dollars puis ont fini par se retirer.

À cet égard, les États-Unis n’ont pas vraiment laissé à la Chine et aux autres pays en situation d’excédent de la balance des paiements d’autres choix que de devoir trouver un moyen d’éviter de nouvelles accumulations de dollars. À ce jour, la Chine tente de diversifier ses avoirs en dollars ailleurs qu’en bons du Trésor US, qui ne se sont pas révélés très fructueux. Hank Paulson, qui venait de la banque Goldman Sachs, avait conseillé à la banque centrale chinoise d’investir dans les titres à haut rendement émis par Fannie Mae et Freddie Mac, en expliquant que ceux-ci étaient de facto des obligations publiques. Ces titres se sont effondrés en 2008, mais au moins, le gouvernement américain a repris ces deux organismes de prêt hypothécaire, augmentant de facto de 5 200 milliards de dollars la dette nationale. En fait, ce renflouement a été rendu nécessaire en grande partie à cause des investissements effectués par les Etats étrangers.

Infliger des pertes aux investisseurs gouvernementaux étrangers aurait quelque peu atteint la réputation des bons du Trésor, non seulement en détruisant la crédibilité des États-Unis, mais aussi parce que les émissions d’obligations par le gouvernement étaient insuffisantes pour absorber les dollars qui coulaient à flot dans l’économie mondiale avec la montée en flèche du solde déficitaire de la balance des paiements des États-Unis.

En recherchant de nouveaux actifs pour protéger la valeur de leurs avoirs en dollars alors que la bulle de crédit de la Réserve fédérale se traduisait par une baisse des taux d’intérêt, les fonds souverains chinois ont cherché à se diversifier à la fin de 2007. La Chine a pris des participations dans les fonds d’ investissement Blackstone et Morgan Stanley à Wall Street, Barclays en Grande-Bretagne, dans la Standard Bank d’Afrique du Sud (qui fut affiliée à la Chase Manhattan du temps de l’apartheid dans les années 1960) et dans le conglomérat financier belge Fortis proche de l’effondrement. Mais le secteur financier américain s’écroulait sous le poids de sa dette phénoménale, la valeur des actions des banques et des firmes d’investissement a plongé dans le monde entier.

Les étrangers voient le FMI, la Banque mondiale et l’Organisation Mondiale du Commerce comme les représentants de Washington dans un système financier soutenu par les bases militaires américaines et les porte-avions qui entourent la planète. Mais cette domination militaire est un vestige d’un empire américain qui n’est plus en mesure de régner par sa force économique. La puissance militaire américaine est basée davantage sur des armes atomiques et les frappes aériennes à longue distance que sur les opérations au sol, qu’il est devenu politiquement trop impopulaire de monter sur une grande échelle.

Sur le front économique, on ne voit pas comment les États-Unis pourraient trouver les 4 000 milliards de dollars qu’ils doivent aux gouvernements étrangers, à leurs banques centrales et aux fonds souverains mis en place pour écluser la surabondance de dollars. L’Amérique est devenue un mauvais payeur et de fait, une mauvais payeur agressif sur le plan militaire, car elle cherche à conserver le pouvoir sans pareil jadis gagné sur le plan économique. La question qui se pose est de savoir comment peser sur son comportement. Yu Yongding, un ancien conseiller de la banque centrale de Chine désormais membre de l’Académie des Sciences chinoise, a proposé de faire remarquer au secrétaire américain au Trésor Tim Geithner que les États-Unis devraient « épargner » d’abord et avant tout en pratiquant une réduction de leur budget militaire. « Les recettes fiscales des Etats-Unis ne sont pas susceptibles d’augmenter à court terme en raison de la faible croissance économique, de la rigidité des dépenses et du coût de mener deux guerres. » [6]

À l’heure actuelle, c’est l’épargne étrangère, et non pas celle des américains, qui finance le déficit budgétaire américain en achetant la plupart des bons du Trésor. Cela se traduit par un impôt levé sans la contrepartie d’une représentation des électeurs étrangers sur la manière dont le gouvernement des États-Unis utilise leur épargne forcée. Pour les « diplomates » du système financier , il est donc nécessaire d’élargir le champ d’application de leurs politiques, au-delà du seul marché de secteur privé. Les taux de change sont déterminés par de nombreux facteurs, en plus de celui des « consommateurs brandissant des cartes de crédit » , pour reprendre l’euphémisme habituel qu’utilisent les médias américains à propos du déficit de la balance des paiements. Depuis le 13ème siècle, la guerre a été un facteur dominant dans la balance des paiements des grandes nations - et de leurs dettes. Les obligations d’Etat financent essentiellement des dettes de guerre, dans la mesure ou en temps de paix les budgets ont tendance à être équilibrés. Ceci relie directement le budget de la guerre à la balance des paiements et aux taux de change.

Les pays étrangers se voient encombrés de reconnaissances de dette qui ne seront pas honorées - dans des conditions telles que s’ils agissent afin de mettre fin au festin américain, le dollar va plonger et leurs avoirs en dollars vont chuter par rapport à leur monnaie nationale et aux autres devises. Si la monnaie chinoise s’apprécie de 10% par rapport au dollar, sa banque centrale enregistrera l’équivalent de 200 milliards de dollars de pertes sur ses 2 000 milliards de dollars.

Cela explique pourquoi, quand les agences de notation envisagent que les titres du Trésor des États-Unis puissent perdre leur notation AAA, elles ne veulent pas signifier que le gouvernement ne serait pas en mesure d’imprimer des dollars papier pour honorer ses dettes. Elles indiquent plutôt que la valeur du dollar va se déprécier internationalement. Et c’est exactement ce qui se passe en ce moment. Lorsque M. Geithner prit un visage grave pour déclarer devant un auditoire à l’Université de Pékin au début du mois de Juin qu’il croyait en un « dollar fort » et que les investissements de la Chine aux États-Unis étaient sûrs, il a été accueilli par des rires sarcastiques [7].

L’anticipation d’une hausse des taux de change de la Chine incite les spéculateurs à chercher à emprunter des dollars pour acheter du renminbi et bénéficier de la hausse. Pour la Chine, le problème est que ce flux spéculatif deviendrait une prophétie auto-réalisatrice en faisant grimper sa monnaie. De ce fait, le problème des réserves est intrinsèquement lié à celui des contrôles de capitaux. Pourquoi la Chine devrait-elle voir ses compagnies rentables vendues pour des dollars fraîchement créés, que la banque centrale doit utiliser pour acheter à faible taux des bons du trésor américain ou perdre encore plus d’argent à Wall Street ? Pour éviter ce dilemme, il est nécessaire d’inverser la philosophie de l’ouverture des marchés de capitaux que le monde a adopté depuis Bretton Woods en 1944.

A l’occasion de la visite de M. Geithner en Chine, « Zhou Xiaochuan, directeur de la Banque populaire de Chine, la banque centrale du pays, a déclaré que c’était la première fois depuis que les pourparlers semestriels ont commencé en 2006, que la Chine avait besoin d’apprendre des erreurs de l’Amérique tout comme de ses succès » lorsqu’il fut question de la déréglementation des marchés de capitaux et du démantèlement des contrôles.

Une ère est donc arrivée à son terme. Face à des dépenses démesurées des Etats-Unis, la dé-dollarisation menace de forcer les pays à revenir aux doubles taux de change, qui furent fréquents entre les deux guerres mondiales : un taux de change pour le commerce des produits, un autre pour les mouvements de capitaux et les investissements, tout au moins pour les économies de la zone dollar [8].

Même sans contrôle des capitaux, les pays réunis à Iekaterinbourg prennent des mesures pour éviter de recevoir involontairement de plus en plus de dollars. Voyant que l’hégémonie globale des États-Unis ne peut pas se poursuivre en l’absence du pouvoir d’achat qu’ils leur procurent eux-mêmes, ces gouvernements cherchent à hâter ce que Chalmers Johnson a nommé dans son ouvrage « les douleurs de l’empire » : la faillite de l’ordre mondial financier et militaire américain. Si la Chine, la Russie et leurs alliés non-alignés suivent leur propre chemin, les États-Unis ne pourront plus vivre grâce à l’épargne des autres (sous la forme de leurs propres dollars recyclés), ni disposer de cet argent pour financer des dépenses militaires illimitées.

Des responsables américains voulaient assister à la réunion de Iekaterinbourg en tant qu’observateurs. On leur a répondu : non. C’est un mot que les américains vont entendre beaucoup plus souvent à l’avenir.

Michael Hudson est un économiste spécialisé dans le domaine de la balance des paiements. Il a été le conseiller économique en chef du candidat Démocrate à la présidentielle Dennis Kucinich. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont : « Super Imperialism : The Economic Strategy of American Empire »


Publication originale Michael Hudson, traduction Madeleine Chevassus pour Contre Info


[1] Andrew Scheineson, “The Shanghai Cooperation Organization,” Council on Foreign Relations, Updated : March 24, 2009 : “While some experts say the organization has emerged as a powerful anti-U.S. bulwark in Central Asia, others believe frictions between its two largest members, Russia and China, effectively preclude a strong, unified SCO.”

[2] Kremlin.ru, June 5, 2009, in Johnson’s Russia List, June 8, 2009, #8.

[3] Jamil Anderlini and Javier Blas, “China reveals big rise in gold reserves,” Financial Times, April 24, 2009. See also “Chinese political advisors propose making yuan an int’l currency.” Beijing, March 7, 2009 (Xinhua). “The key to financial reform is to make the yuan an international currency, said [Peter Kwong Ching] Woo [chairman of the Hong Kong-based Wharf (Holdings) Limited] in a speech to the Second Session of the 11th National Committee of the Chinese People’s Political Consultative Conference (CPPCC), the country’s top political advisory body. That means using the Chinese currency to settle international trade payments ...”

[4] Shai Oster, “Malaysia, China Consider Ending Trade in Dollars,” Wall Street Journal, June 4, 2009.

[5] Jonathan Wheatley, “Brazil and China in plan to axe dollar,” Financial Times, May 19, 2009.

[6] “Another Dollar Crisis inevitable unless U.S. starts Saving - China central bank adviser. Global Crisis ‘Inevitable’ Unless U.S. Starts Saving, Yu Says,” Bloomberg News, June 1, 2009.

[7] Kathrin Hille, “Lesson in friendship draws blushes,” Financial Times, June 2, 2009.

[8] Steven R. Weisman, “U.S. Tells China Subprime Woes Are No Reason to Keep Markets Closed,” The New York Times, June 18, 2008.

Source: ContreInfo

L’union de la droite, clé du renouveau de la France

Reprise d'article (publié le 13 mai 2006)


par Henry de Lesquen
président du Club de l'Horloge

Une pédagogie des opinions proscrites

Le verrouillage politique qui met le Front national au ban des partis est le fidèle reflet du verrouillage idéologique qui empêche de parler librement de certains sujets vitaux pour l’avenir de notre pays. C’est parce que le F.N. ne se conforme pas aux interdits édictés par les hérauts de l’idéologie dominante qu’il est victime d’ostracisme et exclu de l’“arc constitutionnel”, en tant que parti d’extrême droite.

Réciproquement, les idées qui sont défendues par le F.N. se trouvent disqualifiées de ce seul fait. Si le projet de réduire le nombre des immigrés, de maintenir les valeurs traditionnelles ou de renforcer la sécurité est avancé par Le Pen, alors, nous serine-t-on dans les media, c’est bien la preuve que ce sont des idées d’extrême droite, donc fascistes ! L’exclusion-diabolisation du Front national est une pédagogie des opinions proscrites, qui a tout du bourrage de crânes.

Si l’on suppose maintenant l’union de la droite réalisée, le F.N. réintégré dans l’“arc constitutionnel”, alors tout change. Le discours délirant, mais envahissant, d’une gauche crypto-totalitaire apparaît tout d’un coup pour ce qu’il est. Il ne prend plus. Le consensus métapolitique imposé par l’idéologie dominante est ruiné. La France profonde peut se remettre en marche. Elle est à nouveau maîtresse de son destin.

L’union de la droite n’est pas seulement nécessaire pour une simple raison d’arithmétique électorale, mais aussi, et surtout, parce qu’il est au fond inutile d’avoir un gouvernement dit de droite si celui-ci fait la même politique que la gauche. En démocratie, un gouvernement inscrit son action dans le cercle magique qui est tracé par l’idéologie dominante. Il ne pourra réduire ni l’immigration ni l’insécurité ni même réformer l’économie (voyez le fiasco du C.P.E. en 2006) s’il s’est d’avance soumis aux diktats idéologiques de la gauche en refusant le concours de cette partie de la droite qui est la plus déterminée à s’opposer à la gauche.

Affronter le terrorisme intellectuel

On nous dit que le thème de l’union de la droite est une duperie, parce que la droite établie, l’U.M.P., n’est pas une vraie droite. Ce jugement, qui paraît sensé, est en réalité à courte vue, car les électeurs de l’U.M.P., eux, sont incontestablement à droite. Dès lors, l’union de la droite serait la pierre de touche qui leur permettrait de faire le départ, parmi les hommes politiques, entre ceux qui sont réellement de droite, et les autres, qui préféreraient s’allier avec la gauche plutôt qu’avec la droite de la droite. L’alliance à droite obligerait les hommes politiques de la droite établie à sortir de l’ambiguïté, à révéler leurs préférences, et à choisir d’affronter le terrorisme intellectuel de la gauche, donc à prouver leur caractère et à contribuer à l’ébranlement du système de sidération dont les Français sont victimes.

On dit aussi que l’union de la droite est impossible. Il n’est pas facile, admettons-le, d’imaginer un scénario qui y conduirait. Mais, en politique, les choses peuvent changer très vite. Ce qui paraît impossible un jour est évident le lendemain. La campagne de Villiers contre l’islamisation de la France montre que les choses sont en train de bouger, à droite, après les émeutes ethniques de 2005. Ce dont nous avons besoin, aujourd’hui, ce n’est pas tant d’hommes politiques que d’hommes d’Etat, qui mesureront l’enjeu de l’union de la droite et qui décideront de la mettre en œuvre. Ceux-là inscriront leurs noms dans l’histoire comme les artisans du renouveau de la France.

N.B. : une version abrégée de cet éditorial a été publiée dans Monde et Vie le 13 mai 2006.

Source: Club de l'Horloge


12/09/2009

Pourquoi les « antiracistes » vont-ils sauver le soldat Hortefeux ?

Hortefeux sera sauvé, non pas malgré le fait qu’il ait révoqué le préfet Girod de Langlade, mais précisément parce qu’il l’a révoqué.

Explications :


Acte 1 : Le préfet Paul Girod de Langlade est médiatiquement lynché par les associations « antiracistes ». Alors qu’il était interpellé de manière peu courtoise par un agent de sécurité, à Orly, il a été accusé d’avoir déclaré : « Il n’y a que des Noirs ici ». Affirmation qu’il nie et qu’aucune vidéo ne confirme, le préfet s’étant borné à dire selon lui : « On se croirait en Afrique. » Impression ressentie par beaucoup de passagers mais, il est vrai, politiquement incorrecte, le déni de réalité étant à la base de l’idéologie dominante.

Acte 2 : Les associations « antiracistes » engagent des poursuites judiciaires contre Paul Girod de Langlade et demandent sa mise à pied. En bon petit soldat de l’ « antiracisme », le ministre Hortefeux leur accorde la tête du préfet et le suspend de ses fonctions sans tenir compte de la présomption d’innocence. Adoptant une attitude crânement aristocratique et n’oubliant pas qu’il fut sous-lieutenant à Saint-Cyr, le préfet se défend et riposte. Résultat : le conseil des ministres le met à la retraite d’office.

Acte 3 : En visite à l’université des jeunes de l’UMP et à l’issue d’une scène suintant le paternalisme et la démagogie, le ministre Hortefeux déclare à propos des Beurs : « Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes. » Il est vrai que le problème de l’assimilation ne se pose pas de la même manière pour un individu et la masse d’une communauté. Mais l’affirmation est clairement politiquement incorrecte et même susceptible d’être poursuivie, voire condamnée, au titre de la loi liberticide Pleven/Gayssot. Or, contrairement aux propos prêtés à Girod de Langlade, la déclaration de Brice Hortefeux est avérée : Internet en fait foi. Et le ministre est dans l’exercice de ses fonctions alors que le préfet, après avoir regagné le lieu de sa résidence administrative (Paris), partait en voyage privé pour son château auvergnat.

Acte 4 : Le « dérapage » de Hortefeux fait du « buzz » sur Internet ; les associations antiracistes protestent ; Ségolène Royal demande à Hortefeux de s’appliquer à lui-même la sanction qu’il a retenue contre Girod de Langlade. Et le jeune retraité Girod de Langlade déclare attendre un nouveau compagnon pour ses parties de bridge. Quant à  Bernard Antony, il estime que Hortefeux, s’étant ridiculisé, doit se faire hara-kiri à la japonaise.

Acte 5 : Les ministres qui ont révoqué Girod de Langlade le mercredi (9 septembre) montent en ligne pour défendre Hortefeux le vendredi (11 septembre). La pression médiatique se calme : il faut sauver le soldat Hortefeux !

Epilogue : Hortefeux sera sauvé, non pas malgré le fait qu’il ait révoqué le préfet Girod de Langlade mais précisément parce qu’il l’a révoqué.
Il a montré en cette occasion qu’il n’avait rien à refuser aux associations "antiracistes" qu’il subventionne, qu’il associe à la politique de son ministère (pour organiser le dialogue entre les « jeunes » et la police) et qu’il écoute  régulièrement. Pas plus tard que mardi 8 septembre, il recevait d’ailleurs longuement une délégation du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).

Sur la scène du théâtre politique Hortefeux a un rôle : faire croire à la fermeté du pouvoir contre la délinquance et l’excès d’immigration ; et la petite scénette de Seignosse, vue sur Internet près de un million de fois, est bien utile pour cela. Il faut bien de temps en temps donner des satisfactions aux électeurs français qu’on assimile à des « beaufs ».

La réalité des politiques conduites est évidemment autre : lorsqu’il était ministre de l’Immigration Hortefeux a fait beaucoup de bruit pour dire qu’il expulsait plus de 20.000 clandestins par an. Mais, dans le même temps, il a accordé 200.000 titres de séjour aux étrangers. Cela, les immigrationnistes le savent. C’est pour cela que les médias et les maîtres de l’idéologie dominante sauveront le soldat Hortefeux.


Guillaume Bénec’h
11/09/2009

Source: Polémia

11/09/2009

Poutine n'exclut pas une candidature à la présidentielle de 2012

Vladimir Poutine se réserve la possibilité d'être candidat à l'élection présidentielle russe de 2012.

L'actuel Premier ministre fut président de 2000 à 2008 et a laissé ensuite la place à Dmitri Medvedev.

"Mon mandat expirait et j'ai pensé que Medvedev était la meilleure personne pour me succéder et je l'ai soutenu", a-t-il déclaré aux journalistes.

"En 2012, nous réfléchirons ensemble et nous prendrons en compte les réalités du moment, et nos projets personnels", a-t-il ajouté.

Source: Reuters

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10/09/2009

Les Français de souche minoritaires dès 2060 ?

Selon les calculs de l’économiste Gérard Pince, les Français de souche deviendront minoritaires dans leur propre pays en 2060 au plus tard.

L’analyse de Gérard Pince se divise en deux volets. Dans un premier temps, il estime le nombre de Français de souche en 2008. En se basant sur le nombre de Français en 1946 (40 millions), l’accroissement naturel de la population (hors immigration) pendant le baby-boom de 1946 à 1974 (9 millions), et l’accroissement naturel (plus faible) de la population de 1975 à 2008 (4 millions), il arrive à un total de 53 millions de Français de souche en 2008.

L’INSEE ayant recensé 62 millions d’habitants en 2008, par soustraction, 9 millions d’immigrés seraient présents sur notre territoire. Azouz Begag, en tant que ministre du gouvernement Villepin, avait lui révélé au Figaro que la population issue de l’immigration représentait plus de 15 millions de personnes en France en 2007.

Dans un deuxième temps, Gérard Pince, à partir d’hypothèses qu’il qualifie lui-même de «optimistes » sur le taux de fertilité des FDS et l’intensité des flux migratoires, calcule que la population FDS deviendra minoritaire dans son propre pays dès 2060.

Gérard Pince ne prend pas en compte l’émigration des populations de souche, phénomène qui prend de l’ampleur dans les pays européens touchés par l’immigration, et qui tend à accélérer la substitution de population.

Cette analyse rejoint celle du démographe Jean-Paul Gourévitch, qui estime que les musulmans représenteront plus de la moitié de la population française en 2050. Jean Raspail, dans un article qui cite les démographes Jean-Claude Chesnais et Jacques Dupâquier, arrive à la même conclusion. Le géopoliticien Aymeric Chauprade, quant à lui, voit le basculement arriver un peu plus tôt, dès 2040.

Source: François de Souche