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27/09/2009

France et judéocratie: le pouvoir exorbitant du lobby judéo-sioniste dans les médias français

Il est parfaitement anormal qu’un débat qui concerne directement ou indirectement Israël, dit "Etat juif" par beaucoup, ou le judaïsme, ou le communautarisme (juif ou autres), rassemble au minimum un et le plus souvent plusieurs et régulièrement une grande majorité de débatteurs Juifs qui ne disent pas alors publiquement lors de ce débat leur proximité, leur éventuelle partialité, en tous les cas leur non-neutralité par rapport au sujet, dans ce débat.

Pour une population qui représente 1% de la population française, c’est parfaitement anormal. Et cela traduit de toute évidence une manipulation politique, communautariste, voire mafieuse : on fait la courte-échelle uniquement aux copains Juifs, de préférence à des non-Juifs, et aux copains Juifs sionistes de préférence aux Juifs non sionistes. C’est de l’apartheid-inversé, du favoritisme, de la ghettoïsation "élitiste" de collusion au détriment de la démocratie.

Les sujets sensibles sont particulièrement bien encadrés dans tous les (pseudo) débats : terrorisme, immigration, indigènes, noirs, pouvoir politique, communautarisme, insécurité, banlieues, islam. En réalité on organise une apparence d’opposition d’idée, qui ne reflète jamais la réalité des diversités attestées par les expressions sur internet. On fait semblant d’opposer des points de vues mais on restreint le champs de discussion à une sphère convenue, politiquement correcte au mieux, totalement manipulatrice au pire.

Une communauté présente à hauteur de 1% en France ne peut pas être présente "naturellement" à 50%, 70%, et parfois même 100% dans certains médias ou certaines émissions.

D’autre-part, prétendre à une supériorité de personnalités juives pour expliquer cette surreprésentation énorme, relèverait du racisme.

Voici des cas précis de débats déjà anciens qu’on pourra juger indignes de ce fait (voir lien ci-dessous).

Aujourd’hui, après l’arrivée du "Macchia" Sarkozy (Messie selon les "Juifs de Neuilly"), à la présidence-gouvernance exclusive et générale de la France, grâce en particulier aux connivences et aux collusions pour le faire gagner, la situation a empiré encore plus drastiquement.

Regardez ces émissions et concluez vous-mêmes : Y-a-il 1% de gens qui se disent Juifs ? Ou bien y en-a-t-il beaucoup plus ? Et le néosionisme juif comme non-juif n’est-il pas écrasant ?

Si vous savez ce que veut dire "néosioniste"*, alors vous détecterez facilement que 90% des personnalités qui ont pignon sur rue partout et tout le temps dans les médias sont NEOSIONISTES, et le plus souvent désormais ces personnalités se disent aussi juives dans une proportion très majoritaire.

* néosionisme : instrumentalisation rhétorique ou politicienne, des nazis, juifs, shoah, souffrances, mémoire, histoire, et contruction permanente du mythe israélien par le mensonge permanent, soutien à tous les prix de l’affrontement au profit d’Israël.

Source: Les Ogres.tv

26/09/2009

Yves Calvi accusé d'antisémitisme par Arthur

Reprise d'article: 25 juin 2003

Piégé en direct en mai dernier par Arthur dans son émission "PlanetArhur", Yves Calvi a demandé la diffusion d'un droit de réponse sur Fun Radio. Le journaliste d'Europe 1 avait été mis en cause par Arthur à la suite d'une émission consacrée à "Nice People" et a qualifié "d'accusations très graves" les propos d'Arthur.

Yves CalviRappel des faits : le 30 avril dernier, Yves Calvi recevait sur Europe 1 le publicitaire Frank Tapiro et l'écrivain et professeur de philosophie Vincent Cespedes. Ils ont décrypté les émissions de télé réalité comme Loft Story ou Nice People, cette dernière émission étant produite par Endemol France, dont Arthur est le directeur général. Au cours de cette émission, Yves Calvi, puis Vincent Cespedes utiliseront le terme "consanguinité"pour désigner les invités ou candidats des émissions de variété ou de divertissement produites notamment par Endemol France. Yves Calvi avait employé ce mot de manière métaphorique pour désigner la récurrence des invités d'une émission à l'autre.

Cette interprétation ne fut pas celle d'Arthur qui y a vu une allusion à la judaïcité, alors que ce mot n'a jamais été prononcé par Yves Calvi ni son invité. "Ils disent que comme je suis Juif j'ai invité quelqu'un qui s'appelle Partouche qui est Juif. Mais moi je ne l'ai jamais vu ce garçon", expliquait Arthur sur l'antenne de Fun Radio. Le 16 mai dernier, Arthur a donc appelé Yves Calvi sans le prévenir en direct sur l'antenne de Fun Radio. Arthur lui demanda alors d'expliquer en quoi Prosper Partouche était consanguin avec lui, propos qu'Yves Calvi n'avaient pas tenus dans son émission. Ce dernier s'est défendu d'avoir tenu des propos antisémites. La conversation fut ensuite interrompue par une page de publicité sans qu'Yves Calvi ait pu véritablement expliquer le sens de ses propos. Qualifiant "d'accusations très graves" les propos d'Arthur, Yves Calvi a demandé à Fun Radio la diffusion d'un droit de réponse.

Voici la retranscription intégrale de ce droit de réponse.

"Il nous a été demandé par Monsieur Yves Calvi de diffuser le droit de réponse suivant :

"J'ai eu la surprise, le 16 mai dernier, d'avoir été contacté par Arthur sur mon téléphone portable et d'être passé en direct dans l'émission PlanetArthur. Cette diffusion a été réalisée alors que j'ignorais le caractère public de cette conversation téléphonique avec interlocuteurs que je n'ai pu identifier immédiatement. J'ai à cette occasion fait l'objet d'accusations très graves, malhabilement déguisées sous le prétexte d'être interrogé sur la signification du terme consanguin qui avait été prononcé le 30 avril dernier lors de l'émission que j'anime sur Europe 1.

"Comme je l'ai indiqué à l'antenne de Fun Radio, ce terme faisait référence d'une manière très générale et qui ne visait pas Arthur en particulier, aux pratiques largement dénoncées des animateurs des émissions de variétés qui s'invitent les uns les autres d'émissions en émissions. Cependant, outre le caractère erroné des allégations me visant, j'ai été dans l'incapacité de faire usage de mon droit de m'exprimer, dans la mesure où ma conversation avec Arthur a été soudainement interrompue par une page de publicité.

"Or, les critiques particulièrement infondées dont j'ai fait l'objet nécessitaient, de par leur gravité, une discussion sérieuse. Les méthodes utilisées à cette occasion ont été particulièrement désagréables. Je souhaite par conséquent exprimer mon indignation face au procédé mis en oeuvre à mon encontre qui manifeste une volonté réelle de déformer les propos que j'ai tenu et de me dénigrer de manière injustifiée auprès des auditeurs de Fun Radio.

Source: http://www.radioactu.com/actualites-radio/19055/fun-radio...

Thibault Leroi pour RadioActu

Villepin déjà « coupable » pour Sarkozy : « C'est volontaire »

Dessin de Na

La présomption d'innocence, Nicolas Sarkozy s'en moque lorsqu'il s'agit de Dominique de Villepin. Ce qui lui vaudra d'être attaqué par ce dernier à l'issue de son mandat. Interrogé par TF1 et France 2 mercredi soir sur le procès Clearstream, le Président a en effet oublié son rôle de « garant de l'indépendance de la justice » et lâché :

« Après deux ans d'enquête, deux juges indépendants ont décidé que les coupables devaient être traduits devant le tribunal correctionnel. »

Ni Laurence Ferrari, ni David Pujadas ne relèvent. Le chef de l'Etat assure qu'il ne renoncera pas à sa plainte, comme l'ont réclamé les avocats de Dominique de Villepin : « Je ne suis pas un homme qui renonce et qui plaisante avec les principes d'honneur et de probité. » Et après un sourire : « Que la justice fasse son travail sereinement, elle est en train de le faire. » (Voir la vidéo)



Ce « lapsus » a immédiatement fait bondir les avocats de Dominique de Villepin qui ont annoncé une plainte contre le chef de l'Etat pour « atteinte à la présomption d'innocence ».

Une assignation civile très symbolique

Contacté par Rue89, Henri Leclerc, avocat de l'ex-Premier ministre, a confirmé qu'une assignation civile contre le Président serait officiellement déposée devant le tribunal de grande instance de Paris.

Le chef de l'Etat bénéficiant d'une immunité, l'assignation ne pourra être examinée qu'à l'issue de son mandat à la présidence. Il apparaît évident qu'elle a plus valeur de symbole au moment précis où la défense de Dominique de Villepin accuse Nicolas Sarkozy d'être juge et partie.

Pour Henri Leclerc, le lapsus de Sarkozy ajoute à la pression déjà exercée sur la Justice par la constitution de partie civile de Nicolas Sarkozy :

« Je pense que c'est volontaire. Le président de la République ne parle pas pour ne rien dire. Il s'agissait d'un entretien, depuis l'ONU, d'une déclaration solennelle.

C'est une intervention publique du Président, sur une procédure en cours dans laquelle il est est partie civile, qualifiant Dominique de Villepin de coupable ! Et le tout depuis l'ONU !

Ce n'est pas un ordinaire ! Et ça peut presque se passer de commentaires tant ce n'est pas ordinaire ! »

Mercredi, en plein procès, Olivier Metzner, avocat de Dominique de Villepin, s'est également scandalisé :

« C'est cela le respect de votre tribunal ? De votre parquet ? C'est cela qu'un président de la République donne comme spectacle à la France de la Justice ? La présomption d'innocence est un droit fondamental.

Et le président de la République la bafoue en direct devant des millions de Français ! On a déjà voulu pendre Dominique de Villepin à un “croc de boucher”. Maintenant, on le dit déjà coupable ! »

Source: Rue89

A Calais, Sarkozy fait de la politique spectacle

Communiqué de presse de Marine LE PEN

Fidèle à sa stratégie de politique spectacle et d’enfumage des Français, Nicolas Sarkozy et son ministre de l’immigration, Eric Besson ont procédé devant les caméras de télévision au démantèlement de la « jungle » de Calais.

Sur les quelque 800 clandestins qui campaient à Calais, 278 ont été interpellés. Combien seront-ils réellement expulsés ? Très peu, si l’on se réfère à ce type d’opérations menées par le passé par Nicolas Sarkozy.

En 2002, lors de la très médiatique fermeture du Centre de Sangatte, un millier des 1500 clandestins interpellés avaient demandé l’asile en France avec la bénédiction de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur.

En 2006, lors de l’évacuation du squat francilien de Cachan, décidée là encore par Nicolas Sarkozy, 231 des 238 clandestins avaient été par la suite régularisés.

Les Français, victimes chaque jour de la folle politique d’immigration, n’ont rien à attendre d’un Nicolas Sarkozy qui rappelait en 2003 « aux professionnels de la fermeture, que la France est un pays ouvert et doit le rester ».

Source: FN

 

14:51 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

24/09/2009

La dénationalisation du monde occidental mène à l'éclatement de nos sociétés

 

Source

23/09/2009

Chasse au Blanc: des bandes ethniques attaquent la Techno Parade

Les organisateurs de la Techno Parade avaient choisi comme thème de l'événement: la mixité... pari réussi!

"Notre maison brûle, et nous regardons ailleurs".

« La Techno Parade est un grand moment de gaieté qui permet aux Parisiens de prendre possession de leur ville » avait déclaré Frédéric Mitterrand en lançant la fête.

« Beaucoup de préjugés se sont évanouis, mais des libertés sont encore à conquérir. A Paris, c’est comme si un couvre-feu tombait le soir. Paris est devenue une ville trop fliquée et tristounette comme le sont d’autres villes de France » regrettait Jack Lang qui participait au coup d’envoi.

« Avec le magazine Respect, nous allons fêter le public de la Techno Parade qui depuis la première édition, exprime une magnifique mixité en réussissant des gens très différents : blacks, blancs, beurs, hétéros, gays, jeunes et moins jeunes » , explique Sophie Bernard, directrice de Technopol, l’association de défense des musiques électroniques, principal interlocuteur des pouvoirs publics et qui a créé la Techno Parade de Paris.

Source: François de Souche

La citation du jour

"A la place de l’aide au développement, aidez plutôt les émigrés à rentrer dans leur pays ! Au lieu de nous envoyer des médecins de Médecins du monde, essayez de convaincre plutôt tous les médecins camerounais installés à l’étranger de revenir !" 

Emile Bomba, président de l’Association de Lutte contre l’Emigration Clandestine (Alcec), décembre 2008

Source: François de Souche

21/09/2009

La déclaration de Dominique de Villepin avant le procès Clearstream

Villepin.jpgVoici l'intégralité de la déclaration faite lundi par Dominique de Villepin avant l'ouverture du procès Clearstream devant le tribunal correctionnel de Paris: 

"Nous sommes aujourd'hui le 21 septembre. C'est le jour anniversaire de la République française. C'est aussi le jour dédié par les Nations unies pour la paix dans le monde. J'espère que l'exigence de justice sera au rendez-vous.

Je suis ici par la volonté d'un homme, je suis ici par l'acharnement d'un homme, Nicolas Sarkozy, qui est aussi président de la République française. J'en sortirai libre et blanchi au nom du peuple français. Certains voudraient croire qu'il n'y a pas dans notre pays de procès politique, je veux le croire aussi et pourtant nous sommes ici en 2009 et nous sommes en France.

Je veux redire que mon combat n'est pas un combat personnel, c'est le combat de toutes celles et tous ceux qui se battent contre l'injustice, c'est le combat de toutes celles et tous ceux qui sont victimes de l'abus de pouvoir. La justice est un bien précieux mais c'est aussi un bien fragile qui demande l'engagement de tous. Je sais que la vérité triomphera. Je vous remercie". AP

Dominique de Villepin offensif au début du procès Clearstream

Dominique de Villepin a dénoncé "l'acharnement" de Nicolas Sarkozy contre lui dès le début du procès où il est jugé avec quatre autres suspects pour un supposé complot contre le président français en 2004.

Avant d'entrer dans la salle d'audience du tribunal correctionnel de Paris qui siégera pendant un mois, l'ancien Premier ministre s'est adressé aux journalistes avec gravité, entouré de ses trois enfants et de son épouse.

"Je suis ici par la volonté d'un homme, par l'acharnement d'un homme, Nicolas Sarkozy", a-t-il déclaré.

Evoquant les droits de l'homme, fustigeant un "procès politique" et un "abus de pouvoir", il a conclu : "La justice est un bien précieux et est aussi un bien fragile. Je sais que la vérité triomphera."

Le chef de l'Etat est en effet partie civile dans ce procès, avec une quarantaine d'autres personnalités de tous les milieux, ce qui transforme l'audience en une bataille politique sans précédent au plus haut niveau de l'Etat.

Le dossier vise un faux fichier de comptes bancaires secrets de la société luxembourgeoise Clearstream, où les patronymes hongrois de Nicolas Sarkozy "Nagy" et "Bocsa" figuraient.

La transmission de cette liste à un juge en juin 2004 avait perturbé la marche de Nicolas Sarkozy vers sa candidature à la présidentielle de 2007, qu'il allait cependant remporter.

Devant le tribunal, les avocats de Dominique de Villepin, qui nie toute implication dans la manipulation, ont demandé aux juges de déclarer irrecevable la constitution de partie civile du chef de l'Etat, irrégulière selon eux.

Me Henri Leclerc a rappelé que le président était notamment, selon la Constitution, "garant de l'indépendance de la magistrature" et avait autorité indirecte sur le parquet et certains magistrats, un rôle jugé incompatible avec celui où il sollicite des juges réparation et condamnation.

"CROC DE BOUCHER"

L'avocat a aussi rappelé les propos prêtés au chef de l'Etat, et jamais démentis, où il aurait promis que les auteurs de la manipulation finiraient sur "un croc de boucher".

"C'est d'une violence inouïe. Le président ne peut pas nier qu'il est passionné par cette affaire, que tous les journaux parlent de sa colère froide", a-t-il dit.

Le procureur Jean-Claude Marin a répondu qu'il ne s'intéressait pas aux propos rapportés dans les journaux et s'est prononcé contre la demande de la défense, soutenant donc la validité de la constitution de partie civile du président.

Il n'y a pas de problème puisque la plainte de Nicolas Sarkozy n'est pas à l'origine de l'enquête, a-t-il estimé.

Le tribunal a renvoyé sa décision sur ce point au jugement sur le fond de l'affaire, si bien que Me Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy, participera au procès.

"M. Nicolas Sarkozy est une partie civile comme les autres", a plaidé Me Herzog. Le chef de l'Etat n'a jamais fait de demande d'acte et n'est jamais intervenu dans l'enquête, il veut simplement que la lumière soit faite, a-t-il expliqué.

Le tribunal a convoqué une vingtaine de témoins, dont l'ancien Premier ministre de 2002 à 2005 Jean-Pierre Raffarin.

Dominique de Villepin encourt jusqu'à cinq ans de prison et 45.000 euros d'amende pour "complicité de dénonciation calomnieuse et d'usage de faux, recel d'abus de confiance et recel de vol".

Des dépositions le mettent en cause, notamment celle de Jean-Louis Gergorin, vice-président d'EADS au moment des faits.

Ce dernier, jugé pour avoir remis les listes au juge Renaud Van Ruymbeke en 2004, dit l'avoir fait sur ordre de Dominique de Villepin. Imad Lahoud, mathématicien recruté à EADS par Gergorin et soupçonné d'être le falsificateur, reconnaît ces faits et a lui aussi dit fin 2008, après de multiples autres versions, que Dominique de Villepin connaissait la manoeuvre.

Un ex-consultant, Florian Bourges, et un journaliste, Denis Robert, à l'origine de l'affaire pour avoir obtenu des documents authentiques de Clearstream, matrice des faux, sont aussi jugés. Leurs avocats ont demandé l'annulation de leur renvoi devant le tribunal, estimant qu'ils n'avaient commis aucun délit.

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

Source: Reuters

Comment l'Europe a explosé le prix du lait

Le marché du lait obéira aux lois des autres marchés: dé-ré-gu-la-tion. Selon l'analyse de Laurent Pinsolle, démanteler la PAC, c'est une des pires décisions de la Commission européenne. Depuis, les prix du lait se sont effondrés et les producteurs ne peuvent plus suivre. Et l'enjeu est de taille: l'indépendance alimentaire européenne.
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Le démantèlement de la PAC voulu par la Commission, et accepté par les dirigeants politiques européens, a rapproché le marché du lait du fonctionnement des autres marchés dérégulés : les prix montent et descendent de manière anarchique, au mépris de toute réalité économique.

La situation intenable des agriculteurs

A l’origine, la Politique Agricole Commune fixait des prix minimums qui assuraient aux agriculteurs qu’ils pourraient vivre de leur travail. Au pire, quand la surproduction menaçait sur un marché, une politique de quotas était mise en place pour s’assurer que la production n’excédait pas les besoins du marché européen. Malheureusement, depuis de trop nombreuses années, la France a accepté le démantèlement de la PAC, laissant la fixation des prix aux simples mécanismes du marché.

Résultat, les prix ne cessent de faire le yo-yo comme nous le constatons à nouveau aujourd’hui. Le prix des céréales s’est récemment envolé du fait du développement des biocarburants et de la spéculation d’institutions financières qui y voyaient l’opportunité de juteux paris spéculatifs. Cela avait alors entraîné une hausse des prix du lait. Mais depuis quelques mois, les prix se sont effondrés, passant de 378 euros les 1000 litres en janvier 2008 à seulement 265 euros aujourd’hui.

Pas besoin d’être devin pour deviner qu’une baisse d’un tiers du prix du lait risque de mettre en péril l’ensemble d’une filière agricole qui place son point mort autour de 320 euros les 1000 litres et estime qu’elle a besoin d’un prix de 400 euros pour vivre correctement. Mais surtout, comment ne pas penser au sort malheureux des paysans qui se voient acculés à la faillite du jour au lendemain du fait des mouvements erratiques des prix du lait sur le marché.

L’exception agricole

Bien sûr, on pourrait soutenir que cette variabilité du prix est la conséquence de la liberté de production donnée aux agriculteurs et qu’à ce titre la baisse des prix n’est que la conséquence de la hausse de leur production. Cependant, l’agriculture n’est pas une activité comme les autres. Car on ne peut pas laisser simplement fonctionner les phénomènes de marché, à moins d’aboutir à une concentration de la production dangereuse pour la planète. Car que se passerait-il si 90% du blé était produit dans une poignée de pays et si un ou deux d’entre eux subissaient un aléa climatique exceptionnel ?

C’est bien pour cela qu’il est important d’assurer une relative indépendance alimentaire, qui seule permettra d’éviter des catastrophes alimentaires majeures si on laisse faire les mécanismes de marché. En outre, le développement de l’agriculture est essentiel pour le démarrage économique d’un pays, comme le montrent les exemples asiatiques. Enfin, il est scandaleux de faire des agriculteurs les variables d’ajustement d’un système économique dogmatiquement néolibéral.

Bien sûr, il est choquant de jeter du lait. Mais ce geste est surtout le signe du désespoir d’une profession difficile que les dirigeants européens ont abandonnée aux mécanismes froids et implacables du marché, au mépris de toute considération humaine. En cela leur colère est parfaitement légitime.

Laurent Pinsolle

Source : Marianne2