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18/01/2009

Après la trêve, Israël se penche sur les retombées du conflit

Les photos grand format qui s'étalent à la une des deux plus grands journaux israéliens résument bien la perception de la situation dans la bande de Gaza, côté israélien.

On y voit des tankistes israéliens sur leurs blindés Merkava, un grand sourire aux lèvres et les doigts faisant le V de la victoire. L'un d'eux agite le drapeau israélien.

9a36e1ba-d9d9-11dd-bc0f-2e6ef8a67710.jpg"Nous avons obtenu ce que nous voulions", dit le Premier ministre Ehud Olmert, cité en titre du Yediot Ahronoth. Quant au Maariv, sous un bandeau annonçant le cessez-le-feu, il titre par ces mots: "La Victoire".

L'annonce d'une trêve unilatérale par Israël après 22 jours de combats face au Hamas dans la bande de Gaza a sans aucun doute rencontré dans la presse tout l'écho qu'Ehud Olmert et ses ministres de la Défense, le travailliste Ehud Barak, et des Affaires étrangères Tzipi Livni (parti Kadima) pouvaient souhaiter à trois semaines des législatives anticipées du 10 février.

Derrière les titres, cependant, restent les doutes sur le temps que tiendra ce qu'Israël dit avoir atteint. Reste aussi la crainte que ce conflit n'ait fait que perpétuer la crise avec le Hamas à Gaza plutôt que d'y porter un coup d'arrêt.

Et si, en Israël même, nombreux sont ceux qui se réjouissent de voir l'armée poser en vainqueur - notamment après l'absence de victoire claire dans le conflit de l'été 2006 face au Hezbollah -, l'opinion publique israélienne est en complet décalage avec le reste du monde, où l'on a observé le conflit et l'augmentation du nombre de victimes avec une inquiétude de plus en plus profonde.

Plus de 1.300 Palestiniens, dont 410 enfants, ont été tués et 5.300 autres Palestiniens, dont 1.630 enfants, ont été blessés en trois semaines de conflit.

Dix soldats et trois civils israéliens ont péri durant la même période.

Durant le conflit, les médias israéliens ont soutenu de manière retentissante l'offensive "Plomb durci". Même des éditorialistes de gauche ont jugé justifiés les combats contre le Hamas, qui a tiré 8.000 roquettes et obus de mortier contre le territoire israélien depuis 2001.

LA PRESSE SE POSE DES QUESTIONS SUR L'AVENIR

Quant à l'avenir, la presse avance des analyses plus nuancées. "Cette guerre était tout simplement une guerre. Il était tout bonnement question de se défendre. Mais ce ne fut pas une guerre menée avec habileté", écrit dimanche Eyal Megged, commentateur au journal Maariv, tabloïd de centre-droit.

gaza-28dic.jpg"Cette guerre était censée changer la donne. Cela avait été annoncé de manière explicite. Mais la situation - et cela est regrettable -, n'évoluera qu'en pire. Nous allons nous réveiller au lendemain de la guerre avec une situation de haine, une situation empoisonnée", ajoute-t-il.

Dans les colonnes de Yediot Ahronoth, l'offensive est clairement située dans un contexte électoraliste.

Olmert n'est pas candidat aux législatives du 10 février, mais Ehud Barak comme Tzipi Livni aspirent à le remplacer à la tête du gouvernement.

"Le cessez-le-feu n'a pas encore été mis en oeuvre sur le terrain que le consensus national qui régnait en Israël ces dernières semaines a pris fin la nuit dernière", estime Nahum Barnea, l'un des éditorialistes les plus en vue d'Israël, en soulignant que désormais, le ton d'une véritable campagne électorale va reprendre.

"Pour ce qui est de la guerre en soi, continue-t-il, il semble que l'opération aurait pu prendre fin deux ou trois jours après le lancement de la phase terrestre. C'était en tout cas le point de vue défendu tant par Barak autant que par Livni; c'est Olmert qui a tenu à ce qu'elle se poursuive", ajoute-t-il.

filipinos manilla.jpgEn dehors d'Israël, des manifestations pacifistes ont eu lieu presque chaque jour à Londres, Paris, Rome et dans d'autres villes dans le monde entier. Les photos de mort et de destruction dans Gaza et les bilans des victimes - les quelque 400 enfants morts parmi les 700 civils tués - ont provoqué la colère.

En Israël, cette indignation, soit ne s'est pas exprimée ouvertement, soit a été tenue pour de l'incompréhension face à ce qu'endure Israël. Et les accusations de crimes de guerre à l'encontre d'Israël ont été balayées par les responsables gouvernementaux israéliens.

 

Commentaires du PNF:

 

Israël n'existe que par son armée. Cette colonie juive a été créée depuis ses débuts dans le sang (palestinien). Israël, comme toutes les colonies, n'a aucune légitimité autre que la supériorité militaire. C'est pour cela que les Israéliens sont tous derrière leur armée, car ils savent pertinemment qu'ils occupent la terre d'un autre peuple depuis 60 ans, et qu'il est tout à fait naturel que ce peuple résiste face à l'envahisseur.

La solution à long terme à ce conflit n'est pas une solution à deux Etats, mais le départ des Juifs israéliens vers une autre terre. Les palestiniens n'ont jamais accepté l'arrivée des Juifs dans leur pays, la Palestine. La meilleure solution est donc de créer un nouvel Etat d'Israël dans un lieu où les Juifs seront acceptés et pourront vivre en paix. Les Etats-Unis, pays où se trouve une très importante et influente communauté juive, ont toujours été aux côtés d'Israël. Un référendum devrait y être organisé afin de décider de la création d'une ville-Etat juive (un nouvel Etat d'Israël en quelque sorte) sur le sol américain (ce n'est pas l'espace qui manque) où les juifs pourront vivre en paix, dans un pays où ils seront acceptés par les autres habitants.

Cette solution n'est pas du tout utopique. Les Français d'Algérie ont bien quitté l'Algérie après plus de 130 ans d'occupation. Il a fallu un grand homme, De Gaulle, pour résoudre ce conflit.

Obama sera-t-il le Messie espéré qui permettra de raisonner l'ogre sioniste et de mettre fin à la colonisation de la Palestine par les Juifs?

18:29 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nazionisme, israël |  Facebook | |

15/01/2009

Gaza: violents bombardements, des bâtiments abritant l'ONU et médias touchés

L'armée israélienne a violemment bombardé jeudi Gaza, touchant des bâtiments abritant des médias et une agence de l'ONU après une incursion en profondeur de ses chars dans la ville, au 20e jour de son offensive dévastatrice contre le Hamas qui a tué près de 1.100 Palestiniens.

660012247-palestinian-medics-wheel-a-wounded-woman-who-according-to-palestinian.jpgLe secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, arrivé en Israël dans le cadre d'une tournée régionale, a estimé que les conditions étaient réunies pour que les combats cessent "maintenant", en jugeant "insupportable" le nombre des victimes palestiniennes.Mais au moment où la diplomatie s'activait pour arracher un cessez-le-feu dans la guerre déclenchée le 27 décembre contre les islamistes palestiniens du Hamas qui contrôlent la bande de Gaza, l'armée israélienne a intensifié ses bombardements aériens et de chars contre Gaza-ville.

Trois employés de l'Unrwa, la principale agence de l'ONU d'aide aux réfugiés palestiniens, ont été blessés par des obus de chars qui ont endommagé son complexe, selon un porte-parole de l'agence qui a suspendu ses opérations dans l'enceinte après la destruction de plusieurs entrepôts.

M. Ban s'est dit "scandalisé" par le bombardement du bâtiment de l'Unrwa, affirmant que le ministre israélien de la Défense Ehud Barak l'avait qualifié de "grave erreur".

Les attaques israéliennes ont aussi touché un immeuble abritant les bureaux de plusieurs médias arabes et internationaux dont l'agence Reuters, les télévisions Fox, Sky ainsi que les chaînes Al-Arabiya et MBC. Deux cameramen palestiniens de la télévision arabe d'Abou Dhabi ont été blessés.

L'Association de la presse étrangère en Israël et dans les territoires palestiniens s'est dite "alarmée", soulignant que les bâtiments abritant des médias "sont clairement identifiés".

Un incendie s'est déclaré en outre à l'hôpital Al-Quds relevant du Croissant Rouge palestinien, touché par des obus, provoquant des scènes de terreur dans l'établissement.

"J'ai amené mes enfants à l'hôpital parce qu'ils avaient peur à la maison. Mais en fait, ici, c'est encore plus terrifiant", a avoué Hussein, 40 ans.

Quelques heures plus tôt, les chars, appuyés par l'aviation, avaient avancé sur plusieurs centaines de mètres dans Tal Al-Hawa, un quartier périphérique de Gaza-ville, selon des témoins. Ils y ont affronté des combattants palestiniens tirant au mortier et à la roquette anti-char.

Une colonne de blindés a pris position dans un parc public du centre du quartier, forçant des centaines de familles palestiniennes à fuir les lieux.

1526089156-a-palestinian-medic-walks-with-a-wounded-girl-who-according.jpgAu moins 37 Palestiniens ont été tués aux premières heures de la journée, selon des sources médicales.

L'aviation a en outre effectué des attaques dans le nord du territoire, où une femme et ses trois enfants ainsi qu'une jeune voisine ont péri dans un raid, selon des sources médicales.

Pendant la nuit, la bande de Gaza avait été la cible de violents bombardements, les plus intenses depuis le début de l'offensive, selon des habitants. L'armée a affirmé avoir visé "70 cibles" dans des raids aériens, notamment des sites de lancement de roquettes et des groupes d'hommes armés.

Entre-temps, les tirs de roquettes à partir de Gaza ont continué. Selon l'armée, 17 engins sont tombés sans faire de victime sur le sud d'Israël, où une maison a été touchée à Sdérot.

Depuis le début de l'offensive, 1.070 Palestiniens ont été tués, dont 355 enfants et 100 femmes, et plus de 5.000 blessés, selon un dernier bilan fourni par le chef des services d'urgence à Gaza, Mouawiya Hassanein.

Durant cette période, dix militaires et trois civils israéliens ont péri.

"Les opérations militaires continuent. Nous avons enregistré des succès exceptionnels", a dit M. Barak dans un communiqué tout en répétant que son gouvernement "examinait parallèlement la possibilité de mettre fin à cette opération à la faveur du processus diplomatique afin de concrétiser ce succès".

Les efforts diplomatiques s'accéléraient avec l'arrivée du négociateur israélien Amos Gilad en Egypte, les visites de M. Ban et du chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier et la tenue d'un sommet des monarchies du Golfe à Ryad.

M. Gilad discutait dans l'après-midi avec le chef des services de renseignements égyptiens, le général Omar Souleimane, d'un plan égyptien de cessez-le-feu.

L'Egypte, qui joue les intermédiaires entre Israël et le Hamas, a affirmé avoir obtenu l'aval du mouvement islamiste à son plan, ce que ce dernier n'a pas confirmé.

L'Assemblée générale de l'ONU doit tenir une réunion d'urgence dans la journée pour appeler au respect de la résolution 1860 du Conseil de sécurité demandant un cessez-le-feu immédiat à Gaza et restée lettre morte.

La situation humanitaire dans le territoire palestinien surpeuplé et pauvre devient "dramatique", ont par ailleurs affirmé les agences, alors que les habitants fuyant les raids n'ont pas d'endroit où se réfugier.

Un million d'habitants vivent sans électricité, 750.000 sont sans eau et les hôpitaux fonctionnent grâce à des générateurs de secours, selon l'ONU.

16:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gaza, massacres |  Facebook | |

Explosion dans un immeuble abritant des bureaux de médias à Gaza

Une explosion a frappé un immeuble de la ville de Gaza abritant les bureaux de l'agence Reuters et d'autres entreprises de presse, blessant un journaliste de la chaîne de télévision d'Abou Dhabi.

509241330-a-palestinian-boy-walks-on-the-rubble-of-a-building.jpgLes journalistes de Reuters présents au moment de l'explosion indiquent que la partie sud du 13e étage de la tour Al Chourouk, dans le centre, semble avoir été touchée par un missile ou un obus israélien. Reuters a évacué le bureau.

Des confrères ont déclaré qu'au moins un journaliste, travaillant pour une chaîne d'Abou Dhabi, au 14e étage, avait été blessé.

Le bureau de Reuters est situé au 12e étage.

Un porte-parole de Tsahal avait vérifié peu avant l'explosion auprès du bureau de Reuters à Jérusalem la localisation de celui de Gaza.

72782845-a-demonstrator-displays-a-banner-made-of-the-colors-of.jpgReuters avait fourni au début de l'offensive israélienne les coordonnées de son bureau gazaoui et s'était vue confirmer à plusieurs reprises qu'il ne constituerait pas une cible.

Une porte-parole de l'armée israélienne s'est bornée à dire qu'elle vérifiait l'information. Elle a affirmé que des fusillades avaient lieu dans la ville de Gaza et que des combattants avaient pris possession d'un immeuble abritant des médias dans le même quartier mercredi soir.

Les journalistes de Reuters sur place ont affirmé qu'ils n'étaient pas au courant de la présence d'hommes armés dans le bâtiment.

16:39 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gaza, massacres |  Facebook | |

14/01/2009

Ben Laden sort du silence pour appeler au djihad à Gaza

Oussama ben Laden est sorti d'un long silence pour appeler à la guerre sainte à Gaza, où le nombre de Palestiniens tués en près de trois semaines d'offensive israélienne contre le Hamas frôle le millier.

ben.jpgPlusieurs sites islamistes sur internet ont diffusé un enregistrement audio du chef d'Al Qaïda intitulé: "Appel au djihad pour stopper l'agression contre Gaza".

"Nos frères de Palestine, vous souffrez beaucoup (...) les musulmans sont de tout coeur avec vous à l'écoute et à la vue de ce qu'il se passe. Nous, les moudjahidine, sommes aussi à vos côtés", y déclare le chef islamiste d'origine saoudienne que l'on croit caché à la frontière pakistano-afghane.

"Nous sommes avec vous et nous ne vous laisserons pas tomber. Notre destin est lié au vôtre dans la lutte contre la coalition des croisés et des sionistes, dans la lutte jusqu'à la victoire ou le martyre", poursuit-il.

"Dieu nous a accordé la patience pour poursuivre la voie du djihad pendant sept ans, puis sept ans et encore sept ans", estime encore Ben Laden dans ce message de 22 minutes.

"La question qui se pose, c'est l'Amérique pourra-t-elle poursuivre sa guerre contre nous pendant encore plusieurs décennies? Les faits suggèrent l'inverse", ajoute Ben Laden.

Ben Laden évoque la crise financière mondiale qui, en entamant l'influence des Etats-Unis, aboutira, selon lui, à affaiblir son allié israélien.

L'authenticité de cet enregistrement, daté du mois courant de l'Hégire, ne pouvait être vérifié dans l'immédiat.

La dernière intervention de Ben Laden remonte au mois de mai 2008 et portait déjà sur Gaza, dont il dénonçait le blocus par l'Etat juif.

3069414130-palestinians-gather-around-the-body-of-a-child-found-in.jpgIl y affirmait que "les frères égyptiens avaient le devoir de briser ce blocus", étant les seuls Arabes à partager une frontière avec le territoire palestinien.

"Chacun d'entre nous est responsable des morts de notre peuple opprimé à Gaza, et des dizaines et des dizaines ont péri à cause de ce bouclage tyrannique."

Ce message avait été diffusé à l'occasion de la visite de George Bush dans la région à l'occasion du 60e anniversaire de la création d'Israël.

14:59 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ben laden, gaza, sionisme |  Facebook | |

12/01/2009

Téhéran envisage d'imposer des sanctions aux entreprises étrangères qui traitent avec Israël

Le gouvernement iranien envisage d'imposer des sanctions aux entreprises étrangères qui traitent avec Israël, a rapporté dimanche la télévision d'Etat.

boycott-israel-275x275.gifElle a précisé que le gouvernement avait approuvé les grandes lignes d'un texte législatif en vertu duquel les sociétés étrangères seraient confrontées à des sanctions de l'Iran si elles cherchaient à traiter avec Israël. Aucune autre précision n'a été donnée.

Le texte doit être ratifié par le Parlement iranien pour avoir force de loi.

Mardi, les autorités iraniennes ont publié un décret interdisant aux entreprises internationales de travailler en Iran si des Israéliens possèdent des participations dans ces sociétés.

Ces deux mesures sont considérées comme un geste de soutien au Hamas, cible depuis le 27 décembre de l'offensive de l'armée israélienne dans la Bande de Gaza. AP

 

Commentaires du PNF:

Si seulement tous les pays du monde, à commencer par les pays musulmans, pouvaient en faire autant, cela donnerait au moins un prix pour Israël au sang actuellement versé par les Palestiniens de Gaza. Une base de données devrait être édifiée et publiée, montrant toutes les entreprises faisant du négoce avec Israël (à commencer par Renault, qui a lancé sa nouvelle voiture électrique dans cette colonie juive).

17:14 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran, israël, boycott, sionisme |  Facebook | |