Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28/01/2009

La BBC refuse de diffuser un appel pour Gaza

Le torchon brûle depuis plusieurs jours entre la BBC et une douzaine d'organisations humanitaires dont la Croix-Rouge britannique et Oxfam. Au cœur de la polémique : un appel à l'aide aux victimes de Gaza lancé par le Comité d'urgence des catastrophes (DEC) et que la chaîne publique refuse de diffuser. Rejointe par Sky News, sa grande rivale sur le créneau de l'information permanente, la "Beeb" s'est défendue lundi 26 janvier en invoquant un impératif d'"impartialité".

"Nous voulons couvrir l'aspect humanitaire de cette histoire (...) dans nos programmes d'information où nous pouvons le remettre dans son contexte, ce qui nous permet de le faire d'une façon soigneusement équilibrée et objective", a plaidé le directeur général de la radio-télévision publique, Mark Thompson. De son côté, John Ryley, le patron de Sky News, s'est justifié en expliquant que "le conflit à Gaza constitue l'un des sujets les plus difficiles et les plus disputés qu'un média ait à couvrir." "Notre engagement en tant que journaliste est de couvrir tous les aspects de ce sujet avec une objectivité intransigeante", a-t-il ajouté.

Mais l'affaire n'en finit plus de déchaîner les passions. Plus de 11 000 plaintes d'auditeurs ou téléspectateurs, furieux que l'appel aux dons n'ait pas été relayé, ont afflué au siège de la BBC. A Londres et Glasgow, les manifestations se multiplient. La coalition pacifiste Stop the War, qui a coorganisé les nombreuses marches pro-palestiniennes de ces dernières semaines à Londres, a appelé les contribuables à renvoyer symboliquement leur reçu de la redevance, source quasi unique de financement de la chaîne publique.

 

1493280789-palestinians-carry-a-wounded-youth-who-according-to-palestinian-medical.jpg

Une soixantaine de députés de tous bords se sont dits prêts à soutenir une motion qui doit être soumise au vote lundi, appelant la BBC à revenir sur sa décision. Le premier ministre, Gordon Brown, qui soutient cet appel aux dons, a pour sa part tenu à rester impartial dans cette affaire. "Il ne revient pas au gouvernement de dire à la BBC ou à toute autre chaîne" ce qu'elle doit diffuser ou pas, a rapporté le porte-parole du 10 Downing Street.

Ce n'est pas la première fois que la BBC s'oppose à la diffusion de ce type d'appel. Elle avait déjà refusé en 2006 de se faire l'écho d'un message du DEC en faveur des victimes libanaises du conflit entre Israël et le Hezbollah. Dans le Guardian, l'éditorialiste Nigel Funtain va jusqu'à rappeler l'attitude ambiguë de la chaîne à l'égard de l'apartheid en Afrique du Sud, 35 ans plus tôt. Ironie de l'histoire, la polémique pourrait finalement donner au message diffusé pour la première fois lundi soir sur ITV1 une résonance inespérée.

 

 

12:34 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gaza |  Facebook | |

27/01/2009

BHL, grand "philosophe", sioniste et à la solde du pouvoir, condamne la liberté d'expression et soutient la censure

L'humoriste Guy Bedos et le philosophe Bernard-Henri Lévy se sont opposés devant le tribunal correctionnel de Lyon sur le cas du caricaturiste Siné, poursuivi pour "incitation à la haine raciale."

Le dessinateur avait signé en 2008 dans Charlie Hebdo une chronique ironisant sur une possible "conversion" de Jean Sarkozy, fils du chef de l'Etat, au judaïsme à l'occasion de son mariage avec une héritière des magasins Darty.

La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), à l'origine des poursuites, visait également une autre chronique critiquant les femmes musulmanes voilées.

Appelé à témoigner par la Licra, Bernard Henri-Lévy s'est dit favorable à ce que "les humoristes aient le droit à l'irrévérence face aux dogmes et au fanatisme" à condition qu'ils ne franchissent pas la "ligne jaune."

"Selon la loi française, la ligne jaune est constituée par l'attaque raciste et antisémite contre les personnes", a-t-il expliqué.

"Je le dis sans colère ni animosité, je suis un lecteur de Charlie Hebdo, j'ai beaucoup d'admiration pour Siné, mais je dis qu'il y a une limite qui ne peut être franchie", a-t-il insisté.

Selon lui, "le stéréotype du juif riche fait des ravages" et "Siné met les pieds dans un vieil antisémitisme français."

Venu défendre son "ami" Siné, Guy Bedos a dit qu'il ne supportait pas le racisme et l'antisémitisme, "mais pas non plus l'injustice", affirmant que "le mot antisémite ne doit pas être galvaudé."

"Attention à ne pas banaliser l'antisémitisme, il y en a des vrais, qu'on ne cherche pas les faux", a-t-il lancé, expliquant avoir lu le texte de Siné "comme les phrases d'un athée", tout en jugeant ses propos "maladroits."

Le dessinateur, qui a été licencié de Charlie Hebdo en raison de cette affaire avant de créer son propre titre, a dit avoir uniquement cherché à être "drôle et percutant."

"Je suis humoriste, mes propos sont destinés à faire sourire ou rire. En disant que je suis antisémite ou raciste, ils prennent tout à la lettre, mais il ne faut pas prendre les choses comme ça", a-t-il plaidé.

Le procureur de la République devait prononcer son réquisitoire mercredi.

22:02 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, sionisme |  Facebook | |