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26/09/2009

Yves Calvi accusé d'antisémitisme par Arthur

Reprise d'article: 25 juin 2003

Piégé en direct en mai dernier par Arthur dans son émission "PlanetArhur", Yves Calvi a demandé la diffusion d'un droit de réponse sur Fun Radio. Le journaliste d'Europe 1 avait été mis en cause par Arthur à la suite d'une émission consacrée à "Nice People" et a qualifié "d'accusations très graves" les propos d'Arthur.

Yves CalviRappel des faits : le 30 avril dernier, Yves Calvi recevait sur Europe 1 le publicitaire Frank Tapiro et l'écrivain et professeur de philosophie Vincent Cespedes. Ils ont décrypté les émissions de télé réalité comme Loft Story ou Nice People, cette dernière émission étant produite par Endemol France, dont Arthur est le directeur général. Au cours de cette émission, Yves Calvi, puis Vincent Cespedes utiliseront le terme "consanguinité"pour désigner les invités ou candidats des émissions de variété ou de divertissement produites notamment par Endemol France. Yves Calvi avait employé ce mot de manière métaphorique pour désigner la récurrence des invités d'une émission à l'autre.

Cette interprétation ne fut pas celle d'Arthur qui y a vu une allusion à la judaïcité, alors que ce mot n'a jamais été prononcé par Yves Calvi ni son invité. "Ils disent que comme je suis Juif j'ai invité quelqu'un qui s'appelle Partouche qui est Juif. Mais moi je ne l'ai jamais vu ce garçon", expliquait Arthur sur l'antenne de Fun Radio. Le 16 mai dernier, Arthur a donc appelé Yves Calvi sans le prévenir en direct sur l'antenne de Fun Radio. Arthur lui demanda alors d'expliquer en quoi Prosper Partouche était consanguin avec lui, propos qu'Yves Calvi n'avaient pas tenus dans son émission. Ce dernier s'est défendu d'avoir tenu des propos antisémites. La conversation fut ensuite interrompue par une page de publicité sans qu'Yves Calvi ait pu véritablement expliquer le sens de ses propos. Qualifiant "d'accusations très graves" les propos d'Arthur, Yves Calvi a demandé à Fun Radio la diffusion d'un droit de réponse.

Voici la retranscription intégrale de ce droit de réponse.

"Il nous a été demandé par Monsieur Yves Calvi de diffuser le droit de réponse suivant :

"J'ai eu la surprise, le 16 mai dernier, d'avoir été contacté par Arthur sur mon téléphone portable et d'être passé en direct dans l'émission PlanetArthur. Cette diffusion a été réalisée alors que j'ignorais le caractère public de cette conversation téléphonique avec interlocuteurs que je n'ai pu identifier immédiatement. J'ai à cette occasion fait l'objet d'accusations très graves, malhabilement déguisées sous le prétexte d'être interrogé sur la signification du terme consanguin qui avait été prononcé le 30 avril dernier lors de l'émission que j'anime sur Europe 1.

"Comme je l'ai indiqué à l'antenne de Fun Radio, ce terme faisait référence d'une manière très générale et qui ne visait pas Arthur en particulier, aux pratiques largement dénoncées des animateurs des émissions de variétés qui s'invitent les uns les autres d'émissions en émissions. Cependant, outre le caractère erroné des allégations me visant, j'ai été dans l'incapacité de faire usage de mon droit de m'exprimer, dans la mesure où ma conversation avec Arthur a été soudainement interrompue par une page de publicité.

"Or, les critiques particulièrement infondées dont j'ai fait l'objet nécessitaient, de par leur gravité, une discussion sérieuse. Les méthodes utilisées à cette occasion ont été particulièrement désagréables. Je souhaite par conséquent exprimer mon indignation face au procédé mis en oeuvre à mon encontre qui manifeste une volonté réelle de déformer les propos que j'ai tenu et de me dénigrer de manière injustifiée auprès des auditeurs de Fun Radio.

Source: http://www.radioactu.com/actualites-radio/19055/fun-radio...

Thibault Leroi pour RadioActu

Villepin déjà « coupable » pour Sarkozy : « C'est volontaire »

Dessin de Na

La présomption d'innocence, Nicolas Sarkozy s'en moque lorsqu'il s'agit de Dominique de Villepin. Ce qui lui vaudra d'être attaqué par ce dernier à l'issue de son mandat. Interrogé par TF1 et France 2 mercredi soir sur le procès Clearstream, le Président a en effet oublié son rôle de « garant de l'indépendance de la justice » et lâché :

« Après deux ans d'enquête, deux juges indépendants ont décidé que les coupables devaient être traduits devant le tribunal correctionnel. »

Ni Laurence Ferrari, ni David Pujadas ne relèvent. Le chef de l'Etat assure qu'il ne renoncera pas à sa plainte, comme l'ont réclamé les avocats de Dominique de Villepin : « Je ne suis pas un homme qui renonce et qui plaisante avec les principes d'honneur et de probité. » Et après un sourire : « Que la justice fasse son travail sereinement, elle est en train de le faire. » (Voir la vidéo)



Ce « lapsus » a immédiatement fait bondir les avocats de Dominique de Villepin qui ont annoncé une plainte contre le chef de l'Etat pour « atteinte à la présomption d'innocence ».

Une assignation civile très symbolique

Contacté par Rue89, Henri Leclerc, avocat de l'ex-Premier ministre, a confirmé qu'une assignation civile contre le Président serait officiellement déposée devant le tribunal de grande instance de Paris.

Le chef de l'Etat bénéficiant d'une immunité, l'assignation ne pourra être examinée qu'à l'issue de son mandat à la présidence. Il apparaît évident qu'elle a plus valeur de symbole au moment précis où la défense de Dominique de Villepin accuse Nicolas Sarkozy d'être juge et partie.

Pour Henri Leclerc, le lapsus de Sarkozy ajoute à la pression déjà exercée sur la Justice par la constitution de partie civile de Nicolas Sarkozy :

« Je pense que c'est volontaire. Le président de la République ne parle pas pour ne rien dire. Il s'agissait d'un entretien, depuis l'ONU, d'une déclaration solennelle.

C'est une intervention publique du Président, sur une procédure en cours dans laquelle il est est partie civile, qualifiant Dominique de Villepin de coupable ! Et le tout depuis l'ONU !

Ce n'est pas un ordinaire ! Et ça peut presque se passer de commentaires tant ce n'est pas ordinaire ! »

Mercredi, en plein procès, Olivier Metzner, avocat de Dominique de Villepin, s'est également scandalisé :

« C'est cela le respect de votre tribunal ? De votre parquet ? C'est cela qu'un président de la République donne comme spectacle à la France de la Justice ? La présomption d'innocence est un droit fondamental.

Et le président de la République la bafoue en direct devant des millions de Français ! On a déjà voulu pendre Dominique de Villepin à un “croc de boucher”. Maintenant, on le dit déjà coupable ! »

Source: Rue89

A Calais, Sarkozy fait de la politique spectacle

Communiqué de presse de Marine LE PEN

Fidèle à sa stratégie de politique spectacle et d’enfumage des Français, Nicolas Sarkozy et son ministre de l’immigration, Eric Besson ont procédé devant les caméras de télévision au démantèlement de la « jungle » de Calais.

Sur les quelque 800 clandestins qui campaient à Calais, 278 ont été interpellés. Combien seront-ils réellement expulsés ? Très peu, si l’on se réfère à ce type d’opérations menées par le passé par Nicolas Sarkozy.

En 2002, lors de la très médiatique fermeture du Centre de Sangatte, un millier des 1500 clandestins interpellés avaient demandé l’asile en France avec la bénédiction de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur.

En 2006, lors de l’évacuation du squat francilien de Cachan, décidée là encore par Nicolas Sarkozy, 231 des 238 clandestins avaient été par la suite régularisés.

Les Français, victimes chaque jour de la folle politique d’immigration, n’ont rien à attendre d’un Nicolas Sarkozy qui rappelait en 2003 « aux professionnels de la fermeture, que la France est un pays ouvert et doit le rester ».

Source: FN

 

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