05/06/2008
Etats-Unis: démission forcée des patrons civil et militaire de l'armée de l'Air
WASHINGTON (AFP) - La livraison erronée en 2006 à Taïwan de composants de missiles nucléaires américains a contraint jeudi le secrétaire à l'armée de l'Air et le chef d'état-major de cette même armée à une double démission.
Ces deux démissions, respectivement de Michael Wynne et du général Michael Moseley, ont été exigées par le secrétaire à la Défense Robert Gates.
Elles font suite à la remise fin mai de conclusions d'une enquête menée par un amiral, Kirkland Donald, sur la gestion des composants nucléaires au sein de l'armée de l'Air, à la suite de la livraison erronée à Taïwan. Ces conclusions n'ont pas été rendues publiques.
"Il s'agit d'un rapport cinglant", a souligné un responsable du Pentagone sous couvert d'anonymat.
Dans sa lettre de démission, le général Moseley ne fait aucun commentaire. En revanche, Michael Wynne fait état du rapport: "J'ai lu avec regret le récent rapport sur le contrôle des composants liés aux armes nucléaires. Contrôler ce domaine stratégique est un engagement ferme de notre force aérienne à l'égard de l'Amérique", dit-il.
En 2006, les Etats-Unis avaient livré par erreur à Taïwan quatre composants de missiles nucléaires en lieu et place de batteries d'hélicoptères commandées par l'île. L'affaire avait été révélée tardivement, cette année, et entraîné des regrets en mars du président américain George W. Bush à son homologue chinois Hu Jintao. Les composants avaient été restitués dans le même temps aux Etats-Unis.
"Une erreur a été commise", avait déclaré M. Bush à son homologue chinois. La Chine avait au préalable fait part de son "inquiétude" et de son "mécontentement". Pékin considère Taïwan comme partie intégrante de son territoire en attente de réunification, malgré son indépendance de fait en 1949, et promet de recourir à la force en cas de sécession formelle de l'île.
Michael Wynne avait expliqué en mars que l'erreur de livraison portait sur quatre "composants électriques pour le détonateur situé dans l'ogive nucléaire" d'un missile balistique intercontinental Minuteman. "Il ne s'agit pas d'un composant nucléaire", avait-il précisé, ajoutant que la technologie de ces pièces, cruciales pour la mise à feu des missiles nucléaires, datait des années 1960.
C'est Taïwan qui avait notifié l'erreur de livraison aux Américains, après avoir découvert ces composants dans ses stocks. D'après les premières conclusions du Pentagone, les composants étaient restés dans une aire de stockage après leur livraison et n'avaient pas été touchés.
L'erreur s'est produite lorsque les pièces ont été transférées en 2005 d'une base aérienne militaire du Wyoming vers une autre base dans l'Utah (ouest). Une fois arrivés sur cette base américaine, les composants, qui auraient dû être stockés parmi les éléments classifiés, se sont retrouvés dans la zone de stockage déclassifiée, avait précisé M. Wynne.
Cette erreur de livraison était la deuxième bévue de l'armée de l'Air américaine en quelques mois impliquant du matériel nucléaire ou de l'équipement lié à un armement nucléaire, après le survol le 30 août d'un B-52 chargé de six missiles de croisière au-dessus des Etats-Unis.
Selon le Pentagone, cet incident sans précédent avait été provoqué par une série "d'erreurs de procédure". Il avait alors coûté leur poste à au moins quatre officiers.
23:32 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : etats-unis, armée de l'air |
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Raffarin hostile à un référendum sur l'adhésion de la Turquie
PARIS (Reuters) - L'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin demande que l'Assemblée nationale revienne sur l'amendement des députés rendant obligatoire un référendum avant l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne.
L'Assemblée a adopté mardi en première lecture le projet de loi constitutionnel réformant les institutions, dont un amendement prévoit que toute nouvelle adhésion à l'UE sera soumise à référendum "lorsque la population de cet État représente plus de cinq pour cent de la population de l'Union". L'amendement vise directement la candidature de la Turquie.
Invité de l'émission "Face aux chrétiens" de RCF, Radio Notre Dame et La Croix, le sénateur de la Vienne a estimé que la majorité devait être face aux réformes dans un esprit de "fidélité créatrice".
"Fidèle : on doit voter globalement les textes. Créatrice : il faut pouvoir les amender. Je pense par exemple au référendum et à la Turquie (...) L'amendement adopté par l'Assemblée nationale désigne la Turquie. C'est une erreur. Un pays ne doit pas être directement montré du doigt dans la Constitution", a-t-il estimé.
"Nous en avons parlé en réunion du groupe UMP au Sénat : pour le moment, il y a une majorité dans la majorité qui n'est pas favorable au texte sur ce sujet", a ajouté Jean-Pierre Raffarin.
Commentaires du PNF:
Si on impose au peuple français l'entrée de la Turquie dans l'Europe, cela signerait la fin totale de la démocratie en France (déjà bien mal en point avce tout un pan de l'opinion qui est marginalisé) et la fin de l'idée d'une grande Europe fière de ses valeurs, de son histoire et de son identité.
Raffarin est un traître, les électeurs doivent le sanctionner aux prochaines élections pour qu'il comprenne que le pouvoir n'est pas à Washington, mais dans les urnes!
18:34 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : turquie, europe, islam, identité |
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