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26/10/2016

Le poison sioniste à l’œuvre dans l’affaire Poisson

Editorial de Rivarol - Extrait

Nous avons encore eu un bel exemple de pleutrerie généralisée dans la polémique née d’un entretien à Nice-Matin d’un des sept candidats aux primaires des Républicains, le chrétien-démocrate Jean-Frédéric Poisson. Dans cette interview datée du 19 octobre, le postulant déclarait que « la proximité de madame Clinton avec les supers financiers de Wall Street et sa soumission aux lobbies sionistes sont dangereuses pour l’Europe et la France ». Il n’en fallut pas davantage pour que la foudre s’abattît sur la tête de ce pauvre Poisson. Il était parfaitement loisible de tenir ce genre de propos il y a encore trente ou quarante ans dans le débat public mais aujourd’hui émettre ce constat pourtant évident et tellement facile à prouver (il suffit d’énumérer les déclarations énamourées d’Hillary Clinton sur l’entité sioniste, les financements de sa campagne présidentielle, ses liens étroits avec l’AIPAC, puissant lobby pro-israélien aux Etats-Unis, etc., voir l’article de Jean Terrien page 6) voue son auteur aux gémonies.

Dès que l’interview de Poisson fut rendue publique, la machine infernale s’est emballée : le Conseil Représentatif des institutions juives de France (CRIF) dont on sait qu’il fait la pluie et le beau temps dans la vie politique française fustigea cette déclaration « insidieusement antisémite » (insidieusement, c’est encore pire !) et exigea « de la Haute Autorité de la primaires une « condamnation ferme des propos » du député des Yvelines. Condamnation qui intervint bien sûr immédiatement. Le CRIF exige, les politiciens exécutent. Il menace, ils baissent le pantalon, ils rampent et vont même sous terre. Le président de la commission d’organisation de la primaire, Thierry Solère, a donné à Poisson jusqu’au mardi 25 octobre pour qu’il présente ses excuses. Sinon le 26 il pouvait être exclu de l’élection, et ce alors même que les tracts et affiches ont déjà été imprimés par millions. Anne Levade, présidente de la Haute autorité des primaires, et les représentants des sept candidats devaient décider d’engager ou non une procédure d’exclusion à l’encontre de Poisson, pas moins !

Mais les choses ne s’arrêtent pas là. Pourquoi ne pas aussi exclure Poisson du groupe des Républicains à l’Assemblée nationale ? C’est en tout cas ce que demande très officiellement le juppéiste Frédéric Lefebvre. Dès le 21 octobre, Nathalie Kosciusko-Morizet, en bonne délatrice, a saisi, quant à elle, la Haute autorité, jugeant les mots de Poisson « ni dignes ni compatibles avec les valeurs » de la droite et du centre que Jean-Frédéric Poisson s’est engagé à respecter en signant la charte de la primaire. Mais quelles sont donc ces mystérieuses valeurs que le candidat aurait enfreintes ? Il serait bon qu’on nous l’explique. Quant au journaliste Jean-Michel Apathie (ou aplati !), il va plus loin : « Si Poisson s’excuse, il peut rester dans la primaire. Donc, on peut être antisémite à condition de dire pardon après. » Avec de tels misérables plumitifs complètement vendus à l’entité sioniste, il ne faut pas s’étonner que nous soyons complètement désinformés et que le journalisme ait depuis longtemps perdu ses lettres de noblesse !

Le pauvre poisson qui n’a pas l’habitude des curées médiatiques ne s’attendait certainement pas à une telle campagne de dénigrement, de diffamation et de disqualification politique et morale. Car qu’y a-t-il de pire à notre époque qu’être traité d’antisémite ? Et comme cela doit être douloureux pour un sectateur de Vatican II qui a tant fait pour « nos frères aînés dans la foi ». Alors Poisson, proche de Christine Boutin, choisit le grand écart : il n’est certes pas encore revenu sur le fond de ses déclarations (ce qui lui est assez reproché), mais il multiplie les excuses en tous genres. Il a écrit un communiqué, puis une lettre au CRIF où il regrette l’interprétation qui a été faite de ces propos : « Je regrette infiniment que ces mots aient pu être interprétés comme de la haine à l’égard du peuple juif ou de l’Etat d’Israël : cette haine m’est totalement étrangère. » Mais cela ne suffit pas au président du CRIF qui dénonce les « explications alambiquées » de Poisson. La capitulation doit être totale, compris !

Alors sur France Info le 24 octobre, Poisson passe à nouveau à confesse : « Je vois bien que les propos que j’ai prononcés ont provoqué de l’inquiétude et de la peur chez beaucoup de personnes membres de la communauté juive en France. J’en suis désolé. Je leur demande pardon pour ça. Ce n’était pas mon intention de blesser. Je n’ai pas de haine à l’égard de quiconque. C’est bien plus que des excuses. » Et l’on apprend que Poisson renonce à la réunion publique qu’il devait tenir en décembre avec Robert Ménard. Peut-être sauvera-t-il in extremis sa position aux primaires. Mais jusqu’où et jusqu’à quand devra-t-il demander pardon ? Car les portraits au vitriol se multiplient contre lui dans la grande presse : on lui reproche sa volonté d’abroger les lois mémorielles, la loi Taubira, de combattre l’avortement, de ne pas diaboliser le FN. On dit qu’il est d’extrême droite, qu’il incarne un antisémitisme bourgeois, propre sur lui. Poisson n’est pas près de quitter la tunique de Nessus qui va lui coller à la peau toute sa vie. S’il cessait de s’excuser et qu’il résistait enfin vaillamment à ses persécuteurs, alors la situation pourrait devenir intéressante. Mais peut-on en attendre autant d’un politicien de nos jours ? Ce serait un vrai miracle !

RIVAROL

jeromebourbon@yahoo.fr

www.rivarol.com/Editorial

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