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03/01/2009

L'infanterie sioniste attaque le ghetto de Gaza

L'offensive terrestre d'Israël dans la Bande de Gaza a semble-t-il commencé samedi, alors que l'opération "plomb durci" contre les tirs de roquettes du Hamas entrait dans sa deuxième semaine. Des troupes ont franchi la frontière dans la soirée, selon des responsables israéliens de la sécurité.

L'opération devrait durer plusieurs jours mais l'objectif n'est pas de réoccuper la Bande de Gaza, que l'armée avait quittée en 2005 après 38 ans d'occupation, ont assuré ces sources.

20081229elpepuint_11.jpg"Nous avons de très, très nombreuses cibles. A mon avis, ce sera une opération de longue haleine", a déclaré le commandant Avital Leibovich, porte-parole de l'armée, ajoutant que le Hamas disposait d'installations souterraines, notamment des tunnels utilisés pour passer des armes et marchandises malgré le blocus israélien et égyptien.

Les télévisions israéliennes ont montré les fantassins et chars traversant la frontière au nord de la Bande de Gaza, soutenus par des hélicoptères de combat, tandis qu'éclataient de nombreux coups de feu. Les forces restaient près de la frontière, selon des témoins. L'artillerie a ouvert un feu nourri sur des secteurs situés à l'est de Gaza, où sont déployés des miliciens islamistes.

Quelque 10.000 hommes se sont massés à la frontière ces derniers jours, d'après des responsables de la Défense. En début de soirée, d'importants tirs d'artillerie avaient permis de déminer le passage piégé par le Hamas, avant que les troupes ne s'y engagent.

Les frappes aériennes s'étaient calmées dans la journée avant de repartir à la nuit tombée. Au moins 26 Palestiniens ont été tués dans la journée, dont 13 dans le bombardement d'une mosquée dans la ville de Beit Lahiya, selon un responsable médical palestinien.

20081227elpepuint_19.jpgDes sources palestiniennes et onusiennes dénombrent déjà plus de 460 morts, dont plusieurs dizaines de civils. Quatre Israéliens ont aussi été tués depuis le début de l'attaque israélienne lancée le 27 décembre en réaction aux tirs de roquettes depuis la Bande de Gaza sur le sud de l'Etat hébreu. L'intervention "plomb durci" a commencé après de telles attaques, le Hamas ayant proclamé le 19 décembre la fin d'une trêve de six mois néanmoins émaillée de tirs.

Signe peut-être de ce que l'offensive israélienne entre dans une nouvelle phase, des responsables militaires ont annoncé samedi l'intervention pour la première fois de l'artillerie, qui a tiré depuis la frontière. L'artillerie est moins précise que les missiles guidés et pourrait faire davantage de victimes civiles.

Des responsables du Hamas ont signalé des mouvements de chars vers le point de passage d'Erez. D'après des responsables de la Défense ayant requis l'anonymat, le commandement était divisé sur l'opportunité d'une offensive terrestre qui pourrait se solder par de lourdes pertes humaines alors que le Hamas paraît déjà profondément atteint.

Samedi, l'armée israélienne a frappé les bureaux de l'hebdomadaire du Hamas "Al Resala" et l'Ecole internationale américaine, l'institution scolaire la plus prestigieuse de Gaza, les logements de deux responsables opérationnels soupçonnés de receler des armes et de planifier des attaques, des avant-postes, des camps d'entraînement, des sites de lancement de roquettes.

Les infrastructures de la Bande de Gaza sont gravement endommagées et de nombreux secteurs sont privés d'électricité et d'eau. Israël nie l'existence ou la menace d'une crise humanitaire et a accru l'approvisionnement en vivres de l'étroit territoire côtier, en insistant sur sa volonté de s'en prendre au Hamas et non aux civils.

Malgré les frappes israéliennes, une dizaine de roquettes palestiniennes se sont abattues samedi sur le sud de l'Etat hébreu, faisant un blessé léger, selon la police.

Tout en planifiant une intervention terrestre, Israël s'est dit prêt à accepter un cessez-le-feu s'il était placé sous la surveillance d'observateurs internationaux. L'idée a été reprise par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, et le président américain George W. Bush, tandis que le président français Nicolas Sarkozy était attendu lundi et mardi au Proche-Orient pour promouvoir la trêve humanitaire suggérée par les ministres européens mais déjà rejetée mercredi par Israël.

photo_original_19823.jpgLe Hamas a réagi avec circonspection, son porte-parole à Gaza Taher Nunu prévenant que le Mouvement n'accepterait pas de solution par Israël et la communauté internationale, tout en laissant la porte entrouverte au "dialogue".

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui ne contrôle plus que la Cisjordanie depuis que les islamistes du Hamas ont pris le pouvoir par les armes dans la Bande de Gaza en juin 2006, a pour sa part annulé un déplacement à l'ONU lundi pour rencontrer Nicolas Sarkozy et une délégation de l'Union européenne.

Il devrait s'exprimer à l'ONU mardi, selon son conseiller Saeb Erekat, pour demander au conseil de sécurité de condamner Israël et d'exiger la fin immédiate de l'offensive contre la Bande de Gaza. Le texte sera discuté lundi mais a peu de chances d'être adopté car les Etats-Unis, qui possèdent un droit de veto, jugent inacceptable qu'il n'appelle pas à l'arrêt des tirs de roquettes du Hamas.

L'offensive israélienne a déclenché dans le monde un vaste mouvement de soutien aux Palestiniens de la Bande de Gaza et des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi dans le monde arabo-musulman, en Asie ou en Europe, notamment à Londres et à Paris. AP

22:09 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : gaza, massacre, sionisme |  Facebook | |

La marine israélienne attaque et endommage le Dignité dans les eaux internationales (VIDEO)

(Larnaca, Chypre, 10h) Le mardi 30 décembre à 5 heures du matin, plusieurs navires de guerre israéliens ont intercepté un bateau d'aide humanitaire - le Dignité - alors qu’il se rendait à Gaza pour y effectuer une mission de secours. Un navire israélien a percuté le bateau sur le côté avant bâbord, l’endommageant fortement. Les témoignages des passagers et des journalistes à bord indiquent qu’il prend l’eau et qu’il semble avoir des problèmes de moteur. Quand il a été attaqué par l'armée israélienne, le Dignité se trouvait clairement dans les eaux internationales, à 90 milles nautiques de la côte de Gaza, ce qui constitue une infraction de plus du droit international par l'Etat sioniste.

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Photo : Le Dignité à son arrivée au Liban



Les navires de guerre ont également tiré à la mitrailleuse dans l'eau afin d’empêcher le bateau humanitaire de se rendre à Gaza.

Alors que le bateau gagnait tant bien que mal le Liban, les passagers ont été en contact avec le gouvernement libanais qui a déclaré que le commandant de bord était autorisé à accoster et qu’il était prêt à leur porter assistance si nécessaire. Les équipes de sauvetage en mer de Chypre ont également été contacté, et ont aussi offert leur assistance. Le Dignité qui battait clairement le pavillon de Gibraltar, était piloté par un capitaine anglais et avait parmi ses passagers, Cynthia McKinney, un député américain. L'attaque a été filmée par les journalistes et les membres de l'équipage et les passagers témoigneront du crime d'Israël en mer à leur arrivée au Liban.

À bord du bateau, des médecins se rendaient vers cette pauvre bande de terre méditerranéenne pour y fournir des secours tellement nécessaires aux hôpitaux sur place. L'équipage et les passagers avaient également l'espoir de ramener des blessés pour les soigner, car les hôpitaux ne sont pas adaptés. En outre, le Dignité transportait 3 tonnes de fournitures médicales à la demande des médecins dans la bande de Gaza.

Les trois médecins à bord qui se rendaient à Gaza sont : Le Dr Halpin (Royaume-Uni), un chirurgien orthopédiste expérimenté, professeur de médecine, et capitaine de la marine marchande. Il a organisé des efforts de secours humanitaire dans la bande de Gaza à plusieurs reprises avec l’organisation, the Dove and Dolphin. Il se rendait à Gaza comme bénévole dans les hôpitaux et les cliniques.
Le Dr Mohamed Issa (Allemagne), un chirurgien pédiatrique Allemand se rendait à Gaza comme bénévole dans les hôpitaux et les cliniques.
Le Dr. Elena Theoharous (Chypre) est un chirurgien et membre du Parlement chypriote. Elle se rendait à Gaza pour évaluer le conflit en cours, aider aux efforts de secours humanitaire et travailler comme bénévole dans les hôpitaux.

Pourtant, Israël a fait un pied de nez au droit maritime en attaquant un bateau humanitaire dans les eaux internationales et a mis en danger l'ensemble de ces observateurs des droits de l’homme. À aucun moment, le Dignité ne s’est approché des eaux israéliennes. Ils se sont clairement identifiés et l'attaque israélienne était volontaire et criminelle.

Le Dignité est encore dans les eaux internationales, à 40 milles au large de Haïfa. Tout le monde à bord est sain et sauf alors que le bateau poursuit lentement sa route vers le Liban.


 
Pour plus d’informations, contactez :

(Gaza) Ewa Jasiewicz, +972 598 700 497 / freelance@mailworks.org

(Chypre) Lubna Masarwa +357 99 081 767 / lubnna@gmail.com

(U.S.) Greta Berlin, +1 310 422 7242 / iristulip@gmail.com

 
Source : http://www.palsolidarity.org/  
 
 Traduction : MG pour ISM
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A Gaza, les massacres perpétrés par l'armée israélienne continuent avec la complicité de la "communauté internationale" pro-sioniste

Avant ses bombardements, l'armée de l'air israélienne largue au-dessus de la bande de Gaza des milliers de tracts invitant les habitants des zones visées à fuir leurs maisons pour éviter les "dégâts collatéraux".

"En raison des actes terroristes menés par certains contre l'Etat d'Israël à partir de votre zone de résidence, les forces de défense israéliennes sont contraintes à une riposte immédiate", avertissent ces tracts destinés "aux habitants de Gaza".

"Pour votre propre sécurité, nous vous demandons de quitter la zone immédiatement", ajoute Tsahal.

En plus de ces largages de tracts, les militaires israéliens ont téléphoné à des habitants des secteurs visés quelques minutes avant les raids pour leur conseiller de s'en aller.

Ces conseils sont accueillis avec autant de peur que de colère par une population qui connaissait samedi son huitième jour de bombardements.

"Nous restons chez nous, pas question de nous en aller... Et pour aller où ?", lance Oumm Kamell, une mère de 11 enfants interrogée devant sa maison.

"Bien sûr que nous avons peur. Ils disent qu'ils ne bombardent que les militaires mais c'est un mensonge. Ils tirent aussi sur les civils."

"Nous vivons dans l'horreur. J'ai dû fuir en portant mes petits-enfants dans mes bras", raconte une femme qui aide Oumm Kamell à cuire le pain.

"Nous n'abandonnerons jamais nos maisons. Nous sommes épuisés mais Dieu est avec nous", dit-elle.

"JE NE CRAINS QUE DIEU"

Jusqu'ici, sur les quelque 430 morts et 2.000 blessés dus aux bombardements, dont environ un quart de civils, Israël a tué deux chefs du Hamas.

20081229elpepuint_14.jpgVendredi, le cheikh Nizar Rayane a été tué dans un raid, ainsi que quatre de ses femmes et onze enfants. Le massacre d'une famille entière est considérée par la convention de Genève comme un crime de guerre. Plusieurs généraux de l'armée israélienne et dirigeants politiques de l'Etat sioniste sont actuellement poursuivis par la justice de pays européens suite à l'assassinat en 2002 de Salah Shehade (ex-chef militaire du Hamas) et de toute sa famille, soit quatorze femmes et enfants.

Dans la nuit de vendredi à samedi, c'est un commandant de haut rang de la branche armée du Hamas, Abou Zakaria al Djamal, qui a trouvé la mort.

Les rues de Gaza étaient pratiquement vides samedi, l'aviation israélienne poursuivant ses raids.

Les rares habitants contraints de sortir de chez eux savent ce qu'ils risquent.

"Il n'y a plus aucune pitié... Le monde ferme les yeux sur les massacres commis ici. Nous n'espérons plus qu'en Dieu pour mettre fin à cette guerre", déclare un vieillard qui porte dans un sac plastique quelques pommes de terre.

Dans le camp de réfugiés de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, il n'y a ni eau ni électricité depuis cinq jours. L'aide des Nations unies a été suspendue et la situation est catastrophique.

Assis devant sa maison en compagnie de quelques amis, Mohamed Hassanien, 65 ans, semble indifférent aux bombardements.

"Je reste assis ici, sous les bombes. Je n'ai pas peur des Juifs et de leurs menaces. Je ne crains que Dieu et s'il faut mourir, autant mourir chez soi."

16:08 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gaza, massacre, sionisme |  Facebook | |