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28/10/2009

Villepin mobilise ses troupes à Paris

Par Marc Vignaud

REGARDEZ - Villepin mobilise ses troupes à Paris

Dominique de Villepin © BERTRAND GUAY / AFP

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La salle est comble. Plusieurs dizaines de personnes sont même restées à la porte. Quelques jours après la fin du procès Clearstram, où 18 mois de sursis ont été requis à son encontre, Dominique de Villepin rassemblait ses troupes, mardi soir à Paris, au second étage d'un salon cossu de la maison de l'Amérique latine. Récit.
À l'entrée, la table des adhésions ne désemplit pas. Pas question pour les organisateurs de laisser repartir les non-inscrits au "ClubVillepin" sans un chèque à l'ordre du mouvement... Vers 19 h 10, l'ancien Premier ministre fait son entrée sous des applaudissements nourris. Avant de lui céder la parole, ses deux fidèles lieutenants, Brigitte Girardin et Jean-Pierre Grand, se félicitent de l'affluence - "1.000 sympathisants", assurent-ils - et fixent l'objectif du "ClubVillepin" : obtenir 100.000 adhérents d'ici à un an.

Dominique de Villepin prend enfin la parole au milieu des sympathisants restés debout. Dans son costume habituel, il prône un projet qui "étonnera par sa simplicité" : le retour aux "principes fondateurs" de la France "républicaine, solidaire, indépendante". En creux, une nouvelle critique virulente de la politique de Nicolas Sarkozy . "Il n'y a pas besoin de faire un débat sur la République et l'identité nationale, mais de faire vivre le principe", lance-t-il d'un ton déterminé. L'ancien Premier ministre n'hésite pas à se présenter comme une "alternative républicaine" au chef de l'État. "Nous le voyons avec l'esprit de cour : plus le pouvoir est concentré et moins il est efficace. Quand nous vivons à l'ère d'une démocratie d'opinion, où, jour après jour, les polémiques font l'actualité, nous n'obtenons pas les réponses aux problèmes, nous ne répondons pas aux préoccupations des Français parce qu'une polémique chasse l'autre."

Un ancien militant RPR se réjouit à l'issue du discours : "J'espérais et j'ai trouvé une vision nouvelle. J'ai trouvé un homme d'État qui a la vision de la France..." Mardi soir, il n'y a pas que des sympathisants de droite dans la salle parisienne. Duag Kaldia, ingénieure financier, "plutôt de gauche à la base" et pour qui "l'opposition de gauche n'existe plus", est venue trouver une "alternative" au gouvernement actuel. Pour elle, comme pour beaucoup, Villepin a la stature d'un chef de l'État et "ils ne sont pas beaucoup en France", confie un autre supporter. "Merci pour aujourd'hui et merci pour demain", leur a répondu Villepin, dont l'ambition était de les rassembler autour d'un "espoir commun" et d'une "ambition commune".

Infatigable, Villepin est redescendu au rez-de-chaussée de la Maison de l'Amérique latine. L'occasion de prononcer un nouveau discours à ceux qui n'avaient pu assister à sa prestation.

Regardez le reportage vidéo du point.fr :