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07/12/2016

Être blanc dans un train de banlieue

Dans le train entre Paris et Mantes-la-Jolie, il ne fait pas bon être un « sale Blanc »

Je suis un client fidèle, et surtout captif, de la SNCF. Mais vu ses performances parfaitement médiocres, je la quitterais volontiers pour un car – Macron. À Évreux où je réside, il n’y en a pas : ce n’est pas une grande ville. Le train reste ainsi, et pour moi, un moyen de transport obligé. Je fais donc des Évreux-Paris et des Paris- Évreux comme on va à l’abattoir.

J’exagère un peu. Mon chemin de croix ne concerne que les TER qui, avant d’arriver à Évreux, marquent un arrêt à Mantes-la-Jolie. Les Intercités, eux, filent direct jusqu’à Évreux : voyage paisible garanti.

Je privilégie évidemment ces trains-là. Mais en fonction de mon agenda, je suis parfois contraint d’emprunter un TER.

Et là, jusqu’à Mantes-la-Jolie, la découverte, pour ne pas dire l’aventure, est au rendez-vous. Des mots comme « vivre ensemble » prennent corps. L’expression « mixité sociale » (oui, on doit dire « sociale » !) se fait chair. Au pittoresque de la population voyageuse, il faut ajouter un argument non négligeable. Il n’est pas nécessaire sur ce trajet d’acheter son billet. En effet, les contrôleurs ne se montrent presque pas. Ils n’ont pas envie de se faire insulter et de se faire démonter la gueule…

Il y a un mois, pendant un trajet Paris-Mantes-la-Jolie, j’ai été violemment bousculé. J’ai protesté. On m’a rétorqué : « Ta gueule, sale Blanc ! ». Ils étaient quatre. Soutenus silencieusement par la majorité du wagon, et j’étais seul.

Atlantico

via Fdesouche.com

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