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09/07/2009

Amnesty accuse Tsahal de "destructions gratuites" à Gaza

L'armée israélienne s'est livrée à des actes de "destructions gratuites", visant des civils Palestiniens, lors de son offensive dans la bande de Gaza en décembre et janvier, affirme Amnesty International.

Dans un rapport de 117 pages consacré aux 22 jours de combats, l'organisation humanitaire précise également que les tirs de roquettes des militants du Hamas contre Israël constituaient des "crimes de guerre".

Amnesty affirme n'avoir trouvé aucune preuve que des civils ont été volontairement utilisés par les combattants du Hamas comme des boucliers humains, comme l'affirmait l'armée israélienne.

amnesty-international-accuse-tsahal-de-destructions-gratuites-a-gaza.jpgAu total, ce conflit a entraîné la mort de 1.400 Palestiniens, dont 300 enfants et des centaines de civils, des chiffres en accord avec ceux avancés par le ministère de la Santé à Gaza et le Centre palestinien des droits de l'homme.

L'armée israélienne avait évalué à 1.196 les pertes palestiniennes dont 295 civils. Au cours de cette intervention, 13 Israéliens ont été tués dont trois civils.

"La plupart des destructions étaient gratuites et délibérées", estime Amnesty dans son rapport. "Elles ont été conduites dans des circonstances qui confirment qu'elles n'étaient pas justifiées par des impératifs militaires."

L'état-major israélien a réagi en disant que l'armée avait agi conformément aux règlements internationaux. Il a accusé les auteurs du rapport d'ignorer "les efforts fournis par les forces de défense israéliennes pour limiter autant que possible les dommages aux non-combattants".

"PRUDENCE"

"Dans de nombreux cas, les forces de défense israéliennes ont fait preuve de prudence, notamment en avertissant la population civile avant une attaque", ajoute Tsahal.

"Les forces israéliennes ont dirigé leurs attaques uniquement contre des cibles militaires", affirme l'état-major.

Une enquête ouverte par l'état-major israélien avait conclu à l'absence de crimes tandis que l'Etat hébreu a refusé de coopérer avec une enquête diligentée par les Nations unies.

Amnesty précise que les roquettes tirées par les combattants du Hamas ont rarement fait des victimes et ont surtout provoqué des mouvements de panique parmi les populations.

Ils n'en restaient pas moins des actes "aveugles et illégaux au regard du droit international".

Amnesty accuse le Hamas et d'autres groupes armés d'avoir mis en danger la vie des civils palestiniens en tirant des roquettes et en cachant des armes à proximité d'habitations.

L'organisation humanitaire affirme n'avoir recueilli aucune preuve montrant que "le Hamas et les autres groupes armés obligeaient des civils à demeurer à l'intérieur ou à proximité de bâtiments utilisés par leurs combattants."

Aucune preuve n'a été trouvée que ces civils étaient retenus contre leur gré dans des immeubles ou dans des quartiers sous le contrôles des insurgés.

Le rapport affirme en revanche qu'en plusieurs occasions des soldats israéliens se sont servis de civils palestiniens, y compris d'enfants comme de "boucliers humains" en les contraignant à rester à proximité de "maisons qu'ils utilisaient comme positions militaires".

Joseph Nasr, version française Pierre Sérisier et Pascal Liétout

Source: Reuters

15:16 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : israël, sionisme, gaza |  Facebook | |

Il sera très difficile de légiférer sur la rémunération des patrons, selon le patron de l'AMF

Le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF), Jean-Pierre Jouyet, estime qu'il est "très difficile de légiférer" sur la rémunération des dirigeants. "Si le code [de bonne conduite] est correctement respecté, il n'y a pas besoin de loi", a-t-il expliqué, sur Europe 1.

Ce code n'est pas toujours suivi, a-t-il dit en des termes choisis. "Il y a une bonne application quantitative du code, l'application qualitative reste véritablement à être améliorée (...). Ce que l'AMF souhaite, c'est plus de transparence et de responsabilité dans l'autocontrôle", a-t-il déclaré. Jean-Pierre Jouyet entend écrire aux sociétés en question et signaler les abus au comité des sages du patronat. Au besoin, a-t-il ajouté, l'AMF les dénoncera publiquement. "C'est une possibilité qui reste parce que la publicité est toujours une sanction", a-t-il dit. Jean-Pierre Jouyet a relevé que pour 58 des 60 patrons de grandes sociétés ayant fait l'objet d'un examen de l'AMF, la part de rémunération variable constituait toujours l'essentiel des revenus, sans rapport clair avec la performance.

Mardi, le rapporteur de la mission parlementaire sur les rémunérations des dirigeants de sociétés, Philippe Houillon (UMP), affirmait que le code de bonne conduite du patronat ne suffirait pas à éviter les dérives. Il souhaite aller plus loin avec 16 propositions pour mieux encadrer ces pratiques.

Parmi les tentatives d'autorégulation, le Medef et l'Association française des entreprises privées (AFEP) ont rédigé en octobre un code de bonne conduite pour encadrer les rémunérations des dirigeants. La quasi-totalité des grandes entreprises françaises ont dit y avoir adhéré.

Commentaires du PNF:

Le président de l'AMF, sûrement très étroitement lié au monde des financiers, préconise l'autocontrôle du monde financier, autant dire la continuation des dérives financières, parachutes dorés et abus de biens sociaux! N'importe quelle personne qui connaît la psychologie des financiers sait que l'autocontrôle est synonyme d'anarchie! Si vous pouvez légalement piller la caisse de l'entreprise, en votant entre amis lors des conseils d'administration des salaires mirobolants et autres bonus et parachutes dorés, pourquoi se priver? Si une loi ne fixe pas de limite salariale aux patrons des grands groupes, le pillage par les financiers de notre richesse nationale continuera, en toute impunité!

Si une loi est mise en place, il faudra bien distinguer les patrons créateurs d'entreprises, qui générent de la richesse pour notre économie, aux patrons-gérants, qui sont souvent là uniquement pour se remplir les poches, que leur entreprise fasse des bénéfices ou non!

6 juillet 1938: Conférence d'Evian

Désemparé face à l'antisémitisme nazi, le président américain Franklin Roosevelt propose une conférence internationale en vue de secourir les Juifs dont ne veulent plus les Allemands. Celle-ci se réunit du 6 au 14 juillet 1938 à l'Hôtel Royal d'Évian, au bord du lac Léman.
32 pays s'y font représenter (l'Allemagne n'est pas invitée, l'URSS et la Tchécoslovaquie ne s'y font pas représenter). C'est pour affirmer, à la seule exception de la République dominicaine, leur refus d'ouvrir leurs ports aux Juifs allemands !
Les refus se fondent sur des préjugés ou des hypothèses bien plus que sur des faits, comme l'avoue ingénument le délégué australien : «Dans les circonstances présentes, l'Australie ne peut faire plus... Nous n'avons pas de problème racial notable et nous ne voulons pas en importer un». La presse allemande, triomphante, titre au lendemain de la conférence : «Personne n'en veut !».
Après la Nuit de Cristal, l'émigration juive va néanmoins s'intensifier. Beaucoup d'émigrants tentent de gagner la Palestine sous des formes illégales, le gouvernement britannique s'y opposant pour ne pas se mettre à dos les Arabes. Quelques milliers de Juifs saisissent aussi l'opportunité offerte par le port chinois de Shanghai, qui les dispense d'un visa d'entrée ! Les échecs sont cruels. En mai 1939, le Saint-Louis, refoulé de Cuba et de Floride, doit revenir à Hambourg avec ses réfugiés juifs !

Source: Hérodote

http://www.herodote.net/almanach/jour.php?ID=2752

11:12 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : juifs, sionisme, guerres |  Facebook | |

L'agitation continue au Xinjiang, Hu Jintao renonce au G8

La police paramilitaire chinoise s'est déployée mercredi à Urumqi, capitale de la province du Xinjiang, en vue de maîtriser la situation dans une ville où 156 personnes au moins ont trouvé la mort au cours des émeutes du week-end dernier.

emeutes xinjiang.jpgDes Chinois de l'ethnie han sont descendus dans les rues pour la deuxième journée consécutive et, malgré la présence d'hélicoptères, des heurts ont éclaté au milieu d'une foule d'un millier de personnes lorsque des policiers ont appréhendé des meneurs présumés. "Libérez-les!", leur a-t-on crié.

Les autorités d'Urumqi avaient imposé un couvre-feu le soir précédent, des milliers de Han armés de bâtons, de couteaux et de barres de fer ayant écumé la ville pour se venger des violences de dimanche en s'en prenant aux Ouïgours musulmans.

Cette instabilité a conduit le président chinois Hu Jintao à renoncer à assister au sommet du G8 en Italie et à regagner son pays pour suivre l'évolution au Xinjiang, où les émeutes ont également fait 1.080 blessés. Les forces de l'ordre y ont procédé à 1.434 arrestations.

L'activité a repris dans les quartiers ouïgours, mais des habitants ont rapporté que les arrestations se poursuivaient la nuit. Ils ont dit rassembler des projectiles et ériger des barricades pour se défendre contre des groupes de Han.

Des responsables ont minimisé les risques de troubles tandis que des milliers de membres des forces de sécurité et des blindés rétablissaient le calme dans les quartiers du centre.

"La plus grande partie de la population a fait preuve de retenue", a déclaré le chef du Parti communiste d'Urumqi, Li Zhi, au sujet des violences de mardi.

RECOMMANDATIONS AUX HABITANTS

"Une poignée de Han ont attaqué des Ouïgours et une poignée de Ouïgours ont attaqué des Han (...) La police a capturé ces quelques poignées d'éléments violents et la situation est à présent maîtrisée", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

Il n'y avait plus de couvre-feu officiel, mais les rues se sont vidées en début de soirée alors que des véhicules munis de mégaphones circulaient en intimant aux habitants de "rentrer chez (eux) le plus vite possible".

Le gouvernement n'a ni indiqué le nombre de personnes blessées mardi, ni précisé s'il y avait des morts. Faute d'informations, les rumeurs allaient bon train.

Un homme d'une cinquantaine d'années disant s'appeler Mohammed Ali a dit avoir entendu dire par des amis et des voisins que deux hommes avaient été tués et deux autres grièvement blessés. D'autres ont avancé des bilans plus lourds.

"Maintenant, nous avons peur d'aller où que ce soit", a déclaré Mohammed Ali à Reuters. "Il devient effrayant de faire ne serait-ce que des petites choses."

Les craintes des Ouïgours étaient corroborées à certains endroits du centre-ville. Dans une rue, deux jeunes garçons étaient encerclés par une foule de Han ; des individus cherchaient à les renverser et à les attraper par les cheveux.

A Washington, le département d'Etat a lancé un appel au calme et exhorté la Chine à respecter les droits de l'homme.

"Toutes les parties doivent éviter la violence", a dit son porte-parole à la presse. "Certes, il importe que les autorités chinoises rétablissent l'ordre et préviennent de nouvelles violences, mais nous espérons que leurs initiatives témoigneront d'un respect des droits de tous les citoyens chinois."

Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner s'est dit "très préoccupé" par la situation au Xinjiang. "Avec nos partenaires européens, nous avons rappelé notre attachement aux droits de l'homme (...). Les droits des personnes détenues doivent être pleinement respectés", ajoute-t-il dans un communiqué.

"GÂTÉS COMME DES PANDAS"

A Urumqi, des groupes de Han se sont rassemblés autour des journalistes pour exprimer leur colère et ont emmené à l'écart une femme ouïgoure qui s'était approchée. Il n'a pas été possible de savoir où ils la conduisaient.

"Les Ouïgours sont gâtés comme des pandas. Quand ils volent, violent ou tuent, personne ne dit rien. Si nous, les Han, faisions la même chose, nous serions exécutés", a affirmé Li Yufang, propriétaire d'une boutique de vêtements.

Les Ouïgours, musulmans et turcophones, représentent près de la moitié des 20 millions d'habitants du Xinjiang, territoire jouxtant la Russie, la Mongolie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan, l'Afghanistan, le Pakistan et l'Inde.

Les médias officiels s'emploient à apaiser l'atmosphère dans des éditoriaux qui évoquent des cas d'entraide entre Han et Ouïgours sur fond de violences.

"Quand l'harmonie ethnique est détruite, il en résulte des troubles sociaux et le développement s'arrête", écrit le Quotidien du peuple. "Le sang pour le sang est incompatible avec l'Etat de droit", souligne de son côté le China Daily.

Pékin a imputé les violences de dimanche à des indépendantistes en exil, visant en particulier Rebiya Kadeer, avocate de la cause ouïgoure qui vit aux Etats-Unis. Dans une tribune publiée mercredi par l'Asian Wall Street Journal, cette dernière condamne les violences, d'où qu'elles viennent, et rejette la responsabilité des troubles.

"Des années de répression chinoise des Ouïgours, culminant avec la confirmation que les autorités chinoises ne se soucient pas de l'Etat de droit lorsque des Ouïgours sont concernés, sont la cause du malaise actuel des Ouïgours", écrit-elle.

L'Organisation de la conférence islamique (OCI), qui regroupe 57 pays musulmans, a engagé Pékin à enquêter sur les violences. La Russie, elle, a exprimé son soutien à la Chine en estimant que les troubles du Xinjiang relevaient des affaires intérieures du pays voisin.

Version française Henri-Pierre André et Philippe Bas-Rabérin

Source: Reuters

00:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : xinjiang |  Facebook | |