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11/04/2009

Vidéo d'agression dans un bus : soutenez le Policier gardé à vue

Madame, Monsieur,

chasse au Blanc bus RATP.jpgMerci de signer de toute urgence la pétition de soutien (cliquez ici) au Policier poursuivi pour avoir diffusé la video d'une agression dans un bus.

Il est actuellement victime d’un véritable lynchage médiatique, doublé de poursuites par l’Inspection Générale des Services (la police des polices) et de plusieurs plaintes déposées contre lui par la RATP.

L’argument contre lui est qu’il aurait commis une irrégularité de procédure, en laissant « fuiter » cette vidéo qui n’avait pas « vocation à être montrée au grand public ».

Mais tous les jours, des personnes, en particulier des journalistes, font la même chose, au nom du droit à l’information et de la liberté de la presse.

Ce matin encore, deux vidéos circulent sur Internet sur la mort d’homme en marge d'une manifestation anti-G20 après avoir été bousculé par un policier. Personne ne s’interroge sur « l’origine de la fuite », ni sur le « respect du secret de l’enquête » ou encore moins sur les questions de « droit à l’image ». Et ce serait en effet indécent.

Nous sommes en démocratie et les citoyens ont le droit de savoir certaines choses, même si ça n’arrange pas les autorités.

La justice est l’affaire de tous.

Il est incroyable que, dans l’affaire de l’agression du bus, les pouvoirs publics et les médias semblent chercher à dissimuler la vérité en faisant pression pour que la vidéo soit retirée de tous les sites.

Par contre, ils ne semblent même pas songer à condamner cette agression ni à plaindre la victime.

La vidéo a été retirée vers 18 h de la plupart des sites où elle se trouvait. Mais voici ce qu'on y voit :

Un jeune homme est tranquillement installé dans un bus, dans le quartier Montparnasse à Paris. Soudain, un jeune s'approche de lui par derrière et lui vole son portefeuille dans la poche de son manteau.

La victime se retourne, fait un geste pour essayer de récupérer son portefeuille. A ce moment là, au moins quatre jeunes se trouvant dans le bus se jettent sur lui et commencent à le tabasser en proférant des insultes ignobles.

Le pauvre garçon se retrouve par terre, tandis que ses agresseurs s'acharnent sur lui à coups de pied, frappant deux autres passagers au passage, tout en déversant des torrents d’insulte.

Personne dans le bus n'intervient. Le chauffeur reste à sa place pendant que le pugilat continue. On assiste alors à de longues minutes de violence insoutenable. Jusqu'à ce que la victime parvienne à se traîner jusqu'au chauffeur pour le supplier de « l'emmener à l'hôpital ». Les agresseurs quittent le bus, puis remontent et recommencent sous les yeux du chauffeur qui ne se lève toujours pas pour intervenir. (Sa conduite a été hier qualifiée « d’exemplaire » par Pierre Mongin, le Président de la RATP).

Faut-il dissimuler cette vidéo au public ? C'est ce que les pouvoirs publics ont jugé bon de faire, au lieu de condamner cette violence gratuite et organisée et d’informer le public sur le sort des agresseurs.

Un policier a pris sur lui de faire connaître la vérité.

Il était hier en garde à vue. Aujourd’hui, il risque fortement de perdre son emploi.

C'est pourquoi je vous demande de signer d'urgence la pétition ci-jointe à Nicolas Sarkozy, pour lui demander d'abandonner immédiatement toute poursuite à son encontre.

Je vous remercie d'envoyer ce message à tout votre carnet d'adresse.

Je vous tiendrai personnellement informé des résultats de nos démarches.

Ensemble, refusons la barbarie. SIGNEZ LA PETITION.(Cliquez ici)

Bien cordialement,

Marie-Laure Jacquemond
Présidente

Lien vers cet article :
http://institutpourlajustice.blogspot.com/2009/04/video-dagression-dans-un-bus-soutenez.html

Lien direct vers la pétition :
http://www.mapetition.ch/signatures.php?idsig=LaJZ3Mr4cX9EVZZ4VY47

Natixis: pour 9 mois de présence, un membre du directoire reçoit 1,3 million d'euros

La banque Natixis est la banque française qui a subi les plus grosses pertes en 2008.

Pas moins de 2,8 milliards d’euros. Une perte due essentiellement en raison de ses activités de marché.

C’est dans un contexte de pertes abyssales, qu’un membre du directoire de la banque, Jean-Pascal Beaufret, a touché un véritable pactole.

Jean-Pascal Beaufret n’a siégé que neuf mois comme membre du directoire. De mi-février à fin novembre 2008.

En démissionnant, fin novembre, Jean-Pascal Beaufret est parti avec un chèque de 1,3 million d’euros, dont 500.000 euros de « prime d’arrivée ».

Selon le Nouvel Observateur, une porte-parole de Natixis a expliqué que l'indemnité "pour préjudice", consécutive à la rupture du contrat de travail de Jean-Pascal Beaufret, fixée à six mois de salaire annuel, se monte à 300.0000 euros.

Elle a ajouté qu'une disposition prévoyait initialement qu'en cas de son éviction du directoire, il pouvait bénéficier d'une indemnité équivalente à deux ans et demi.

Mais les deux parties sont tombées d’accord pour limiter cette indemnité de départ à 300.000 euros.

Selon Libération qui révèle cette affaire, en cumulant prime d’arrivée, salaire fixe (500.647€) et indemnité de départ, Jean-Pascal Beaufret a perçu  en neuf mois, chez Natixis, 1,3 million d’euros.

Natixis est une filiale commune de la Caisse d'Epargne et des Banques Populaires.

Après avoir annoncé la suppression de 1.250 emplois, la banque a précisé qu'elle entendait supprimer cette année près de 166 postes supplémentaires dans l'hexagone.

Commentaires du PNF:

Le racket à grande échelle par la caste des financiers continue, et ceci en toute impunité. Le vol en col blanc rapporte décidément bien plus que les attaques à main armée, et pour couronner le tout, ces pratiques seraient "légales"... Tout simplement écoeurant.

D'ailleurs, cette personne a-t-elle démissionné ou a-t-elle été renvoyée? Depuis quand touche-t-on des primes lorsque l'on démissionne? N'est-ce pas un pousse-au-crime?