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11/01/2013

Bisphénol A : il s'en prend aux reins et au cœur

Le bisphénol A (BPA) n'en finit pas de dévoiler ses méfaits. Selon une étude menée aux Etats-Unis, il pourrait en effet provoquer chez les enfants et les adolescents, des troubles à la fois cardiovasculaires et rénaux. Explications.

Aux Etats-Unis comme en France, les plus jeunes sont exposés très précocement au BPA. Différents travaux menés outre-Atlantique ont d'ailleurs montré que près de 92% des enfants de 6 ans présentaient des traces de cette substance dans leurs urines.

Le Dr Leonardo Trasande et son équipe de l'Université de New York ont analysé les urines de 710 enfants et adolescents de 6 à 19 ans. Chez ceux qui présentaient les niveaux de BPA les plus élevés, les auteurs ont observé un ratio albumine/créatinine plus important. Or ce dernier est un marqueur potentiel de troubles rénaux et de maladie coronarienne. Par ailleurs ils ont également montré que le bisphénol A augmentait le stress oxydatif, au niveau des cellules.

En France, les produits contenant du BPA destinés aux enfants de moins 3 ans ne sont plus commercialisés depuis le 1er janvier 2013. Par ailleurs, l'ensemble des contenants alimentaires dans lesquels ce composé chimique est actuellement utilisé seront interdits à partir du 1er janvier 2015. Rappelons que depuis mars 2011, il est interdit de produire des biberons renfermant du bisphénol A dans l'Union européenne. L'interdiction d'importer et de commercialiser des biberons contenant ce composé chimique est effective depuis juin 2011.

Source: Yahoo / Destination Santé

Immeuble réquisitionné à Paris : «Ici, c’est chez nous. J’y suis, j’y reste !»

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Deux associations et une quarantaine de mal-logés ont «réquisitionné» un immeuble de 2.000 m2 dans le 10e arrondissement de Paris depuis le 29 décembre… [...]

Samia, installée depuis une semaine avec ses trois enfants dans l’immeuble réquisitionné, dévoile son deux-pièces. «Je suis Française, je travaille, ça fait cinq ans que je suis à l’hôtel… Ici, c’est chez nous ! J’y suis, j’y reste», s’émeut Samia.

Ces familles s’organisent pour cuisiner et participer aux tâches ménagères. Dans la cuisine, le «cœur de cette collectivité» selon un militant de Jeudi Noir, Aboutaj parle du soulagement que représente pour elle cette réquisition. «Ici, mon fils de 11 ans a sa chambre, de l’espace, il fait chaud, on est en famille. Depuis huit ans je vis dans un 26 m2, et malgré trois chauffages, on a tout le temps froid. Je dors dans la cuisine, au 6e étage sans ascenseur alors que mon fils a un problème au genou. Nous sommes prioritaires Dalo [droit au logement opposable] depuis deux ans. J’en ai marre des promesses en l’air. Je préfère rester ici plutôt que de retourner dans cet appartement.» [...]

20 minutes

via fdesouche.com