06/11/2012
Echirolles : « Vous êtes blanc. Et les blancs, on les repère très vite »
Pierre Alexandre Bouclay, journaliste – Radio Courtoisie – 2 nov 2012
«On nous a déconseillé d’aller à la cité Villeneuve, [Echirolles, banlieue de Grenoble]. On nous a dit « vous êtes blancs, et les blancs, ça se repère très vite. » Nous y sommes donc allés avec la police. Et avec un fixeur, comme dans les zones de guerre. Mais nous avons été repérés, et nous avons du fuir avec la police devant les racailles.»
«La cité a été bâtie dans les années 70 par des gens de gauche et d’extrême-gauche dans le but de faire un grand quartier, avec beaucoup de mixité sociale. C’est un immense cercle d’immeubles organisé autour de très grands espaces verts. Il y avait une halle pour le marché, un gymnase, une patinoire, un lac artificiel pour que les familles aillent de baigner… Tout était fait pour bâtir la cité idéale. Tout a commencé à dégénérer dans les années 80, lorsque sont arrivées les premières vagues d’immigration…»
L’article de Pierre-Alexandre Bouclay est sur le site de Valeurs Actuelles
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Dessin du jour
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Vers la guerre civile ? (Robert Ménard)
Deux récents « faits divers » pourraient bien, a posteriori, apparaître comme les prémices d’une guerre civile. Rappelez-vous, il y a quelques semaines, à Marseille, des heurts opposaient des Maghrébins de la cité des Créneaux, dans les quartiers Nord de la cité phocéenne, à des Roms venus installer leur campement près de chez eux. Les premiers avaient pris le dessus.
Le 27 octobre dernier, dans les rues de Hellemmes, en banlieue de Lille, une grosse centaine d’habitants a pris en chasse le maire de la ville, bien décidée à lui dire son fait après l’ouverture d’un village d’insertion pour Roms. L’édile a dû prendre la fuite.
J’en suis persuadé, ce n’est qu’un début. Ces réflexes d’autodéfense sociale vont se multiplier tant le peuple se sent abandonné par les élus, ignoré par les médias, méprisé par les élites.
Et convaincu, dorénavant, qu’il devra assurer lui-même sa tranquillité et son avenir. Pour son bien mais au risque de faire voler en éclats un ordre social qui ressemble de plus en plus, sous les coups de boutoir du laisser-aller prôné par les partis qui se partagent à tour de rôle le pouvoir, à un désordre social dont ce même peuple est le premier à faire les frais.
D’ici peu, le vote pour le Front national apparaîtra comme une réponse posée, réfléchie et républicaine — n’en déplaise à certains — à l’exaspération, au ras-le-bol du plus grand nombre face à la poursuite d’une immigration dont ils ne veulent plus.
Aussi, on est en droit de s’interroger : ne joue-t-on pas avec le feu quand on fait tout pour réduire, marginaliser la représentation du parti de Marine Le Pen dans les différentes assemblées… alors que, selon les enquêtes d’opinion les plus sérieuses, près de 40% des Français se sentent proches du FN ? Il serait même le premier parti en termes d’adhésion à des idées !
On pourrait bien, d’ici quelques années, regretter d’avoir classé les heurts de Marseille et Hellemmes dans la rubrique des « faits divers »…
Robert Ménard, Boulevard Voltaire, le 5 novembre 2012
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