30/06/2012
Vous avez dit « négroïde » ?
Le mot « négroïde » dans un avis de recherche de la police a suscité de vives réactions. À l’émoi des policiers, les lecteurs répondent par une étude sémantique du terme.

« Un individu type négroïde porteur d’un casque de vélo » : tels sont les mots de l’avis de recherche publié par un policier de l’agglomération lyonnaise. Le cabinet du ministre de l’Intérieur condamne l’emploi de cette caractéristique physique, et avec elle ses « relents racistes ». Les lecteurs, eux, reviennent à la définition stricte du mot.
L’adjectif « négroïde » voit le jour en 1870. Il est construit à partir de « nègre » et de « oïde », et qualifie ce qui « présente certaines caractéristiques propres à la race noire ». On parle de « type négroïde » ou de « lèvres négroïdes ».
Alors, les sentiments des internautes se mêlent entre surprise et étonnement. « C’est ahurissant ! », « Où est le problème ? »
Pour certains, c’est encore la « dictature du politiquement correct » qui grignote la langue française. Et si la réaction des policiers lyonnais était « démesurée » ?
« Linguiste et également anthropologue à mes heures, je n’en reviens pas ! Le terme négroïde n’est absolument pas raciste, pas même racial, c’est un terme scientifique et anthropologiste, employé couramment dans ces deux domaines », analyse Prospero.
Les limites sont floues, mais certains tentent des distinctions : « Je ne comprends rien, c’est pourtant le terme correct que l’on trouve dans le dictionnaire, rien à voir avec le mot nègre qui est, lui, péjoratif », affirme AMJ. (…)
Si le sort de « négroïde » est scellé pour le gouvernement, il l’est beaucoup moins pour les lecteurs. Entre passé révolu et présent douteux, le terme oscille sur un balancier fragile : là, anthropologie et racisme combattent dans l’obscurité.
22:41 | Lien permanent | Commentaires (0) |
Facebook | |
Ces très «chères» associations : 34 milliards d’euros de subventions par an
34 milliards d’euros de subventions sont accordées chaque année par l’État et les collectivités locales à 250.000 associations. Action sociale des administrations, festivals culturels, clubs sportifs, défense des minorités… À l’heure des restrictions budgétaires, enquête sur l’étonnante opacité qui entoure le financement public des associations.
Il existe en France un curieux document. Certains, fiers de connaître son existence, entourent son nom d’une pointe de mystère ; d’autres, mieux initiés, chuchotent qu’il est plein d’erreurs… Quelques esprits chagrins osent même le déclarer inutilisable! Ce document, c’est le jaune budgétaire, un pavé en trois volumes de 500 pages chacun dressant la liste de toutes les subventions accordées par l’État à quelque 10.000 associations. Une somme publiée par Bercy tous les deux ans seulement.Piochant dans le cru 2012, correspondant aux subventions versées en 2010, on découvre au hasard: «L’Association sociale nationale des Tsiganes évangélistes: 144.500 euros ; l’Association de coordination technique agricole: 4.967.439 euros ; l’Académie de billard de Palavas-les-Flots: 2000 euros ; l’Association de pétanque livradaise: 95 euros accordés par les services du Premier ministre.» [...]
22:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |
Facebook | |
















