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16/05/2008

Israël refuse toute discussion sur le droit au retour

JERUSALEM (Reuters) - Israël écarte toute discussion sur la possibilité d'inclure dans un accord de paix le droit au retour des réfugiés 1705123268.jpgpalestiniens de 1948, au terme d'une visite de George Bush qui a laissé les commentateurs arabes consternés par son soutien ouvert à la "patrie du peuple élu".

Mark Regev, porte-parole du Premier ministre israélien Ehud Olmert, a déclaré que le président palestinien Mahmoud Abbas devait abandonner cette exigence du retour s'il voulait présider à l'établissement d'un Etat palestinien.

"Cette exigence du droit au retour, qui n'existe pas dans le droit international, est l'ultime obstacle à un accord", a-t-il déclaré. "On ne peut avoir la paix et cette exigence dans le même temps", a ajouté Mark Regev alors que les négociations lancées dans le cadre du processus d'Annapolis en sont à leur sixième mois.

369408316.jpgSept cent mille personnes, soit près de la moitié de la population arabe de Palestine en mai 1948, se sont enfuies ou ont été chassées lors de la création d'Israël, qui vient de commémorer le 60e anniversaire de sa fondation.

Laisser revenir ces réfugiés et leurs descendants, estimés au total à 4,5 millions aujourd'hui, répartis dans des camps au Liban, en Syrie, en Jordanie ou en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza, remettrait en cause la nature même de l'Etat juif, fait valoir Israël, qui compte environ sept millions d'habitants dont 20% d'Arabes.

"Le soi-disant droit au retour et une solution à deux Etats sont inconciliables", a ajouté Mark Regev.

PROVIDENCE DIVINE

1982079519.jpgL'Etat hébreu conteste le fondement juridique du droit au retour affirmé pour la première fois par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies de décembre 1948.

Lors de sa visite en Israël, George Bush n'a qu'à peine évoqué le processus de paix ou les Palestiniens, dont beaucoup ont été atterrés par le discours du chef de la Maison blanche établissant une providence divine partagée comme trait d'union entre les chrétiens américains et les juifs d'Israël.

"Il aurait dû dire aux Israéliens qu'à un kilomètre du lieu de son discours, il y a une nation qui vit une catastrophe depuis 60 ans. Il aurait dû dire aux Israéliens que personne ne peut être libre aux dépens des autres. Il a manqué cette occasion et nous sommes déçus", a déclaré à Reuters le négociateur palestinien Saeb Erekat.
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Pour l'éditorialiste Samih Shabib, du quotidien palestinien Al Ayyam, "l'attitude du gouvernement américain envers Israël promeut intrinsèquement l'hostilité et renforce la haine envers les Etats-Unis et leur politique".

"Est-ce que cette hostilité, et ses conséquences, sont dans l'intérêt de l'Amérique? Je ne le crois pas", conclut-il.

 

Commentaires du PNF :

Le droit international semble vraiment être pour les israéliens à géométrie variable ! Ils bafouent depuis 60 ans des dizaines de résolutions de l’ONU, et quand ça les arrange, ils veulent s’en remettre, sur un point qui paraît évident – le droit de rentrer chez soi, dans la maison de ses aïeux volée par les Juifs sionistes – au droit international (ou plutôt à l'absence de texte législatif édifié sur ce sujet).

Le cynisme israélien continue. Cependant, américains et israéliens semblent bien pressés de conclure un " accord " avec le fantoche Abbas avant les prochaines élections américaines. Les Palestiniens cependant ne devraient faire aucune concession. A terme, le pouvoir des Etats-Unis dans le monde va continuer de décliner parallèlement à leur économie, et donc leurs pouvoirs politiques et militaires s’en trouveront également amoindris.

A ce moment-là, une négociation pourra s’ouvrir, qui découlera probablement sur la création aux Etats-Unis d’une ville-Etat juive, de la même manière qu’il existe aux Etats-Unis des villes de Mormons. Les Juifs pourront y vivre en toute sécurité, en plein cœur des Etats-Unis. Concernant la Palestine, elle pourrait enfin être libérée totalement de la mainmise sioniste, et les Palestiniens de retrouver les maisons et villages de leur enfance.

Quant aux descendants des Juifs non-sionistes présents en Palestine avant 1880 et le début du sionisme (ils n'étaient que 24000 à cette date), ils pourront rester sur la terre de leurs ancêtres.

 

 

 

20:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : palestine, libre |  Facebook | |

15/05/2008

Les Palestiniens commémorent leur soulèvement de 1948 à coups de sirènes et de lâchers de ballons noirs

RAMALLAH, Cisjordanie - Les Palestiniens ont commémoré jeudi le 60e anniversaire de leur soulèvement qui revêt un caractère encore plus sombre cette année en raison des divisions internes et un espoir d'indépendance qui s'amenuise. Ce rituel annuel de deuil contraste singulièrement avec les cérémonies en grandes pompes marquant la naissance d'Israël, que les Palestiniens ont baptisé "Al-Nakba", la "catastrophe" en arabe.

1982079519.jpgEn Cisjordanie, rassemblements, sirènes et lâchers de ballons noirs ont commémoré le soulèvement de centaines de milliers de Palestiniens lors de la guerre de la première guerre israélo-arabe de 1948. A Ramallah, des milliers de personnes se sont rassemblées sur la place Manara, restant muets pendant qu'une sirène retentissait, alors que des jeunes ont lâché des ballons noirs à un point de passage sur la frontière israélienne.

Soulignant les divisions politiques, le Hamas qui contrôle la Bande de Gaza a organisé des manifestations séparées, dont une marche de plusieurs milliers de personnes vers un point de passage israélien fermé.

Alors que les partisans du Hamas se sont tenus à l'écart des manifestations en Cisjordanie, ceux du Fatah ont été empêchés de se rassembler dans la Bande de Gaza. Dans le camp de réfugiés de Djebaliya et la ville de Rafah, sur la frontière égyptienne, les rassemblements rivaux étaient interdits par la police du Hamas. Une vingtaine de partisans du Fatah ont été arrêtés à Djebaliya et plusieurs autres passés à tabac, selon le Fatah.

369408316.2.jpgLes commémorations de cette année surviennent également à un moment où les perspectives d'un accord de paix avec Israël semblent s'éloigner. Plusieurs mois de négociations sans résultats tangibles, un Premier ministre israélien affaibli par une enquête sur la corruption et incapable de prendre des mesures politiques courageuses sont autant d'éléments qui plombent les possibilités de déboucher sur un accord de paix. Cela sans parler d'une économie palestinienne anémique malgré une injection massive de l'aide étrangère, notamment en partie à cause de la réticence d'Israël à alléger ses restrictions sur le commerce et les mouvements des Palestiniens.

Ces commémorations palestiniennes coïncident également avec l'arrivée mercredi du président américain George W. Bush en Israël pour participer aux célébrations du 60e anniversaire de l'Etat hébreu et tenter d'obtenir un accord de paix israélo-palestinien avant de quitter la Maison Blanche en janvier.

Une visite que la plupart des Palestiniens regardent avec indifférence, selon un sondage publié mercredi par le Arab World for Research, un 105866966.jpggroupe de réflexion indépendant. Selon cette enquête, 80% des 1.200 Palestiniens interrogés déclarent ne pas croire en la volonté du président américain de favoriser la création d'un Etat palestinien.

George Bush poursuivra son déplacement au Proche-Orient, où il s'était déjà rendu en janvier pour la première fois depuis son entrée en fonctions en 2001, en Arabie Saoudite. Il doit y discuter des prix du pétrole avec le roi Abdallah. Il s'envolera ensuite pour Charm el-Sheikh, en Egypte, pour des entretiens avec divers dirigeants dont le président égyptien Hosni Moubarak, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le président afghan Hamid Karzaï. AP

16:51 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : palestine, naqba |  Facebook | |

L'armée israélienne ouvre le feu contre des jeunes manifestants palestiniens à un passage frontalier de Gaza

PASSAGE D'EREZ, Bande de Gaza - Des soldats israéliens ont ouvert le feu à balles réelles et tiré des gaz lacrymogènes pour disperser des dizaines de Palestiniens qui leur lançaient des pierres à un point de passage entre la Bande de Gaza et l'Etat hébreu jeudi.

1108507654.jpgLa police du Hamas a déclaré que trois Palestiniens étaient blessés.

Les jeunes Palestiniens ont quitté une manifestation de partisans du Hamas contre la fermeture de la frontière, rassemblement organisé le jour de la commémoration du 60e anniversaire du soulèvement palestinien après la création d'Israël en 1948 -la "Naqba", la "Catastrophe" pour les Palestiniens.

Les jeunes ont ensuite approché du passage d'Erez et ont commencé à jeter des pierres contre les soldats, qui ont répliqué afin de disperser les manifestants. AP

13/05/2008

La Vendée se déclare département "sans OGM"

LA ROCHE-SUR-YON (AFP) - Le Conseil général de Vendée, présidé par Philippe de Villiers (MPF), a proclamé mardi "sans OGM" le département, estimant que la loi devant être adoptée par le Parlement était "défaillante" car "elle ne nous protège pas".

1292794970.jpgLe président du Mouvement pour la France a présenté un plan "Vendée sans OGM", qui va "faire de la Vendée une zone-témoin sans OGM", "mettre en place un contrôle scientifique" et "lancer un programme d'aide en faveur de l'agriculture biologique", dont les surfaces devraient doubler en cinq ans.

Pour M. de Villiers, le projet de loi sur les OGM comporte des avancées mais "il est loin d'apporter toutes les garanties", notamment en "avalisant la culture OGM en plein champ".

La Vendée se présente comme "le premier département" à créer un label "sans OGM", qui "pourra être apposé sur tout produit chaque fois que son producteur le souhaitera" et qui sera délivré par "une commission de labellisation". Il lui permettra 1156253708.jpgégalement de "demander à l'Etat d'exclure toute culture d'OGM, au nom de l'article L.642-5-1 du Code rural qui prévoit des mesures spéciales de sauvegarde +lorsque cela est nécessaire à la protection d'un signe d'identification de la qualité et de l'origine+".

Les agricultures se convertissant au "bio" recevront par ailleurs une aide du Conseil général de 12.400 euros/an, qui s'ajoute à celle de 7.600 euros accordée notamment par l'Etat. L'objectif est de compter, dans cinq ans, 23.000 hectares cultivés en "bio", contre 11.500 ha actuellement en Vendée, dont l'agriculture est très diversifiée (bovins, volaille, légumes et céréales).